Information pour les professionnels de la santé

Directives cliniques aux professionnels et au réseau pour la COVID-19

Imagerie médicale

Reprise des activités spécialisées

En date du 24 avril 2020, des éléments ont été adoptés par le MSSS pour la planification de la reprise graduelle des activités spécialisées délestées afin de faire face à la demande liée à la pandémie. 

Voici le document détaillé pour le volet imagerie médicale :

  1. COVID-19 Recommandations pour la reprise des activités dans le secteur de l’imagerie médicale Fichier PDF.

Veuillez consulter l’onglet Reprise des activités spécialisées pour plus de détails.

Références INESSS

En date du 21 mars 2020, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a produit un document référence sur les investigations et procédures diagnostiques dans le contexte de la COVID-19. 

Investigation - Procédures diagnostiques - TDM thoracique Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.

Anciennes recommandations

En date du 31 mars 2020, le MSSS présente de nouvelles orientations concernant les recommandations pour le secteur de l’imagerie médicale du réseau public et privé dans le contexte de la pandémie COVID-19.

Ces nouvelles orientations abordent également la protection du personnel effectuant les examens et interventions. Notamment, les interventions justifiant le port d’un masque N95 sont détaillées.

Finalement, ces nouvelles orientations précisent le type d’examen d’imagerie requis chez les patients hospitalisés atteints de la COVID-19, ainsi que l’utilisation possible des laboratoires d’imagerie médicale (LIM) désignés dans le contexte de la pandémie COVID-19.

Ces directives complètent celles mises en place le 18 mars 2020, et ce, pour une période indéterminée.

Protection du personnel effectuant les examens et interventions

En date du 31 mars 2020, le MSSS indique que pour tout le personnel d’imagerie médicale (radiologie, échographie et médecine nucléaire) appelé à effectuer un examen chez un patient COVID-19 positive ou avec facteurs de risques ou symptômes douteux, la protection personnelle à appliquer est la protection gouttelettes-contact :

  • masque chirurgical
  • gants
  • blouse
  • lunettes de protection

Dans les cas d’intervention générant des aérosols chez un patient atteint de la COVID-19 ou suspecté, le contact prolongé et rapproché des voies aériennes avec le patient nécessite le port du masque N95 par le personnel en contact avec le patient. Les interventions qui justifient le port d’un masque N95 sont les suivantes :

  • Mise en place de tubes nasogastriques, gastrostomies, gastro-jéjunostomies;
  • Dilatations oesophagiennes, bronchiques, trachéales;
  • Embolisations bronchiques;
  • Mise en place de drains thoraciques, biopsies médiastinales et pulmonaires;
  • Procédures nécessitant une intubation ou extubation dans la salle, CIPAP, BIPAP, oxygénothérapie nasale ou avec ventimasque, patient avec trachéostomie;
  • Thrombectomies pour AVC.

Laboratoires d’imagerie médicale (LIM) désignés

En date du 31 mars 2020, le MSSS indique que les LIM pourraient servir de corridors de services aux hôpitaux ou aux GMF désignés (centre désigné d’évaluation). Dans ces cas-ci, des mesures devraient être mises en place de manière à assurer l’accès aux équipements de protection individuelle requis selon les orientations.

Nombre d’accompagnateurs

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que les établissements et les laboratoires d’imagerie médicale devraient se munir d’une politique visant à limiter le nombre d’accompagnateurs. Cette politique devrait limiter le nombre et la présence d’accompagnateurs aux cas le nécessitant uniquement, par exemple :

  1. Échographie obstétrique
  2. Clientèle pédiatrique
  3. Clientèle en perte d’autonomie
  4. Clientèle présentant des troubles mentaux
  5. Etc.

À noter que tout accompagnateur devrait être soumis au même questionnaire de triage que les patients concernant les facteurs de risque de la COVID-19.

Entreposage du matériel de protection personnel

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que le matériel de protection personnelle destiné aux usagers et au personnel devrait être entreposé dans un lieu à accès limité. L’accès au matériel devrait être autorisé à un nombre restreint de personnes dédiées.

Réaménagement de la salle d’attente

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que les salles d’attente devraient être réaménagées afin de respecter la distance minimale recommandée entre deux personnes par la santé publique, soit 2 mètres, minimalement 1 mètre.

Pertinence de l’imagerie médicale

En date du 31 mars 2020, le MSSS indique que le type d’appareil d’imagerie recommandé, chez les patients hospitalisés atteints de la COVID-19, demeure l’imagerie à l’aide d’un appareil mobile. Le but étant de limiter au minimum les déplacements de ces patients. De plus, on remarque que la COVID-19 entraîne un niveau anormalement élevé des D-dimères. Ceci doit être pris en compte lorsque les patients sont évalués afin de ne pas les diriger en imagerie médicale pour recherche d’embolie pulmonaire (Angioscan du poumon ou Scintigraphie ventilation-perfusion).

