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Ministère de la Santé et des Services sociaux

Ministère de la Santé et des Services sociaux

Guide des bonnes pratiques en prévention clinique

Toutes les recommandations

Les recommandations contenues dans cette fiche s’adressent à la population générale asymptomatique et ne doivent jamais remplacer la démarche clinique nécessaire en présence de symptômes ou de signes, ou en présence de facteurs de risque importants pour un problème de santé. Elles s’appuient sur les données probantes et peuvent entraîner d’importants gains de santé au niveau de la population.

Population cible

  • Toutes les personnes enceintes ou qui envisagent de le devenir
  • Tous les enfants de moins de 2 ans

Recommandations

Chez la femme enceinte ou qui envisage de le devenir :

  • Recommander l’examen annuel chez le dentiste :
    • avant la grossesse : prévoir l’examen dentaire et les traitements requis pour une diminution des risques de complications durant la grossesse;
    • durant la grossesse : prévoir l’examen dentaire le plus tôt possible, si le rendez-vous n’est pas déjà pris.
  • Recommander l’hygiène quotidienne de la bouche (voir la fiche Santé dentaire chez les adultes).
  • Recommander l’allaitement Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. qui favorise le bon développement des mâchoires du bébé.

Chez l’enfant de 0 à 2 ans :

  • Recommander aux parents d’éviter de mettre dans leur bouche la sucette (suce), le biberon, l’ustensile ou tout autre objet qui va dans la bouche de bébé. Le but est d’éviter la transmission des bactéries de la carie de l’adulte à l’enfant.
  • Recommander des solutions pour soulager les malaises associés à la poussée des dents (les premières dents poussent vers l’âge de 6 mois) :
    • mordiller une débarbouillette propre, humide et froide;
    • mordiller un anneau de dentition sans polychlorure de vinyle (PVC) approuvé par Santé Canada;
    • donner de l’acétaminophène au besoin.
  • Recommander l’hygiène quotidienne de la bouche :
    • dès la naissance :
      • nettoyer les gencives et l’intérieur de la bouche avec un linge propre et humide enroulé autour du doigt;
    • dès l’apparition de la première dent :
      • brosser les dents au moins 2 fois par jour;
      • utiliser un dentifrice fluoré Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.;
      • utiliser la quantité de dentifrice correspondante à un grain de riz.
        Quantité de dentifrice correspondant à un grain de riz
  • Procéder au dépistage précoce des signes de la carie et à la vérification de l’hygiène buccodentaire en pratiquant la technique « soulève la lèvre Fichier PDF. ».
  • Recommander l’examen annuel chez le dentiste Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.:
    • à 1 an (soit environ 6 mois après l’apparition des premières dents en bouche);
    • ensuite, au moins une fois par année ou selon la recommandation du dentiste.
  • Recommander l’adoption de saines habitudes alimentaires, afin de prévenir la carie dentaire :
    • éviter que l’enfant ne sirote un biberon sur une longue période si le biberon contient autre chose que de l’eau;
    • ne pas laisser l’enfant dormir avec son biberon, peu importe ce qu’il contient;
    • entre les repas, faire de l’eau la boisson de choix pour l’enfant.
  • Recommander un usage limité et approprié de la sucette Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..
  • Recommander de ne pas tremper la sucette dans du miel, du sirop de maïs ou tout autre produit sucré.
  • Recommander d’éliminer le biberon vers l’âge de 1 an.

Pour en savoir plus

Information à la population

Dernière mise à jour : 25 novembre 2022

Population cible

Femmes enceintes et nouvelles mères

Recommandations

  • Recommander et soutenir l’allaitement exclusif pendant les six premiers mois et la poursuite de l'allaitement jusqu'à deux ans et au-delà, avec l'ajout d'aliments complémentaires, dans le respect des préférences et des valeurs de la personne.
  • Accompagner les femmes et les familles dans leurs choix.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Ressources d'aide

Dernière mise à jour : 2 octobre 2019

En soutien à la Stratégie pour un Québec sans tabac 2020-2025 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Population cible

Toute personne enceinte, qui prévoit le devenir ou qui allaite

Recommandations

Lors des visites du suivi prénatal et pendant la période d’allaitement :

  • Documenter le statut tabagique, l’utilisation de produits de vapotage contenant de la nicotine Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. et l’exposition à la fumée secondaire.
  • Offrir aux personnes qui consomment des produits de tabac ou de vapotage contenant de la nicotine un counseling à l’aide de l’outil Soutien clinique à l'abandon du tabagisme (SCAT) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. :
    • Demander à la personne son histoire tabagique.
    • Lui conseiller l’arrêt du tabagisme et des produits de vapotage avec nicotine, à plus forte raison dans le contexte de la COVID-19.
    • Lui conseiller d'éviter l’exposition à la fumée secondaire et à la fumée des produits de vapotage avec nicotine.
    • Évaluer sa motivation et son intention de cesser de fumer.
    • Accompagner la personne dans son cheminement et lui offrir un soutien personnalisé, selon qu’elle est intéressée ou non à arrêter de fumer, ainsi qu’un suivi.
  • En cas d’échec du counseling, envisager une thérapie de remplacement de la nicotine (TRN), en privilégiant les courtes durées d’action (gomme, pastille) plutôt que les timbres. La varénicline et le bupropion ne sont pas recommandés.
  • Diriger au besoin la personne vers l’une des ressources spécialisées, gratuites et confidentielles sur le site Québec sans tabac Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. :
  • Offrir également des interventions en abandon du tabagisme et promouvoir un environnement sans fumée auprès du conjoint, des autres membres de la famille et des amis.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

