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Maladie de Lyme

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Description

La maladie de Lyme est causée par la bactérie Borrelia burgdorferi. Cette bactérie se transmet par la piqûre d'une tique infectée.

Il existe plusieurs espèces de tiques. Toutefois, la seule espèce qui peut transmettre la maladie de Lyme au Québec et dans le nord-est de l'Amérique est la tique Ixodes scapularis, aussi appelée « tique du chevreuil » ou « tique à pattes noires ».

Un temps de contact prolongé entre la tique et la peau est nécessaire à la transmission. Le risque de contracter la maladie est faible si une tique infectée reste accrochée moins de 24 heures, mais il augmente de manière importante après 48 heures.

Pour plus d'information de nature générale sur la maladie et sur les mesures à prendre pour la prévenir, consultez la page Maladie de Lyme Lien externe.du Portail santé mieux-être.

Évolution de la maladie au Québec

Depuis novembre 2003, la maladie de Lyme est considérée comme une maladie à déclaration obligatoire (MADO) au Québec. De 2004 à 2010, moins de 15 cas ont été déclarés annuellement.

En 2013, 141 cas de maladie de Lyme ont été rapportés au Québec, comparativement à 43 pour l'année 2012 et à 32 en 2011.

Les premiers cas de maladie de Lyme signalés touchaient des personnes ayant majoritairement contracté l'infection au cours d'un séjour à l'extérieur de la province. Cependant, la proportion de personnes ayant acquis l'infection au Québec a augmenté au cours des dernières années. Ainsi, parmi les cas de 2013 pour lesquels l'information est connue, 50 % ont été acquis au Québec, comparativement à 39 % en 2012 et à 18 % en 2011. La majorité des cas acquis au Québec (environ 85 %) auraient contracté la maladie lors d'activités extérieures pratiquées en Montérégie.

Surveillance de la tique

Au Québec, les données disponibles permettent de confirmer la présence de populations de tiques Ixodes scapularis établies et infectées par le Borrelia burgdorferi, particulièrement dans les zones suivantes :

    • une grande partie de la Montérégie;
    • le sud-ouest de la région de la Mauricie-et-Centre-du-Québec;
    • le nord de l'Estrie.

Certaines données de surveillance laissent croire que les tiques sont présentes dans plusieurs autres régions au Québec.

Selon les données de surveillance disponibles, on estime que moins de 20 % des tiques sont infectées par la maladie de Lyme. Les tiques analysées ont été trouvées sur des humains ou sur leurs animaux de compagnie.

Au Québec, la période d'activité des tiques (adultes et stades immatures confondus) débute au mois d'avril et se termine vers la fin du mois de novembre. Conséquemment, les cas d'infection aigüe chez l'humain se situent autour de cette période.

image d'une tique.
Source : LSPQ-INSPQ
Des tiques femelles et mâles ainsi que des larves et des nymphes ont été récoltées au Québec.

Évolution de la maladie au Canada et aux États-Unis

Les tiques Ixodes scapularis vivent surtout dans les zones boisées et tempérées de l'est du Canada et des États-Unis.

Au Canada, les données de surveillance actuelles confirment que la maladie de Lyme est bien établie dans les zones suivantes :

  • certaines parties du Québec;
  • le sud et l'est de l'Ontario;
  • certaines parties du Nouveau‑Brunswick et de la Nouvelle‑Écosse;
  • le sud du Manitoba;
  • le sud de la Colombie‑Britannique.

Des études révèlent que les populations de tiques s'étendent partout au pays et que, par conséquent, il est possible de contracter la maladie de Lyme en dehors des endroits déterminés.

Aux États-Unis, plusieurs États du nord-est et du centre-nord du pays sont touchés par la maladie de Lyme : le Maine, le New Hampshire, le Vermont, l'État de New York, le Massachusetts, le Connecticut, le Rhode Island, le New Jersey, le Delaware, la Pennsylvanie, le Maryland, le Wisconsin, la Virginie et le Minnesota. En 2012, 95 % des cas provenaient de ces États. Entre 2007 et 2012, entre 22 000 et 33 000 cas de la maladie y ont été rapportés annuellement. La maladie de Lyme est la maladie vectorielle la plus communément déclarée aux États-Unis en 2012. Les voyageurs qui fréquentent la côte ouest des États-Unis ou la Colombie-Britannique courent moins de risques de la contracter. Dans ces régions, la tique qui peut transmettre la maladie est plus rarement infectée, puisqu'il s'agit d'une espèce de tique différente de celle qu'on retrouve au Québec et au nord-est des États-Unis.

Surveillance de la maladie

Il existe actuellement 2 formes de surveillance pour la maladie de Lyme au Québec :

  • Les cas chez les humains : la surveillance des cas de maladie de Lyme chez les humains vise à cerner les populations et les sous-populations à risque, à déterminer où et quand la maladie survient et à caractériser la présentation clinique de la maladie. Cette surveillance se fait de manière continue toute l'année par le biais des maladies à déclaration obligatoire.
  • Les tiques : la surveillance des tiques infectées vise à déterminer les aires à risque pour la maladie de Lyme et à suivre l'évolution de la tique infectée au Québec.