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que l’imagerie médicale ne devrait pas servir au dépistage des patients.

L’imagerie médicale devrait être utilisée pour l’évaluation de la sévérité et le suivi des complications des patients atteints de la COVD-19.

Les modalités les plus souvent indiquées pour les patients atteints de la COVID-19 sont la graphie aux fins de rayons-X du poumon et le CT-Scan du thorax.

Toute demande d’examen d’imagerie autre que le rayon-X du poumon devrait être analysée et validée par un radiologue ou par un autre médecin responsable du service.

Patients atteints de la COVID-19

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que l’appareil de graphie mobile serait à privilégier afin de restreindre les déplacements des patients atteints.

Un processus de prestation de services sécuritaires qui évite la propagation devrait être mis en place par l’établissement selon les recommandations de la santé publique. Il devrait entre autres comprendre :

  1. Mesures de protection du patient;
  2. Mesures de protection pour le personnel;
  3. Désinfection de l’appareil mobile;
  4. Entreposage de l’appareil mobile.

Lorsqu’un appareil mobile ne peut être utilisé, prendre en compte le taux de changement d’air de la salle où est effectué l’examen. Il y aura un temps de fermeture de la salle à prévoir après l’examen d’un patient atteint de la COVID-19 en plus des autres mesures de prévention énumérées ci-dessus.

En date du 31 mars 2020, le MSSS présente de nouvelles orientations concernant les recommandations pour le secteur de l’imagerie médicale du réseau public et privé dans le contexte de la pandémie COVID-19.

Ces nouvelles orientations stipulent que toutes les activités électives devraient être cessées sauf celles jugées essentielles, soit les examens électifs qui ne peuvent être reportés après le 30 avril 2020. Ce délestage doit se faire en fonction de la condition clinique des patients et sans leur occasionner d’effets collatéraux indésirables.

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que selon la situation actuelle et prenant en considération le taux de « no-show » potentiel, un niveau de délestage des activités électives de 20 % est recommandé, autant en centres hospitaliers qu’en laboratoires d’imagerie médicale.

Ce délestage de 20 % constitue le 1er niveau. Des niveaux de délestages subséquents seront recommandés en fonction de l’évolution de la situation (2e niveau : 50 % de délestage des examens électifs et 3e niveau : aucun examen électif, urgences et hospitalisations uniquement)

Ces recommandations de délestage devraient s’appliquer aux services de radiologie, de médecine nucléaire et d'échographie cardiaque.

Une évaluation de chaque requête devrait être faite en priorisant le report des examens non-urgents chez la clientèle vulnérable :

  1. Patients ≥ 70ans;
  2. Patients immunosupprimés;
  3. Proches aidants etc.

Le triage des requêtes devra être fait par un comité formé au minimum d’un médecin et d’un gestionnaire, sous l’autorité du chef du département ou du service et du coordonnateur administratif.

Pour les examens de la trajectoire oncologique, se référer aux recommandations émises par le Programme québécois de cancérologie.

Les plages horaires libérées par l’annulation volontaire ne devraient pas être remplacées.

Le délestage devrait être réparti de façon uniforme sur l’ensemble de la journée afin d’éviter l’attente prolongée dans la salle d’attente ou le contact entre patients.

Patients sans test positif à la COVID-19 mais avec facteurs de risques ou symptômes douteux

En date du 18 mars 2020, le MSSS indique que pour la clientèle :

  1. Présentant des symptômes s’apparentant à ceux de la COVID-19;
  2. De retour de voyage depuis les 14 derniers jours avec ou sans symptômes;
  3. Ayant été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19.

La requête d’examen devrait être analysée et validée par un radiologue ou un autre médecin responsable du service.

Tout examen non urgent et dont le report n’occasionne aucun préjudice au patient devrait être reporté à une date ultérieure.

La responsabilité du report de l’examen revient à l’établissement dans lequel le patient devait recevoir le service.

Dans les cas où l’examen doit avoir lieu, suivre les mêmes procédés que pour un patient atteint de la COVID-19.

Dernière mise à jour : 03 juillet 2020, 11:26

À consulter aussi

Sondage

Nous aimerions recueillir vos impressions sur cette section et en apprendre davantage sur vos habitudes d'utilisation.

Répondre Répondre plus tard
Québec.ca
© Gouvernement du Québec, 2020 Haut de page