Population cible

  • Personnes enceintes ou qui prévoient le devenir et leur entourage
  • Personnes qui allaitent et leur entourage

Recommandations

  • Documenter la consommation d’alcool à chaque visite de soins qui s’y prête.
  • Recommander d’éviter de consommer de l’alcool Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. (abstinence complète) à tous les trimestres de la grossesse ainsi que durant la période d’allaitement car aucune limite sécuritaire de consommation n’est établie.
  • Éviter d’inquiéter les femmes si elles ont consommé de petites quantités d’alcool avant de savoir qu’elles étaient enceintes : le risque d’un trouble du spectre de l’alcoolisation fœtale Fichier PDF. dépend de la quantité, de la fréquence et du moment de la grossesse où l’alcool est consommé.
  • Avec les personnes enceintes ou allaitantes qui consomment de l’alcool :
    • Repérer celles qui présentent une consommation à risque à l’aide des trois premières questions de l’outil DÉBA-Alcool Fichier PDF. (28 questions);
    • Détecter, parmi les personnes démontrant une consommation à risque, celles qui pourraient présenter un trouble de l’usage de l’alcool Fichier PDF. (TUA, DSM-5 page 643) à l’aide des 16 questions du Questionnaire bref sur la dépendance à l’Alcool (QBDA) du DÉBA-Alcool Fichier PDF.; si le QBDA est positif, évaluer les conséquences de la consommation à l’aide des neuf dernières questions du DÉBA-Alcool (Évaluation des conséquences de la consommation d’alcool - ÉCCA);
    • Offrir une intervention rapide Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. visant l’abstinence;
    • Lorsque la personne enceinte ou qui allaite ne se montre pas prête à cesser complètement sa consommation, viser la réduction des méfaits. Questionner les croyances et fournir des informations probantes;
    • Discuter avec la personne d’une orientation vers les services appropriés du programme-services Dépendance de l’établissement régional, tels que définis dans le Plan d’action interministériel en dépendance 2018-2028 Fichier PDF. (fiches 1, 2 et 3, p. 91 à 98);
    • Allaitement Fichier PDF. : la personne souhaitant prendre une consommation devrait allaiter en premier et attendre 2 à 3 heures avant d’allaiter à nouveau. Cependant, si le bébé manifeste des signes de faim plus tôt, l’allaiter sans attendre. Si la personne souhaite prendre plus d’une consommation, elle doit utiliser du lait maternel exprimé à l’avance. Tant que la mère a de l’alcool dans le sang, son lait en contient et doit être jeté.
  • Offrir également des interventions visant à réduire la consommation d’alcool dans l’entourage de la personne enceinte ou qui allaite.

Pour en savoir plus

Information aux personnes enceintes ou qui allaitent

Dernière mise à jour : 25 mai 2022

Population cible

Personnes enceintes

Recommandations

À la première visite du suivi prénatal :

Pendant le suivi de grossesse :

Au moment de l’accouchement :

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

Population cible

Toute femme susceptible de devenir enceinte, qui est enceinte, qui vient d'accoucher ou qui allaite et qui est à faible risque Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. d'anomalie du tube neural (ATN) ou d'autres malformations congénitales.

Recommandation

Prescrire quotidiennement aux femmes à risque faible des multivitamines contenant 0,4 mg d'acide folique, deux à trois mois avant la conception, tout au long de la grossesse et pendant quatre à six semaines post-partum ou jusqu'à la fin de l'allaitement.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 août 2019

Population cible

Nouveau-nés

Recommandations

  • Offrir une chimioprophylaxie oculaire à base d’onguent d’érythromycine à tous les nouveau-nés pour prévenir la conjonctivite néonatale causée par une infection à Neisseria gonorrhoeae. Cette chimioprophylaxie serait toutefois moins efficace pour prévenir la conjonctivite néonatale causée par la Chlamydia trachomatis.
  • Consulter la fiche Infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) durant la grossesse pour prévenir l’ensemble des infections transmissibles au nouveau-né.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

En soutien au Programme québécois de dépistage néonatal sanguin et urinaire

Population cible

Nouveau-nés du Québec

Recommandations

  • Informer les parents sur le Programme québécois de dépistage néonatal sanguin et urinaire (PQDNSU) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. et leur permettre de prendre une décision éclairée Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. d’y participer ou non. Le dépistage concerne un ensemble de maladies rares présentes à la naissance :
    • erreurs innées du métabolisme (ex phénylcétonurie);
    • hypothyroïdie congénitale;
    • anémie falciforme;
    • fibrose kystique.
  • Deux prélèvements sont nécessaires pour un dépistage complet :
    • prélèvement de sang fait à l’hôpital ou à la maison de naissance, entre 24 et 48 heures de vie;
    • prélèvement d’urine effectué à la maison par les parents, à 21 jours de vie.

