Ministère de la Santé et des Services sociaux

Information pour les professionnels de la santé

Flash Surveillance

Le bruit environnemental en quelques chiffres

Le bruit environnemental désigne le bruit émis par toutes sources (ex. : circulation routière, travaux publics, voisinage, etc.), à l’exception du milieu de travail. Il est un enjeu de santé publique important puisqu’il représente une source de nuisance risquant de détériorer la santé et la qualité de vie de la population. Il est aussi un facteur de stress qui peut avoir des conséquences sur la santé physique telles que la perturbation du sommeil et l’augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, dont l’hypertension artérielle (World Health Organization, 2011 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.). De plus, il a des effets de nature psychosociale, notamment des effets cognitifs marqués par des difficultés d’apprentissage en milieu scolaire (Martin, R., P. Deshaies, M. Poulin, 2015 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

L’exposition chronique au bruit environnemental à partir d’un niveau moyen de 55 décibels sur une période de 24 heures est associée à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires (Babisch, W., 2014). D’ailleurs, une étude a estimé qu’environ 3 % des morts par infarctus du myocarde en Allemagne sont attribuables au bruit routier (World Health Organization, 2011 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

Ce que les données montrent

Des nouvelles mesures de l’effet du bruit environnemental ont été réalisées dans le cycle 2014-2015 de l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.. Les résultats de l’EQSP révèlent que 16 % de la population québécoise âgée de 15 ans et plus était fortement dérangée par le bruit environnemental, à son domicile, au cours de la dernière année.

Population fortement dérangée par le bruit selon le sexe (%) Population fortement dérangée par le bruit selon l’indice de défavorisation sociale (%)
Statistique sur la population fortement dérangée par le bruit selon le sexe. Statistique sur la population fortement dérangée par le bruit selon l’indice de défavorisation sociale

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015

genre homme-femme

Les femmes (19 %) sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes (14 %) à être fortement dérangées par le bruit.

La proportion de personnes de 15 ans et plus fortement dérangées par le bruit environnemental augmente en fonction de l’indice de défavorisation sociale, sauf pour les quintiles 1 et 2 entre lesquels il n'y a pas de différence significative. Ainsi, les personnes se situant dans le quintile le plus défavorisé socialement (quintile 5 : 21 %) sont proportionnellement plus nombreuses à être fortement dérangées par le bruit environnemental que celles se situant dans les autres quintiles.

Qualité du sommeil perturbée par le bruit selon l’âge (%) Qualité du sommeil perturbée par le bruit selon le revenu du ménage (%)
Statistique sur la Qualité du sommeil perturbée par le bruit selon l’âge. Statistique sur la Qualité du sommeil perturbée par le bruit selon le revenu du ménage.

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015

Un symbole d'oreiller

En 2014-2015, 20 % de la population de 15 ans et plus a eu le sommeil perturbé par le bruit environnemental, à son domicile, au cours de la dernière année. Le groupe d’âge qui présente la plus grande proportion de personnes dont la qualité du sommeil est perturbée par le bruit est celui des 25 à 44 ans (23 %).

Un symbole d'argent

Les personnes vivant dans un ménage à faible revenu sont proportionnellement plus nombreuses à avoir le sommeil perturbé par le bruit environnemental que celles des autres ménages, autant chez les femmes (25 % contre 22 %) que chez les hommes (19 % contre 16 %).

Données complémentaires sur le bruit environnemental

  • Les deux sources de bruit dérangeant le plus fortement la population québécoise sont le bruit du voisinage extérieur tel que celui d’une tondeuse, d’un climatiseur ou d’une thermopompe (7 %) et le bruit généré par les transports (6 %), particulièrement le transport routier (4,1 %).
  • Les personnes vivant dans un ménage à faible revenu sont proportionnellement plus nombreuses (8 %) à être fortement dérangées par deux sources ou plus de bruit que les personnes vivant dans les autres ménages (5 %).

EQSP : Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015

Les données du présent Flash surveillance sont issues de l’EQSP, une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux. La population visée par l’enquête est constituée de l’ensemble des personnes de 15 ans et plus vivant dans un logement non institutionnel au Québec, à l’exclusion des personnes résidant dans les réserves indiennes ou dans la région du Nunavik. L’EQSP a une portée tant provinciale que régionale et locale. Le dérangement par le bruit a été mesuré à l’aide de questions portant sur les 12 derniers mois.

Note

Les différences présentées dans les faits saillants sont toutes statistiquement significatives au seuil de 0,01.

Dernière mise à jour : 02 novembre 2018, 13:45

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