L'instance qui est en charge de la surveillance des tiques est le laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) de l'Institut national de santé publique (INSPQ). Le LSPQ peut recevoir jusqu'à 2 000 tiques par année pour analyse.

Il y a 2 composantes à la surveillance des tiques :

  • La surveillance passive : le LSPQ reçoit des échantillons de tiques en provenance de cliniques médicales et vétérinaires. Il identifie les tiques et les soumet à des tests de dépistage de pathogènes.
  • La surveillance active : cette méthode consiste à prélever de manière systématique, à l'aide d'une flanelle, des échantillons de tiques dans l'environnement.

L'analyse de la tique ne sert qu'à des fins de surveillance et non à des fins de diagnostic et de traitement.

Lorsque la présence de la tique est établie dans une région, l'analyse des tiques d'origine animale n'est plus nécessaire (ex. : Montérégie).

Manifestations cliniques

Symptômes

Les symptômes de la maladie de Lyme apparaissent généralement entre 3 et 30 jours après la piqûre d'une tique infectée. La maladie se présente généralement en 3 stades cliniques plus ou moins juxtaposés et entrecoupés de périodes de latences. Ces 3 stades sont les suivants :

  • l'infection précoce localisée;
  • l'infection précoce disséminée;
  • l'infection tardive persistante.

L'évolution clinique est variable d'un individu à l'autre.

Le symptôme le plus courant est une rougeur sur la peau, qui apparaît généralement à l'endroit de la piqûre (érythème migrant). Cette rougeur est présente dans 60 à 80 % des cas d'infection. Elle s'agrandit de jour en jour et dépasse 5 cm de diamètre. Elle ressemble à une cible.

D'autres symptômes peuvent accompagner cette rougeur :

  • fièvre;
  • fatigue;
  • maux de tête;
  • raideur à la nuque;
  • douleurs musculaires.

Complications

Si elle n'est pas traitée, la maladie de Lyme peut affecter un ou plusieurs systèmes (lésions articulaires, cardiaques, neurologiques, etc.) dans les semaines, les mois ou les années qui suivent la piqûre. 

Diagnostic

Pour établir le diagnostic, on doit tenir compte à la fois des manifestations cliniques, de la possibilité d'une exposition à la bactérie par une piqûre de tique infectée et des tests de laboratoires (analyses sérologiques).

La sérologie est la principale épreuve de laboratoire pour confirmer la maladie. Les épreuves de laboratoire au Canada et au Québec consistent en un 1er test sanguin de dépistage (1er EIA) effectué dans certains laboratoires hospitaliers et au LSPQ. Lorsque ce test est positif ou indéterminé, l'échantillon sanguin est envoyé et analysé au laboratoire national de microbiologie à Winnipeg (LNM). Un 2e EIA est effectué. Les spécimens qui ont eu un 2e résultat positif ou indéterminé sont soumis à un test de confirmation (Western Blot). Seuls les résultats positifs au Western Blot confirment la maladie de Lyme.

Les épreuves de laboratoire seules ne sont pas concluantes. Des facteurs conduisent parfois à des résultats faussement positifs ou faussement négatifs.

Le test de confirmation ne devrait pas être utilisé seul (source de controverse aux États-Unis, où le test de confirmation est offert par certains laboratoires privés).

Pour de l'information complémentaire sur les tests diagnostiques, consultez le Guide d'intervention sur la maladie de Lyme Lien externe..

Traitement

La maladie de Lyme se soigne à l'aide d'un traitement avec des antibiotiques. La nature du traitement et sa durée dépendent du stade de l'infection et des atteintes cliniques.

Le traitement de la maladie est relativement simple lorsque la maladie est en phase précoce. Les traitements sont efficaces mais plus complexes lorsque la maladie est avancée. La prise d'antibiotiques par voie intraveineuse pendant plusieurs semaines peut être nécessaire. 

Certaines personnes ont des symptômes qui perdurent plus de 6 mois après le traitement. Les recherches se poursuivent sur les causes de ces symptômes persistants et les méthodes de traitement.

Au Québec, il n'y a pas de zone au sein de laquelle le taux d'infection de la tique est supérieur à 20 %. Conséquemment, un traitement antibiotique préventif à la suite d'une piqûre de tique n'est pas indiqué actuellement au Québec.

Pour de l'information complémentaire sur le traitement, consultez le Guide d'intervention sur la maladie de Lyme Lien externe..

Protection et prévention

Vous trouverez l'information concernant les mesures de protection et de prévention contre la maladie de Lyme dans le Portail santé mieux-être Lien externe..

Déclarer un cas de maladie de Lyme

Une fois diagnostiqués par un médecin ou confirmés par un laboratoire, les cas de maladie de Lyme doivent être obligatoirement déclarés aux autorités de santé publique. Pour plus d'information, consultez la section sur les maladies à déclaration obligatoire (MADO).

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Dernière mise à jour : 2 juin 2014

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