Pour en savoir plus

Information aux parents

Dernière mise à jour : 2 octobre 2019

Les recommandations contenues dans cette fiche s’adressent à la population générale asymptomatique et ne doivent jamais remplacer la démarche clinique nécessaire en présence de symptômes ou de signes, ou en présence de facteurs de risque importants pour un problème de santé. Elles s’appuient sur les données probantes et peuvent entraîner d’importants gains de santé au niveau de la population.

Population cible

Enfants et adolescents de 2 à 17 ans

Recommandations 

  • Recommander l’examen chez le dentiste Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. au moins une fois par année ou selon la recommandation du dentiste.
  • Recommander l’hygiène quotidienne de la bouche :
    • jusqu’à environ 7-8 ans (avis d’experts), c’est le parent qui complète, réalise ou supervise le brossage de son enfant;
    • brosser les dents au moins 2 fois par jour;
    • brosser durant 2 minutes;
    • utiliser un dentifrice fluoré en quantité correspondante à :
    • cracher les surplus de dentifrice, mais ne pas rincer la bouche après le brossage. Cela permet au fluorure du dentifrice de continuer à protéger les dents contre la carie;
    • le dentifrice devrait être appliqué par un adulte et gardé hors de la portée des jeunes enfants;
    • passer la soie dentaire (ou la brossette interdentaire) 1 fois par jour si les dents se touchent.
  • Procéder au dépistage précoce des signes de la carie et à la vérification de l’hygiène buccodentaire des enfants en pratiquant la technique « soulève la lèvre Fichier PDF. ».
  • Recommander aux parents de vérifier la santé des dents de leur enfant en pratiquant la technique « soulève la lèvre Fichier PDF. » une fois par mois.
  • Recommander de faire de l’eau la boisson de choix de l’enfant.
  • Recommander l’adoption de saines habitudes alimentaires Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. afin de prévenir la carie dentaire.
  • Pour les enfants de 12 ans et plus, offrir un counseling pour prévenir l’initiation ou soutenir l’abandon du tabagisme, en lien avec ses effets néfastes sur la santé buccodentaire (voir la fiche Tabagisme chez les adolescents).

Pour en savoir plus

Information aux parents

Dernière mise à jour : 25 novembre 2022

En soutien au Programme québécois d’immunisation

Populations cibles

  • Enfants de 2 à 23 mois
  • Enfants de 4 à 6 ans
  • Enfants en 4e année du primaire
  • Adolescents en 3e année du secondaire

Recommandation

Offrir et recommander la vaccination selon le Protocole d’immunisation du Québec Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. :

Pour en savoir plus

Information aux parents

Dernière mise à jour : 18 novembre 2019

En soutien à la Stratégie pour un Québec sans tabac 2020-2025 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Population cible

Adolescents à partir de 12 ans (selon le contexte et le jugement du professionnel de la santé, il peut être pertinent d’intervenir chez l’enfant de moins de 12 ans)

Recommandations

Aux visites de soins qui s’y prêtent :

Pour tous les jeunes

Documenter l’usage de produits du tabac et des produits de vapotage contenant de la nicotine.

Prévention

Pour les jeunes qui ne fument pas et ne vapotent pas, qu’ils soient d’anciens fumeurs ou vapoteurs, ou n’aient jamais fumé ou vapoté :

Cessation

Pour les jeunes qui ont consommé des produits du tabac ou des produits de vapotage dans les 30 derniers jours :

Pour en savoir plus

Information pour la population

Pour les jeunes
Pour leurs parents

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

Population cible

Adolescent à partir de 12 ans (selon le contexte et le jugement du professionnel de la santé, il peut être pertinent d’intervenir chez l’enfant de moins de 12 ans)

Recommandations

Pour les jeunes de moins de 14 ans, obtenir le consentement du parent ou du représentant légal.

Aux visites de soins qui s’y prêtent :

