Ministère de la Santé et des Services sociaux

Information pour les professionnels de la santé

Flash Surveillance

La santé au travail en quelques chiffres

Le travail constitue une sphère importante de la vie. Il représente également un déterminant de la santé qui influence à la fois la santé physique et psychologique des individus. Les contraintes physiques liées au travail, telles que les gestes répétitifs, la position debout prolongée, la manutention de charges lourdes et les vibrations, mettent les travailleurs et travailleuses à risque de troubles musculosquelettiquesa (TMS) d’origine non traumatique, c’est-à-dire qui ne découlent pas d’un accident [ex. : syndrome du canal carpien, tendinite, mal de dos (Ministère de la Santé et des Services sociaux, 2012)]. Ces troubles représentent un enjeu de santé publique en raison du nombre de personnes qui sont affectées et du fardeau économique qu’ils génèrent (Institut national de santé publique du Québec, 2020 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.). Pour leur part, les contraintes organisationnelles, comme la faible reconnaissance au travail, les tensions et la difficulté à concilier le travail et la vie personnelle, peuvent générer du stress et nuire au bien-être psychologique et physique des employés (Burton, J., Organisation mondiale de la santé, 2019 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., Mikkonen J. et Raphael, D., 2011 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

  • Au Canada, on estime qu'entre 10 % et 25 % des lieux de travail sont caractérisés par des conditions et des environnements considérés comme préjudiciables sur le plan de la santé mentale (Shain, M., 2009 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).
  • Depuis plusieurs années, les TMS d’origine non traumatique représentent plus du tiers des lésions indemnisées au Québec par la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (Prud’homme, D., 2011 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

Ce que les données montrent

Selon l’Enquête québécoise sur la santé de la population (EQSP) 2014-2015 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., 20 % des travailleurs et 31 % des travailleuses ont eu des TMS d’origine non traumatique liés à leur emploi principal, à au moins une région corporelle, au cours de la dernière année.

TMS d’origine non traumatique liés à l'emploi principal, selon la catégorie d’emploi TMS d’origine non traumatique liés à l'emploi principal, selon le niveau de contraintes physiques au travail

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015.

TMS d’origine non traumatique liés à l'emploi principal, selon la catégorie d’emploi TMS d’origine non traumatique liés à l'emploi principal, selon le niveau de contraintes physiques au travail

Les hommes occupant un emploi manuel sont proportionnellement plus nombreux à avoir eu des TMS d’origine non traumatique liés à leur emploi principal au cours de la dernière année (25 %) que ceux occupant un emploi non manuel (15 %).

Les femmes occupant un emploi manuel ou mixte sont proportionnellement plus nombreuses à avoir eu des TMS d’origine non traumatique liés à leur emploi principal au cours de la dernière année (35 % et 34 %) que celles occupant un emploi non manuel (28 %).

La hausse du niveau de contraintes physiques au travail est associée à une augmentation des TMS d’origine non traumatique. Le tiers des travailleurs (34 %) et la moitié des travailleuses (49 %) occupant un emploi avec un niveau de contraintes physiques élevé ont eu des TMS liés à leur emploi principal au cours de la dernière année.

Personnes se situant à un niveau élevé à l'échelle de détresse psychologique liée au travail, selon le groupe d’âge Personnes ayant subi du harcèlement psychologique au travail, selon le sexe

Source : Institut de la statistique du Québec, Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015.

Personnes se situant à un niveau élevé à l'échelle de détresse psychologique liée au travail, selon le groupe d’âge Personnes ayant subi du harcèlement psychologique au travail, selon le sexe

La proportion des travailleurs et travailleuses se situant à un niveau élevé à l’échelle de détresse psychologique liée au travail est la plus élevée chez les 25 à 44 ans (19 %) et la plus faible chez les 65 ans et plus (6 %). Proportionnellement, plus de femmes (18 %) que d’hommes (15 %) associent leurs sentiments de détresse psychologique à leur travail (données non présentées).

En 2014-2015, environ une personne sur cinq (21 %) a subi du harcèlement psychologique au travail au cours des 12 mois précédant l’enquête. Les femmes sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes à avoir subi du harcèlement psychologique, et ce, peu importe l’âge.

Données complémentaires sur la santé au travail

  • La surdité attribuable à l’exposition à des niveaux de bruit nocifs au travail affecte 3,4 % de la population québécoise. Les hommes affichent une proportion plus élevée (6 %) que les femmes (1,0 %).
  • Les travailleuses (14 %) sont proportionnellement plus nombreuses que les travailleurs (9 %) à vivre de la tension au travail, soit des exigences psychologiques élevées et une faible autorité décisionnelle.
  • Toute proportion gardée, plus de travailleurs titulaires d’un diplôme d’études secondaires (9 %) ou d’un diplôme d’études collégiales (8 %) sont victimes de blessures au travail attribuables à des mouvements répétitifs que ceux détenant un diplôme universitaire (4,2 %).

EQSP : Enquête québécoise sur la santé de la population, 2014-2015

Les données du présent Flash surveillance sont issues de l’EQSP, une enquête réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux. La population visée par l’enquête est constituée de l’ensemble des personnes de 15 ans et plus vivant dans un logement non institutionnel au Québec, à l’exclusion des personnes résidant dans les réserves indiennes ou dans la région du Nunavik. L’EQSP a une portée tant provinciale que régionale et locale. Les données présentées ont été obtenues à partir de questions portant sur les douze derniers mois.

Notes

Les différences présentées dans les faits saillants sont toutes statistiquement significatives au seuil de 0,01.

a Les troubles musculosquelettiques font référence à un ensemble de symptômes et de lésions inflammatoires ou dégénératives de l’appareil locomoteur au cou, au dos et aux membres supérieurs et inférieurs (Institut de la statistique du Québec, 2016 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.).

Dernière mise à jour : 25 novembre 2020

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