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Responsabilités professionnelles et légales

Pratique vaccinale

Tout vaccinateur doit considérer la vaccination comme un élément de la planification des soins, qu’il doit aborder chez les groupes visés par les programmes de vaccination mentionnés dans le PIQ et qu’il peut aborder au moment de l’évaluation de la personne.

Devoirs et obligations

Vaccinateur

Le vaccinateur doit :

  • Vérifier, avant de lui administrer un vaccin, le statut et l’histoire vaccinale de la personne à l’aide de son carnet de vaccination, de son dossier médical, de son dossier de santé ou du registre de vaccination, si ce dernier est accessible au vaccinateur.
  • Déterminer la pertinence de vacciner la personne à la lumière des données recueillies, des indications et des contre‑indications.
  • Renseigner la personne ou son représentant légal sur les avantages et les risques de la vaccination, qui sont mentionnés dans les feuilles d’information destinées à la population fournies avec le PIQ.
  • Obtenir le consentement ou le refus libre et éclairé de la personne ou de son représentant légal avant de procéder à la vaccination.
  • Respecter les indications, la posologie, la voie d’administration, les techniques d’administration et d’atténuation de la douleur et de l’anxiété ainsi que le calendrier de vaccination.
  • Respecter les consignes pour la manipulation et la conservation des produits immunisants.
  • Noter les vaccinations dans le dossier, le registre de vaccination et le carnet de vaccination (voir Techniques d’administration, Documentation de la vaccination). Le vaccinateur peut déléguer la tâche d’inscrire les vaccinations dans le registre à une tierce personne (ex. : un commis).
  • Noter également dans le dossier que le consentement ou le refus de vaccination a été obtenu. Dans le registre, le consentement étant implicite, seul le refus doit être inscrit.
  • Assurer la surveillance requise immédiatement après la vaccination. Respecter la conduite à tenir en cas de réactions à la suite de la vaccination (incluant l’administration d’adrénaline).
  • Pour les vaccins oraux utilisés en santé voyage qui peuvent être auto‑administrés ou administrés par les parents à la maison (vaccins Chol-Ecol-O et Typh-O) , la surveillance par le vaccinateur n’est pas requise.
  • Déclarer au directeur de santé publique de sa région, dans les plus brefs délais, toute MCI survenue chez une personne qui a reçu un vaccin ou chez une personne de son entourage ainsi que fournir au directeur tous les renseignements prévus par la LSP Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre. et le Règlement concernant le registre de vaccination et les manifestations cliniques inhabituelles temporellement associées à une vaccination Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre..

Candidate à l’exercice de la profession d’infirmière, de l’externe en soins infirmiers et de l’étudiante en soins infirmiers

La CEPI, l’externe en soins infirmiers et l’étudiante en soins infirmiers sont, quant à elles, soumises aux mêmes conditions que l’infirmière auxiliaire. Pour de plus amples détails, consulter le Règlement sur les activités professionnelles pouvant être exercées par des personnes autres que des infirmières et des infirmiers Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre..

Rôle et responsabilités

Infirmière auxiliaire

L’article 37 du Code des professions permet à l’infirmière auxiliaire de contribuer à l’évaluation de l’état de santé d’une personne et à la réalisation du plan de soins.

Dans le cadre de cet exercice, l’infirmière auxiliaire peut contribuer à la vaccination dans le cadre d’une activité découlant de l’application de la LSP (Code des professions Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre., art. 37.1, par. 5 [g]).