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

Population cible

Tous les enfants et adolescents de 0 à 17 ans

Recommandations

  • Pour les soins aux enfants et adolescents présentant un excès de poids corporel, il est recommandé que les professionnels de la santé :
    • prennent conscience de l’influence de leurs propres croyances et attitudes concernant l’obésité;
    • reconnaissent les préjugés de ces personnes envers elles-mêmes (biais internalisés) ainsi que ceux de leur famille et de leur entourage, qui peuvent affecter leur estime de soi ou leur socialisation (ex : intimidation, stigmatisation);
    • évitent de présupposer qu’un symptôme ou une plainte de ces personnes sont reliés à leur poids;
    • demandent aux jeunes ou à leur famille l’autorisation de discuter des enjeux entourant le poids et non du poids lui-même, sans utiliser de mots, d’images ou de pratiques à connotation négative;
    • visent à améliorer la santé et le bien-être des jeunes et non uniquement leur poids.
  • De 0 à 17 ans : effectuer un suivi de la croissance à toutes les visites de soins primaires appropriées en utilisant les courbes de croissance 2014 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour le Canada Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., qui diffèrent selon l’âge et le sexe :
    • de la naissance à 24 mois, utiliser la courbe des percentiles de poids pour la longueur : > 85e = risque d’excès de poids; > 97e = embonpoint; > 99,9e = obésité;
    • de 2 à 5 ans, déterminer l’indice de masse corporelle (IMC) en inscrivant le poids et la longueur dans le tableau d’IMC. Utiliser les percentiles d’IMC pour l’âge : > 85e = risque d’excès de poids; > 97e = embonpoint; > 99,9e = obésité;
    • de 5 à 17 ans, utiliser les percentiles d’IMC pour l’âge : > 85e = embonpoint; > 97e = obésité; > 99,9e = obésité sévère.
  • Lorsque la personne ou sa famille sont disposés à discuter des enjeux en lien avec un excès de poids, effectuer une anamnèse, un examen physique et des tests paracliniques afin d’identifier :
    • des causes ou facteurs contributifs possibles au gain pondéral;
    • des complications ou comorbidités reliées au poids : dès 3 ans, hypertension artérielle; dès 8 ans, dysglycémie, dyslipidémie, stéatose hépatique non alcoolique, autres;
    • des obstacles potentiels au traitement.
  • De 2 à 17 ans : à moins de problèmes de santé pour lesquels la perte de poids est inappropriée, offrir ou orienter les enfants et les adolescents présentant un excès de poids vers un programme personnalisé d’interventions comportementales à multiples composantes (nutrition, activité physique, style de vie) visant l’amélioration de leur santé;
  • De 0 à 17 ans : il n’est pas recommandé d’offrir systématiquement aux enfants en santé et de poids normal des interventions comportementales structurées visant la prévention de l’excès de poids;
  • De 2 à 17 ans : ne pas offrir systématiquement la pharmacothérapie ou la référence en chirurgie bariatrique aux enfants et adolescents présentant un excès de poids. Ces approches peuvent s’appliquer à un sous-groupe de jeunes avec obésité sévère et comorbidités, mais ne devraient être envisagées que sous la supervision d’une équipe expérimentée.

Pour en savoir plus

Information aux parents

Dernière mise à jour : 1er septembre 2022

Population cible

Tous les enfants et adolescents de 0 à 17 ans

Recommandations

  • Recommander d’éviter les coups de soleil et d’adopter une méthode de protection des rayons UV.
  • Privilégier les méthodes physiques : ombre ou parasol, chapeau et vêtements longs, lunettes de soleil UVA et UVB.
  • À partir de l'âge de 6 mois Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., utiliser les écrans solaires comme complément (facteur de protection solaire de 30 et plus), à appliquer 15 à 30 minutes avant l’exposition au soleil et à réappliquer à chaque deux heures et après la baignade. S’assurer de choisir un écran solaire adéquat pour l'enfant Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. et de respecter les recommandations d'application Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..
  • Rappeler que la loi interdit le bronzage artificiel chez les moins de 18 ans.

Pour en savoir plus

Information aux parents

Dernière mise à jour : 23 septembre 2019

Les recommandations contenues dans cette fiche s’adressent à la population générale asymptomatique et ne doivent jamais remplacer la démarche clinique nécessaire en présence de symptômes ou de signes, ou en présence de facteurs de risque importants pour un problème de santé. Elles s’appuient sur les données probantes et peuvent entraîner d’importants gains de santé au niveau de la population.

Population cible

Tous les adultes de 18 ans et plus

Recommandations

  • Recommander l’examen chez le dentiste Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. au moins une fois par année ou selon la recommandation du dentiste.
  • Recommander l’hygiène quotidienne de la bouche :
    • Pour tous les adultes avec des dents naturelles :
      • brosser les dents au moins 2 fois par jour;
      • brosser durant 2 minutes;
      • utiliser un dentifrice fluoré;
      • utiliser la quantité de dentifrice correspondant à 0,5 – 1 cm;
        Quantité de dentifrice correspondant à 0,5 – 1 cm
      • cracher les surplus de dentifrice, mais ne pas rincer la bouche après le brossage. Cela permet au fluorure du dentifrice de continuer à protéger les dents contre la carie;
      • brosser la langue de l'arrière vers l'avant;
      • passer la soie dentaire (ou la brossette interdentaire) 1 fois par jour si les dents se touchent.
    • Pour les adultes qui indiquent souffrir de sécheresse buccale (xérostomie) :
      • si présence de dents naturelles : recommander un dentifrice à haute teneur en fluorure (5 000 ppm), car la xérostomie augmente le risque de caries;
      • s’il n’y a pas de contre-indications, boire davantage d’eau;
      • certains médicaments causent de la sécheresse buccale, vérifier si une modification de dosage ou une substitution est possible;
      • en dernier recours, proposer des substituts salivaires disponibles en pharmacie ou sur ordonnance.
    • Pour les adultes en perte d'autonomie :
      • si présence de dents naturelles  : recommander un dentifrice à haute teneur en fluorure (5 000 ppm), car cette clientèle est à risque de carie;
      • la brosse à dents électrique peut prolonger l’autonomie d’une personne à se brosser les dents;
      • un proche aidant doit s’assurer qu’au moins 2 brossages de dents par jour sont réalisés.
    • Pour les adultes qui portent des prothèses dentaires :
      • brosser les muqueuses de la bouche et la langue 2 fois par jour avec une brosse à dents à poils souples et utiliser un rince-bouche antiseptique sans alcool;
      • brosser les prothèses dentaires (dentiers ou partiels) avec une brosse et un nettoyant à prothèses ou un savon doux. Rincer abondamment les prothèses dentaires et la brosse à prothèses avec de l’eau;
      • la nuit, retirer les prothèses dentaires et les déposer dans un contenant rempli d'eau.
  • Recommander l’adoption de saines habitudes alimentaires Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. afin de prévenir la carie.
  • Recommander de faire de l’eau sa boisson de choix.
  • Offrir un counseling sur l'abandon du tabagisme (voir fiche Tabagisme chez les adultes), en lien avec ses effets néfastes sur la santé buccodentaire.

