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Herbe à poux et autres pollens allergènes

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Stratégie québécoise de réduction de l'herbe à poux et des autres pollens allergènes (SQRPA)

Considérant l’augmentation de la prévalence de la rhinite allergique depuis les dernières décennies et le contexte actuel où les changements climatiques sont de plus en plus manifestes, il devient incontournable d’adapter les modes d’intervention et les pratiques d’entretien dans certains milieux pour contrôler les pollens allergènes. C’est pourquoi le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) met en place la Stratégie québécoise de réduction de l’herbe à poux et des autres pollens allergènes.

Cette stratégie interministérielle vise à mobiliser les instances gouvernementales québécoises, incluant les municipalités, afin qu’elles contribuent à la réduction des impacts sanitaires associés aux pollens allergènes, principalement celui de l’herbe à poux. À terme, la SQRPA vise l’intégration de mesures de contrôle des pollens allergènes dans les pratiques courantes d’entretien des terrains des ministères et organismes gouvernementaux ainsi que des municipalités et arrondissements québécois.

La SQRPA fait partie des actions ciblées dans le Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. (PACC 2013-2020). Par ailleurs, le projet de SQRPA découle des travaux de la Table québécoise sur l’herbe à poux (TQHP), une table intersectorielle du MSSS formée de l’ensemble des intervenants provinciaux préoccupés par le contrôle de l’herbe à poux. Active pendant plus de 15 ans, la TQHP a permis de faciliter l’arrimage entre les principaux partenaires et a contribué à améliorer l’efficacité et la portée des interventions de lutte contre l’herbe à poux. Cette table a été abolie en 2015 pour être remplacée par le comité directeur de la SQRPA.

Données probantes

La SQRPA s’appuie sur une série de données probantes issues d’études récentes. En effet, au Québec, ces 10 dernières années ont marqué une avancée importante des connaissances sur la gestion de l’herbe à poux qui a permis de renforcer la pertinence de gérer cette plante à l’échelle des municipalités.

L'influence du pollen de l'herbe à poux sur les symptômes d'allergie se fait sentir dans un rayon d'environ 1 km à partir de sa source.

  • Étude Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. menée à Montréal en 2008 qui montre une relation statistiquement significative entre le risque de manifestations allergiques et le niveau d'exposition locale à l'herbe à poux (zone d'influence entre 300 et 1000 mètres).

La tonte est une méthode efficace : 9 fois moins de pollen émis et 5 fois moins de semences produites par les plants tondus.

  • Étude Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. d'Agriculture et Agroalimentaire Canada menée sous des conditions contrôlées ayant permis également d'identifier les périodes les plus propices pour effectuer la tonte, soit la mi-juillet et la mi-août.

Le contrôle de l'herbe à poux à l'échelle d'une municipalité est simple, peu coûteux et efficace

  • Étude de la Direction de santé publique de la Montérégie et ses partenaires menée entre 2006 et 2012. Cette étude a démontré que la gestion concertée  de l'herbe à poux est un mode d'intervention très efficient ayant permis de diminuer les impacts sur la santé de la population allergique, le tout à peu de frais (pour le projet, un coût d'environ 120 $ par kilomètre de route entretenu a été répertorié).

Acteurs concernés

Les intervenants visés par la SQRPA sont les propriétaires et les gestionnaires de grands terrains publics et privés. Plus spécifiquement, les 3 types d’intervenants suivants sont visés :

  1. les municipalités ou arrondissements qui, eux-mêmes gestionnaires de grandes superficies de terrains et responsables de l’aménagement du territoire et des espaces verts, ont le pouvoir et la capacité de contrôler les pollens sur leur territoire;
  2. les ministères et organismes gouvernementaux, qui sont propriétaires de nombreux bâtiments et terrains (ex. : réseau de l’éducation, réseau de la santé, ministère des Transports, Société québécoise des infrastructures);
  3. les autres grands propriétaires de terrains publics et privés, et leurs gestionnaires ou représentants (ex. : Hydro-Québec, compagnies ferroviaires, industries, commerces, entreprises agricoles, etc.), parce qu’ils peuvent avoir un impact significatif en intégrant le contrôle de cette plante dans leurs pratiques courantes.

Dernière mise à jour : 31 juillet 2017, 08:43

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