En collaboration avec l’infirmière, le médecin ou la sage‑femme, l’infirmière auxiliaire :

  • Contribue, au besoin, à la collecte de l’information prévaccination à l’aide d’un questionnaire spécialement conçu à cet effet.
  • Peut consulter le registre de vaccination dans le cadre de la collecte d’information pour vérifier l’histoire vaccinale d’une personne avant de lui administrer un vaccin conformément aux modalités prévues par la LSP et son règlement d’application Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre..
  • Obtient l’autorisation de l’infirmière, du médecin ou de la sage‑femme avant d’administrer un vaccin.
  • Prépare et administre les vaccins en respectant la posologie, la voie d’administration, les techniques d’administration et d’atténuation de la douleur et de l’anxiété ainsi que le calendrier de vaccination.
  • Respecte les consignes pour la manipulation et la conservation des produits immunisants.
  • Note les vaccinations dans le dossier, le registre de vaccination et le carnet de vaccination (voir Techniques d’administration, Documentation de la vaccination).
  • Contribue à la surveillance requise immédiatement après la vaccination et informe l’infirmière, le médecin ou la sage‑femme au besoin.
  • Applique les mesures d’urgence décidées par l’infirmière, le médecin ou la sage‑femme en cas de réactions immédiates à la suite de la vaccination. Dans une situation d’extrême urgence où la vie de la personne est en danger, elle applique les mesures recommandées (voir Urgences liées à la vaccination).

En vertu du Code des professions (art. 37.1, par. 5 [f]), les infirmières auxiliaires peuvent aussi administrer un produit immunisant lorsqu’il fait l’objet d’une ordonnance. Les infirmières auxiliaires sont donc habilitées à administrer un produit immunisant en collaboration avec un médecin, une infirmière ou une sage‑femme.

Étudiante infirmière auxiliaire

Selon l’article 3 du Règlement sur les activités professionnelles qui peuvent être exercées par des personnes autres que des infirmières et infirmiers auxiliaires Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre., l’étudiante infirmière auxiliaire peut exercer, sous la supervision d’un enseignant ou d’un maître de stage, les activités professionnelles requises pour compléter son programme d’études, pourvu que ces activités fassent partie des activités pouvant être exercées par les infirmières et infirmiers auxiliaires.

Pour de plus amples informations sur la contribution des infirmières auxiliaires ou sur celle des étudiantes infirmières auxiliaires, consulter le site Internet de l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre. ou le site Internet de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre..

Infirmière, médecin ou sage‑femme qui collabore avec l’infirmière auxiliaire, la candidate à l’exercice de la profession d’infirmière, l’externe en soins infirmiers ou l’étudiante en soins infirmiers

L’infirmière, le médecin ou la sage‑femme peut, après évaluation, demander à l’infirmière auxiliaire, à la CEPI, à l’externe en soins infirmiers ou à l’étudiante en soins infirmiers de préparer et d’injecter, dans les minutes qui suivent, des produits immunisants. Le délai entre l’évaluation et l’administration des produits ne doit pas excéder 2 heures.

En cas de réactions indésirables immédiates, il revient au vaccinateur d’évaluer la situation, de décider des mesures d’urgence appropriées et de déclarer les MCI. C’est pourquoi l’infirmière, le médecin ou la sage‑femme doit superviser la vaccination, c’est‑à‑dire demeurer dans le même édifice et être rapidement accessible au moment où l’infirmière auxiliaire, la CEPI, l’externe en soins infirmiers ou l’étudiante en soins infirmiers administre le produit, de façon à pouvoir intervenir au besoin.

Étudiant en inhalothérapie, externe en inhalothérapie ou personne admissible par équivalence

Selon les articles 3 et 8 du Règlement sur les activités professionnelles qui peuvent être exercées par des personnes autres que des inhalothérapeutes Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre., l’étudiant en inhalothérapie et la personne admissible par équivalence peuvent exercer, sous la supervision d’un professeur d’enseignement clinique, d’un chargé d’enseignement clinique ou d’un inhalothérapeute qui est disponible en vue d’une intervention rapide, les activités professionnelles requises pour compléter son programme d’études, pourvu que ces activités fassent partie des activités pouvant être exercées par les inhalothérapeutes. Quant à l’externe en inhalothérapie, il n’est pas autorisé à vacciner.

Pour de plus amples informations sur la contribution des étudiants en inhalothérapie et des personnes admissibles par équivalence, consulter le site Internet de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec Ce lien s'ouvre dans une nouvelle fenêtre..

Dernière mise à jour : 30 septembre 2019

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