Pour en savoir plus

Information à la population

Dernière mise à jour : 25 novembre 2022

En soutien à la Stratégie pour un Québec sans tabac 2020-2025 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Population cible

  • Tout adulte de 18 ans et plus

Recommandations

Aux visites de soins qui s’y prêtent :

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

Population cible

  • Tout adulte de 18 ans et plus qui n’a jamais reçu un diagnostic d’HTA

Recommandations

  • Dépister l’hypertension en mesurant la tension ou pression artérielle (PA) en clinique avec un appareil Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. et des méthodes Fichier PDF. (pages 4 à 9) recommandés par Hypertension Canada, lors de toute visite de soins qui peut s’y prêter, particulièrement chez les personnes qui vous consultent pour la première fois. La mesure oscillométrique est préférable à la mesure auscultatoire (avec stéthoscope). Si vous ne disposez pas d’un appareil oscillométrique en série, effectuez trois mesures à intervalle d’une minute au même bras, rejetez la première et faites la moyenne des deux autres.
  • Si le dépistage par la mesure de la PA en clinique (MPAC) suggère une hypertension, établir le diagnostic en suivant l’algorithme Fichier PDF. (pages 10 à 11). La possibilité d’une grossesse associée doit être considérée. Une PA ≥ 180/110 signe d’emblée un diagnostic d’HTA et peut parfois nécessiter une référence en milieu hospitalier.
  • Le risque cardiovasculaire et le type de mesure déterminent les seuils et cibles de traitement Fichier PDF. (page 14). La MPAC à l'aide d'un appareil oscillométrique en série (MPAC-OS) est la méthode à privilégier, avec des seuils de PA systolique (PAS) ≥ 135 ou PA diastolique (PAD) ≥ 85 mm Hg. Pour les autres types de MPAC, en l’absence de risque élevé, les seuils se situent à PAS ≥ 140 ou PAD ≥ 90 mm Hg. En présence de diabète, quel que soit le type de mesure, les seuils sont à PAS ≥ 130 ou PAD ≥ 80 mm Hg.
  • Il est essentiel de compléter les MPAC avec des mesures hors-clinique pour éliminer le syndrome du sarrau blanc et diagnostiquer l’hypertension masquée. Pour les mesures hors-clinique, le monitoring ambulatoire de la PA (MAPA) est privilégié et ses seuils sont à PAS ≥ 135 ou PAD ≥ 85 mm Hg de jour et à PAS ≥ 130 ou PAD ≥ 80 mm Hg sur 24 heures. Pour la mesure de la PA à domicile (MPAD), les seuils sont à PAS ≥ 135 ou PAD ≥ 85 mm Hg.
  • Investiguer les personnes qui présentent de l’hypertension pour identifier l’atteinte d’organes cibles Fichier PDF. (page 13), des causes secondaires Fichier PDF. d’hypertension (page 23), des comorbidités ou une grossesse Fichier PDF. pouvant influencer le choix du traitement (pages 18 à 21)
  • Faire l’évaluation globale du risque cardiovasculaire à l’aide de la calculatrice de l’INESSS Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.
  • Mettre en œuvre des interventions non pharmacologiques Fichier PDF. (page 15) et pharmacologiques (page 16) pour atteindre les cibles de traitement Fichier PDF. (page 14). Orienter le patient vers un professionnel de la santé qualifié tels qu’un nutritionniste ou un kinésiologue pour favoriser des changements graduels, personnalisés et durables d’habitudes de vie.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 28 avril 2022

Population cible

  • Adultes de 40 à 75 ans ne prenant pas de statine
  • Adultes de 18 à 39 ans ne prenant pas de statine, qui présentent au moins un facteur de risque cardiovasculaire Fichier PDF. (Après avoir consulté les documents de l’INESSS, ne pas cliquer sur le bouton « Retour à l’algorithme » au bas de la page. Fermez plutôt le document et retournez sur l’onglet « Guide des bonnes pratiques en prévention clinique ».

Recommandations 

Ces recommandations s'appliquent uniquement en prévention primaire, soit aux personnes qui ne présentent pas de conditions particulières Fichier PDF..

Vérifier si la personne souhaite connaître son risque cardiovasculaire. Si oui, suivre les étapes suivantes :

