Ministère de la Santé et des Services sociaux

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Situations universelles

Problèmes de comportement

Indications

Présence de l’une des présentations cliniques suivantes :

  • Idées ou propos suicidaires;
  • Agressivité, agitation;
  • Propos incohérents, délirants ou paranoïdes.

Objectifs de soins

  • Optimiser la sécurité des intervenants et du patient.
  • Identifier la présence de signes et symptômes pouvant orienter le paramédic vers un autre protocole de soins.
  • Prévenir la détérioration de l’état du patient.

Interventions

  1. Identifier les dangers potentiels (agressivité, violence, arme, etc.).
  2. À tout moment, si la scène semble non sécuritaire, se retirer, aviser les policiers et attendre leur arrivée.
  3. S’assurer de maintenir une intervention sécuritaire :
    • Être prudent à l’approche du patient;
    • Garder une distance sécuritaire entre soi et le patient;
    • Mettre un masque de procédure (ou l’équivalent) au patient si ce dernier crache;
    • Se garder une porte de sortie.
  4. Adopter une approche calme et rassurante auprès du patient. Éviter l’escalade en adoptant un comportement verbal et non verbal approprié.
  5. Rechercher des signes et symptômes ou des antécédents médicaux pouvant expliquer le problème de comportement :
    • Considérer la prise de glycémie capillaire selon le contexte clinique :
      • Si la glycémie capillaire est Ë‚ 4 mmol/L, se référer au protocole Hypoglycémie.
  6. Si la situation le justifie, contacter le centre de crise (service de crise psychosociale) pour recevoir de l’aide à évaluer la situation afin de déterminer le meilleur plan d’intervention :
    • Si un intervenant du centre de crise prend en charge le patient et que ce dernier accepte, quitter les lieux et documenter la situation.
  7. Si le policier ou l’intervenant du centre de crise a des motifs de croire que l’état mental du patient présente un danger grave et immédiat pour lui-même ou pour autrui et :
    • Que le patient accepte le transport :
      • Déterminer le moyen de transport approprié en collaboration avec les intervenants impliqués (intervenant du centre de crise, policiers) et le patient;
    • Que le patient refuse le transport :
      • Si les policiers décident de contraindre le patient à aller à l’hôpital (Loi P-38), se référer au protocole Transport sans consentement;
      • Si les policiers décident de ne pas forcer le patient à aller à l’hôpital, quitter les lieux et documenter la situation.
  8. Pour toute autre situation, évaluer l’aptitude à consentir aux soins. Se référer au protocole Aptitude, consentement, refus.

Considérer

Remarques

Lorsqu’un intervenant du centre de crise est présent et qu’un transport vers le CH est effectué, l’intervenant doit être invité à s’y rendre.

Le paramédic peut demander aux policiers de procéder à une fouille sommaire s’il estime que sa sécurité ou celle du patient peut être compromise en raison de la présence potentielle d’armes ou d’objets dangereux.

Aviser le CCS de tout délai d’intervention.

Rédaction

Si les policiers décident de ne pas forcer le transport ou si un intervenant du service de crise psychosociale prend en charge le patient, préciser le contexte d’intervention, les intervenants impliqués (noms et si possible, matricules) et au besoin, la destination du patient (incluant le moyen de transport). Compléter la section « Refus » (indiquer transport refusé) et faire signer le patient.

Dernière mise à jour : 26 mars 2024, 13:41

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