Information pour les professionnels de la santé

COVID-19 - Directives au réseau de la santé et des services sociaux

Pour consulter les directives, les protocoles et les algorithmes cliniques, consultez la page Directives cliniques aux professionnels et au réseau pour la COVID-19.

Zones tampons

Des zones tampons ont été créées en raison de la progression de la maladie à coronavirus COVID‑19 dans le monde et de l’augmentation des cas d’infection au Québec.

Ces zones sont des lieux transitoires permettant d’accueillir des usagers avant qu’ils soient transférés dans leur milieu de vie (CHSLD, RI-RTF, RPA, RAC et autres milieux de vie). Ces lieux de transition permettent d’éviter la propagation de la COVID-19 dans les milieux de vie et d’éviter que ces usagers demeurent en centre hospitalier lorsque ce n’est pas requis.

La création de zones tampons ainsi que les consignes à mettre en place peuvent être sujettes à des modifications en fonction de l’évolution de la pandémie. L’amplitude de ces mesures est à adapter selon le portrait local et régional de la pandémie et l’organisation des soins et services en vigueur.

Cette directive est complémentaire aux algorithmes décisionnels qui doivent s’appliquer pour faciliter les trajectoires des usagers atteints ou pas de la COVID‑19.

Consignes pour les zones tampons

Une zone tampon peut être dans une installation déjà existante ou être créée dans un site non traditionnel (SNT) selon l’organisation de services du territoire concerné.

Différents types de zones tampons peuvent être créés sur un même territoire, car l’environnement physique doit être adapté et permettre de répondre aux besoins de la clientèle. Par exemple, une zone tampon peut accueillir des usagers ayant un profil de besoins correspondant à une clientèle de CHSLD et une autre pour une clientèle ayant un profil de besoins correspondant à une clientèle de RI-RTF, RPA, RAC, réadaptation ou autre.

Deux sous-zones : chaude et tiède

L’organisation des lieux se fera en deux sous-zones distinctes et ne doit pas permettre aux usagers et ni au personnel de circuler d’une sous-zone à l’autre.

Ces sous-zones sont de deux types : l’une chaude, où on retrouve des usagers ayant la COVID-19, et l’autre tiède, où sont regroupés des usagers ayant un test négatif, mais qui pourraient développer des symptômes.

Pour ce qui est de l’hébergement dans les zones chaudes et tièdes, chaque usager devrait, si possible, avoir une chambre individuelle avec salle de toilette privée. Ce type d’organisation physique est particulièrement important pour les usagers qui se trouvent en zone tiède pour éviter une possible transmission.

Si l’usager développe des symptômes durant son séjour dans la zone tiède, on doit faire un test. En attente du résultat du test, l’usager demeure en zone tiède. Toutefois, la protection gouttelettes-contact doit être changée au sortir de la chambre.

Une attention particulière doit être portée pour les usagers COVID-19 négatifs ayant des comportements d’errance ou n’étant pas en mesure de comprendre les consignes de confinement et les risques de contamination qui doivent être transférés dans une zone tiède. Un accord doit être pris avec la famille pour convenir des mesures à adopter.

Les sous-zones sont définies et étanches. Les entrées, sorties, zones d’habillage et de déshabillage, aires de repas et repos et les aires de préparation de la médication et d’entreposage du matériel doivent être distinctes pour le personnel dédié en sous-zone chaude et sous-zone tiède afin que les employés de chaque zone ne soient pas en contact les uns avec les autres.

La surveillance de l’état de santé des usagers doit être effectuée sur une base régulière.

Personnel de la zone tampon

On retrouve du personnel dédié distinctement pour chacune des sous-zones, la chaude et la tiède.

Le nombre de personnes différentes qui interviennent auprès d’un même résident doit être limité.

De plus, le personnel doit être en nombre suffisant pour répondre aux besoins des usagers et assurer la qualité des soins et des services.

Une vigie de l’état de santé des employés doit être réalisée avant chaque quart de travail (par exemple, par l’instauration d’une grille de surveillance des symptômes).

Le personnel doit être formé aux meilleures pratiques en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI) pour la zone à laquelle il est attitré. Il doit également recevoir une formation clinique pour répondre aux besoins de la clientèle aînée en contexte de COVID-19.

Des personnes, sur place, doivent être identifiées comme responsables PCI. Elles doivent s’assurer du maintien des bonnes pratiques en tout temps.

Le personnel doit porter en tout temps la protection gouttelettes-contact (blouse, gants, masque de procédure et protection oculaire). Des équipements de protection individuelle doivent être disponibles en quantité suffisante et bien utilisés.

Dernière mise à jour : 19 mai 2020, 16:20

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