  1. Prescrire un bilan lipidique non à jeun, si le dernier date de plus de 5 ans ou si l’état clinique a changé: cholestérol total (CT), cholestérol HDL, cholestérol LDL, triglycérides (TG*).
    *Si TG > 4,5 mmol/L, refaire le bilan lipidique après 12 h de jeune.
  2. Estimer le niveau de risque cardiovasculaire à l'aide de la Calculatrice et outil d’aide à la décision : prévention des maladies cardiovasculaires Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., basée notamment sur l’outil de Framingham. Vous pourrez aussi visualiser avec la personne l’impact des différentes options préventives. D’autres facteurs individuels non pris en compte par la calculatrice (ex : obésité, maladie inflammatoire chronique, sédentarité) peuvent aussi influencer l’évaluation globale du risque cardiovasculaire et faire l’objet d’une discussion avec la personne.
  3. Lorsqu’une intervention est indiquée, cibler d'abord l'optimisation des habitudes de vie Fichier PDF.. Si possible, orienter la personne vers un professionnel de la santé qualifié tels qu’un nutritionniste ou un kinésiologue pour favoriser des changements graduels, personnalisés et durables d’habitudes de vie.
  4. En cas d’échec du traitement non pharmacologique (selon un nouveau calcul du risque) après un délai convenu (ex : 6 mois), une médication Fichier PDF. pourra être envisagée dans un deuxième temps. Ne pas prescrire de médication si le niveau de risque calculé est inférieur à 10 %.
  5. Convenir avec la personne de l'objectif de traitement Fichier PDF., en fonction de ses valeurs et préférences Fichier PDF..
  6. Lors des visites de suivi, réévaluer l'atteinte des objectifs fixés. Advenant qu'une statine est prescrite, vérifier l'adhésion Fichier PDF. et objectiver les effets indésirables Fichier PDF..

Pour en savoir plus

Information pour la population

Consultez les ressources disponibles dans votre établissement régional ou territorial (CISSS ou CIUSSS) pour accompagner et soutenir les patients dans leurs changements d’habitudes de vie.

Dernière mise à jour : 17 février 2022

Population cible

  • Tout adulte de 18 ans et plus

Recommandations

  • Remplir le questionnaire FINDRISC Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. pour évaluer le risque pour le patient de développer un diabète dans les 10 prochaines années :
    • 0 à 14 points : risque faible ou modéré. Ne pas dépister. Repasser le questionnaire aux 3 à 5 ans;
    • 15 à 20 points : risque élevé. Dépistage sanguin aux 3 à 5 ans;
    • 21 points ou plus : risque très élevé. Dépistage sanguin annuellement.
  • Dépister au moyen du dosage sanguin de l’hémoglobine glyquée (HbA1c). Un résultat de HbA1c supérieur ou égal à 6,5 % suggère un diagnostic de diabète de type 2. La glycémie à jeun ou l’hyperglycémie provoquée sont d’autres tests de dépistage acceptables. Si l’un des tests suggère un diabète, Diabète Canada recommande de répéter le même test Fichier PDF. un autre jour (délai selon le jugement du clinicien) pour confirmer le diagnostic.
  • En présence de surpoids (IMC ≥ 25), éviter de mettre l’accent sur la perte de poids ou l’atteinte d’un poids « santé » qui risquerait de générer des réactions limitant les changements souhaités (ex. : insatisfaction corporelle, préoccupation excessive à l’égard du poids, adoption de comportements alimentaires malsains, troubles de comportement alimentaire, culpabilité, rejet). Accompagner plutôt le patient vers une amélioration de ses habitudes de vie.
  • Si possible, orienter le patient à un professionnel de la santé qualifié tels qu’un nutritionniste ou un kinésiologue pour favoriser des changements graduels, personnalisés et durables d’habitudes de vie.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Consultez les ressources disponibles dans votre établissement régional ou territorial (CISSS ou CIUSSS) pour accompagner et soutenir les patients dans leurs changements d’habitudes de vie.

Dernière mise à jour : 17 février 2022

Population cible

  • Tout adulte de 18 ans et plus

Recommandations

Aux visites de soins qui s’y prêtent :

  • Documenter la consommation d’alcool (nombre de consommations standard par jour et par semaine au cours des 12 derniers mois) et promouvoir une consommation d’alcool à faible risque Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..
  • Repérer parmi les personnes qui consomment de l’alcool celles qui présentent une consommation à risque à l’aide des trois premières questions de l’outil DÉBA-Alcool Fichier PDF. (28 questions) et leur offrir une intervention rapide Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. visant une réduction des méfaits.
  • Détecter parmi les personnes démontrant une consommation à risque celles qui pourraient présenter un trouble de l’usage de l’alcool Fichier PDF. (TUA, DSM-5 page 643) à l’aide des 16 questions suivantes du DÉBA-Alcool (Questionnaire bref sur la dépendance à l’alcool - QBDA); si le QBDA est positif, évaluer les conséquences de la consommation à l’aide des neuf dernières questions du DÉBA-Alcool (Évaluation des conséquences de la consommation d’alcool - ÉCCA).
  • En présence d’un TUA diagnostiqué ou suspecté, investiguer son impact par un bilan sanguin Fichier PDF. et au besoin par une imagerie (p. ex. : échographie abdominale).
  • Prescrire ou faire prescrire, au besoin, aux personnes présentant un TUA qui le désirent une médication pour la période de sevrage d’alcool Fichier PDF. ou une médication pour limiter les rechutes Fichier PDF..
  • Détecter des codépendances chez les personnes avec consommation à risque ou TUA, à l’aide des questionnaires DÉBA-Drogues Fichier PDF. ou DÉBA - Jeu-8 Fichier PDF. afin de mieux les orienter vers les ressources appropriées.
  • Selon les ressources disponibles du programme-services Dépendance de votre établissement régional, telles que définies dans le Plan d’action interministériel en dépendance 2018-2028 Fichier PDF. :
    • discuter d’une orientation vers les services appropriés (fiche 1, page 91);
    • proposer une intervention précoce pour prévenir l’aggravation de la situation (fiche 2, page 94);
    • proposer une évaluation spécialisée (fiche 3, page 97).

