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Vaccins

Pneu-P : vaccin polysaccharidique contre le pneumocoque

Composition

Un vaccin inactivé polysaccharidique 23‑valent contre le pneumocoque (Pneu‑P‑23) est distribué au Canada : Pneumovax 23 (Merck).

Chaque dose de Pneumovax 23 contient :

  • 25 µg de chacun des 23 polysaccharides capsulaires de Streptococcus pneumoniæ suivants : 1, 2, 3, 4, 5, 6B, 7F, 8, 9N, 9V, 10A, 11A, 12F, 14, 15B, 17F, 18C, 19A, 19F, 20, 22F, 23F et 33F;
  • 0,25 % (m/m) de phénol;
  • 0,9 % (m/m) de chlorure de sodium et de l’eau.

Présentation

  • Pneumovax 23 :
    • Fiole unidose de 0,5 ml.
    • Seringue unidose de 0,5 ml.
    • Fiole multidose de 2,5 ml.

Le vaccin a l’aspect d’une solution limpide et incolore.

Indications

Gratuit

Vacciner les personnes âgées de 65 ans et plus.

Gratuit

Vacciner les personnes âgées de 2 à 64 ans présentant certaines conditions (voir le Tableau synthèse des vaccins contre le pneumocoque et la Liste des autres conditions).

Autorisé

Vacciner les personnes âgées de 18 ans et plus qui désirent réduire leur risque de contracter une infection à pneumocoque.

Lorsqu’il est indiqué, le vaccin doit être administré même si la personne a déjà fait une infection invasive à pneumocoque, car l’immunité acquise est spécifique au sérotype.

Contre‑indications

Anaphylaxie suivant l’administration d’une dose antérieure du même vaccin ou d’un autre produit ayant un composant identique.

Précautions

Voir Vaccinologie pratique, Précautions

Interactions

S’il est indiqué d’administrer le vaccin Pneu-C et le vaccin Pneu‑P, administrer le vaccin Pneu‑C en premier en observant un intervalle minimal de 8 semaines avec le vaccin Pneu-P.

Si le vaccin Pneu‑P a été administré en premier, le CIQ recommande d’attendre 1 an avant d’administrer le vaccin Pneu‑C.

Manifestations cliniques après la vaccination

Voir Manifestations cliniques, Présentation des manifestations cliniques.

Risque attribuable au vaccin

Aucune donnée sur le RAV n’est disponible.

Manifestations cliniques observées

MCO après le vaccin Pneu‑P
Fréquence Réactions locales Réactions systémiques
Dans la majorité des cas
(50 % ou plus)

Sensibilité
Érythème
Œdème
Induration locale durant moins de 48 h

s.o.

Souvent
(1 à 9 %)

s.o.

Fièvre légère ou modérée
Myalgie
Céphalée

Très rarement
(1 à 9 sur 100 000)

Réaction ressemblant aux symptômes d’une cellulite ou
à un phénomène d’Arthus

Fièvre élevée
Malaise
Lymphadénopathie
Arthralgie, arthrite
Éruptions cutanées ou urticaire

Les réactions locales légères sont plus fréquentes après une injection SC qu’après une injection IM.

Les réactions suivantes sont plus fréquentes après la 2e dose de vaccin qu’après la 1re dose :

  • Réactions locales légères et modérées.
  • Fatigue, céphalée et myalgie chez les personnes âgées de plus de 65 ans.

Aucune étude n’a démontré d’augmentation de réactions locales ou systémiques graves après la vaccination répétée contre le pneumocoque.

Comme pour tout médicament ou produit biologique, une réaction allergique reste possible.

Administration

Jeter une fiole multidose entamée après 48 heures.

Administrer le contenu du format unidose ou 0,5 ml du format multidose par voie IM ou SC.

Calendrier de Pneumovax 23
Le calendrier régulier inclut l’administration de 1 dose aux personnes âgées de 65 ans et plus.
Âge Nombre de doses Précisions

Lorsque le vaccin Pneu‑C est également indiqué (voir le Tableau synthèse des vaccins contre le pneumocoque et la Liste des autres conditions), administrer le vaccin Pneu‑C en premier en observant un intervalle minimal de 8 semaines avec le vaccin Pneu-P. Si le vaccin Pneu‑P a été administré en premier, attendre 1 an avant de donner le vaccin Pneu‑C.

Si possible, la vaccination contre le pneumocoque devrait être terminée de 10 à 14 jours avant le début d’un traitement immunodépresseur ou avant une chirurgie élective pour splénectomie ou implant cochléaire. Dans le cas d’une splénectomie d’urgence, on vaccine la personne avant son congé de l’hôpital, et ce, dès que sa condition est considérée comme assez stable pour la vaccination.

2 ans ou plus

1

Administrer 1 dose additionnelle de Pneu-P, 5 ans plus tard, chez les personnes présentant une asplénie, un état d’immunodépression, une insuffisance rénale chronique ou un syndrome néphrotique

Administrer 1 dose de vaccin aux personnes âgées de 65 ans et plus, peu importe le nombre de doses reçues avant l’âge de 65 ans, en respectant un intervalle de 5 ans depuis la dernière dose

Réponse au vaccin

Immunogénicité

Plus de 80 % des adultes en santé auront des anticorps de 2 à 3 semaines après l’administration du vaccin.

Le vaccin polysaccharidique est très peu immunogène chez les enfants âgés de moins de 2 ans et pourrait ne pas l’être pour certains sérotypes chez les enfants âgés de moins de 5 ans.

Les anticorps produits après la vaccination déclinent avec le temps et reviennent aux concentrations de base après 5-10 ans. Des études récentes indiquent que les niveaux d’anticorps atteints après une seconde dose se comparent avec ceux mesurés après une 1re dose. La relation entre le titre d’anticorps et la protection contre la maladie invasive n’est pas établie pour ce vaccin.

Efficacité

On estime qu’environ 30 % des pneumonies d’origine communautaire chez les adultes sont attribuables au pneumocoque.

Au Québec, en 2014-2016, environ 30 % des pneumonies d’origine communautaire chez les 65-74 ans étaient dues au pneumocoque :
  • 29 % étaient causées par des sérotypes de pneumocoque inclus dans le vaccin Pneu-C-13.
  • 36 % l’étaient par des sérotypes additionnels du vaccin Pneu-P-23.
  • 35 % l’étaient par des sérotypes non inclus dans les vaccins actuels.

Chez les adultes immunocompétents, l’efficacité à court terme du vaccin Pneu-P pour prévenir les infections invasives causées par des sérotypes inclus dans le vaccin est de l’ordre de 80 %. Un effet protecteur chez les personnes avec une déficience immunitaire, incluant les personnes très âgées, est incertain.

L’efficacité du vaccin pour prévenir les pneumonies non bactériémiques causées par le pneumocoque et d’autres formes d’infections non invasives chez les personnes âgées de 65 ans ou plus est également incertaine.

Il n’y a pas de données sur l’efficacité d’une revaccination.

Le vaccin polysaccharidique n’a pas d’impact sur la colonisation nasopharyngée par le pneumocoque et de ce fait n’induit pas d’immunité collective.

Dernière mise à jour : 03 mai 2019

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