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 4 août 2022

Population cible

  • Adultes de 18 ans et plus

Recommandations

Lors des visites de soins qui s’y prêtent :

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 27 octobre 2022

En soutien au Programme québécois d’immunisation

Population cible

  • Tout adulte de 18 ans et plus

Recommandations

Mise à jour de la vaccination régulière
Influenza
Pneumocoque
Zona
Virus du papillome humain (VPH)
Tout autre vaccin, dont ceux pour protéger les voyageurs

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 18 novembre 2019

Population cible

  • Tout adulte de 18 ans et plus

Recommandations

Lorsqu’ils rencontrent des personnes présentant un excès de poids corporel, il est recommandé que les professionnels de la santé :

  • prennent conscience de l’influence de leurs propres croyances et attitudes concernant l’obésité;
  • reconnaissent les préjugés de ces personnes envers elles-mêmes (biais internalisés);
  • évitent de présupposer qu’un symptôme ou une plainte de ces personnes sont reliés à leur poids;
  • demandent à ces personnes l’autorisation de discuter des enjeux entourant le poids et non du poids lui-même, sans utiliser de mots, d’images ou de pratiques à connotation négative.

Aux visites de soins qui s’y prêtent, lorsque les personnes sont disposées à discuter des enjeux reliés au poids :

  • Mesurer la taille et le poids pour calculer l'indice de masse corporelle Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. (IMC = poids en kg / (taille en m)2);
  • Mesurer le tour de taille (TT), si l’IMC est entre 25 et 34,9 kg/m2, pour identifier l’obésité abdominale (femmes TT ≥ 88 cm; hommes TT ≥ 102 cm), qui est associée à un risque accru de maladie cardiovasculaire et de diabète de type 2;
  • Chez les personnes qui présentent un IMC > 25 kg/m2, effectuer une anamnèse, un examen physique et des tests paracliniques afin d’identifier :
    • des causes possibles ou des facteurs contributoires au gain pondéral;
    • des complications ou comorbidités liées à l’adiposité : hypertension, maladie coronarienne, diabète de type 2, dyslipidémie, stéatose hépatique non alcoolique, lithiase biliaire, apnée obstructive du sommeil, arthrose, autres;
    • des obstacles potentiels au traitement.
  • Chez les personnes qui présentent un IMC > 25 kg/m2, le professionnel de la santé peut utiliser le guide de pratique des 5 As Fichier PDF. pour une évaluation plus détaillée des problèmes de santé associés qui aidera à orienter la prise de décision clinique;
  • Les personnes qui présentent un IMC > 25 kg/m2 et sont enceintes ou envisagent une grossesse devraient être accompagnées dans la planification d’un gain de poids optimal Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. pour réduire les complications de la grossesse et de l’accouchement, ainsi que pour prévenir les problèmes de santé futurs de la mère et de l’enfant. L’allaitement maternel devrait être encouragé pour prévenir une obésité future chez l’enfant;
  • Chez les adultes de 18 à 39 ans avec un IMC > 25 kg/m2 qui présentent au moins un facteur de risque cardiovasculaire Fichier PDF. (incluant l’obésité abdominale) mais pas de conditions particulières Fichier PDF. ni de prise de statine, offrir une évaluation du risque cardiovasculaire à l’aide de la calculatrice et outil d’aide à la décision : prévention des maladies cardiovasculaires Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.. Chez les 40 à 75 ans qui n’ont pas de conditions particulières et ne prennent pas de statine, offrir cette évaluation même en l’absence de facteur de risque;
  • Aider ces personnes à se fixer un poids cible qui correspond au meilleur poids qu’elles peuvent maintenir, plutôt que de viser l’atteinte d’un poids idéal, la plupart du temps hors de portée;
  • Il n’est pas recommandé d’offrir systématiquement des interventions comportementales structurées visant la prévention du gain pondéral chez les adultes en santé et de poids normal;
  • Orienter les personnes qui présentent un IMC > 25 kg/m2, particulièrement si elles sont à risque élevé de diabète de type 2 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., vers un programme personnalisé d’interventions comportementales à multiples composantes (nutrition, activité physique, style de vie) visant l’amélioration de leur santé;
  • Si les interventions mises en œuvre ne permettent pas l’atteinte des objectifs de santé convenus (incluant le meilleur poids ciblé) la personne et le clinicien qui le désirent peuvent s’engager dans une prise de décision partagée concernant les options suivantes :
    • La chirurgie bariatrique, si IMC entre 30 et 34,9 kg/m2 et diabète de type 2 mal contrôlé malgré une gestion médicale optimale, ou si IMC ≥ 40 kg/m2, ou si IMC ≥ 35 kg/m2 en présence d’au moins une maladie liée à l’adiposité. Toutefois, seule la recommandation qui concerne les diabétiques est soutenue par des données probantes.
    • Une pharmacothérapie pour la perte de poids (ex : liraglutide, naltrexone-bupropion en association, orlistat) si IMC ≥ 30 kg/m2 ou si IMC ≥ 27 kg/m2 en présence de complications liées à l’adiposité, tout en poursuivant les interventions comportementales. Toutefois, les preuves sont insuffisantes concernant l’efficacité et l’innocuité à long terme de ces agents et ils ne sont pas remboursés par le régime public d’assurance médicaments du Québec;

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 1er septembre 2022

En lien avec le projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Population cible

Adultes de 55 à 74 ans qui :

  • fument depuis au moins 20 ans de manière continue ou discontinue;

    OU
  • ont fumé pendant au moins 20 ans de manière continue ou discontinue et qui ont arrêté depuis moins de 15 ans;

    ET
  • sont assurés par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Recommandations

  • Documenter l’histoire tabagique. Se référer à la fiche Tabagisme chez les adultes du Guide des bonnes pratiques en prévention clinique et à l’outil Soutien clinique à l’abandon du tabagisme 
  • Recommander l’abandon tabagique à toutes les personnes qui fument actuellement et les informer de l’importance de cesser de fumer et de demeurer non-fumeurs pour réduire les risques de développer un cancer et d’en décéder.
  • Donner aux personnes qui fument de l’information sur les aides pharmacologiques et les services de soutien J’ARRÊTE gratuits et disponibles partout au Québec (Québec sans tabac Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.)
  • Offrir à toute personne appartenant à la population cible de la référer au Centre de coordination du Projet de démonstration pour vérifier son admissibilité par une évaluation détaillée du risque.

    Toute personne du Québec qui sera déterminée admissible au projet par le Centre de coordination peut y participer, mais le dépistage s’effectue exclusivement dans les centres hospitaliers universitaires et régionaux participants Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..
  • Si la personne accepte de participer, remplir le formulaire Demande de référence : dépistage du cancer du poumon Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., disponible dans le dossier médical électronique. Ce formulaire permet :
    • d’identifier le clinicien référent et le clinicien traitant (peuvent être la même personne);
    • de communiquer au clinicien traitant les résultats des tests.
    Si aucun clinicien traitant ne peut assurer le suivi, un clinicien volontaire sera affecté à la personne par le projet pour le suivi du résultat du dépistage du cancer du poumon.
     
  • Si la personne est indécise pour le dépistage, lui remettre les coordonnées du Centre de coordination du projet, téléphone (1 844 656-4312) ou courriel (depistagecancerpoumon@ssss.gouv.qc.ca), pour vérifier si elle est admissible et pour discuter des avantages et inconvénients Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. de participer ou non au dépistage.

Le dépistage du cancer du poumon hors de ce projet de démonstration n’est pas recommandé étant donné les risques qui y sont associés.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 31 octobre 2022

Population cible

Recommandation

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 2 octobre 2019

En soutien au Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS)

Population cible

  • Femmes de 50 à 74 ans :
    • asymptomatiques et qui ne sont pas à risque accru Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. de cancer du sein;
    • assurées par la Régie de l’assurance maladie du Québec.

Recommandations

  • Pour les femmes de 50 à 69 ans : dépister par mammographie tous les 2 ans, après une prise de décision éclairée Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. de la personne.

Toute femme de 50 à 69 ans reçoit une lettre d’invitation au PQDCS qui tient lieu d’ordonnance pour la mammographie, ainsi qu’un dépliant d'information sur le programme Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Si une femme refuse de participer au PQDCS mais souhaite passer une mammographie de dépistage, lui remettre une ordonnance.
 

  • Pour les femmes de 70 à 74 ans et ayant une espérance de vie de 10 ans et plus : dépister par mammographie tous les 2 ans, après une prise de décision éclairée Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. de la personne.

Les femmes de 70 à 74 ans ne sont pas actuellement incluses dans le PQDCS et doivent obtenir une ordonnance d’un clinicien.
 

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 24 novembre 2022

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé, le 31 mai 2022, que le test de détection du virus du papillome humain (test VPH) sera implanté comme test de dépistage primaire du cancer du col de l'utérus : Dépistage du cancer du col de l'utérus - Implantation du test VPH comme test de dépistage primaire (Gouvernement du Québec) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Les travaux pour la transition du dépistage par le test PAP en mode opportuniste vers le test VPH en mode programme se poursuivront durant les prochains mois à la lumière de l’avis de l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux, intitulé Dépistage du cancer du col de l'utérus au Québec : recommandations pour l'implantation du test de détection du virus du papillome humain (test VPH) comme test de dépistage primaire (Institut national d'excellence en santé et en services sociaux) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Les recommandations de la fiche ci-dessous concernant le dépistage du cancer du col utérin par le test PAP demeurent en vigueur jusqu’à l’implantation du nouveau programme.

Population cible

  • Femmes de 21 à 65 ans, actives sexuellement ou qui l’ont été dans le passé

Recommandations

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 24 novembre 2022

Population cible

  • Hommes âgés de 55 à 69 ans qui ne sont pas à risque élevé

Recommandations

  • Il n’est pas recommandé d’offrir le dépistage systématique.
  • Offrir le dosage de l’APS uniquement aux hommes qui en font la demande après une décision éclairée Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., s’ils satisfont à toutes les conditions suivantes :
    • être âgés de 55 à 69 ans;
    • avoir une espérance de vie de plus de 10 ans;
    • maintenir le désir d’avoir le test après avoir reçu l’information sur les avantages et les risques.

Pour en savoir plus

Information pour la population

Dernière mise à jour : 23 septembre 2019