Santé et Services sociaux Québec

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Foire aux questions

S'informer sur la vaccination dans Internet? Version PDF

Généralités

 Pertinence de la vaccination

Solutions de remplacement

Inquiétudes quant au nombre de vaccins

Risques de la vaccination

Généralités

Comment fonctionnent les vaccins?

Les vaccins nous protègent de maladies qui peuvent avoir de graves conséquences et même causer la mort. Ils amènent le système de défense de notre corps, que l'on appelle également le système immunitaire, à produire des moyens de nous protéger d’une infection (immunité) sans causer la maladie.

La majorité des vaccins contiennent une faible quantité de virus ou de bactéries atténués, ou « morts », ou encore une partie de ces virus ou de ces bactéries. Ces vaccins stimulent le système immunitaire en lui permettant de produire des anticorps qu’il gardera en mémoire pour un temps variable selon le type de vaccin. Les anticorps se « souviennent » des tactiques à utiliser pour lutter contre le virus ou la bactérie. Si le virus ou la bactérie qui cause réellement la maladie entre dans notre corps après la vaccination, notre système immunitaire saura se défendre.

Pour toutes sortes de raisons, certaines personnes ne peuvent pas recevoir de vaccin ; d’autres ne se voient pas protégées par le vaccin parce que celui-ci n’a pas l’effet attendu chez elles. On compte donc toujours des personnes non protégées contre une maladie. C’est pourquoi il est important que le plus grand nombre de personnes possible soient vaccinées afin que le plus grand nombre de gens possible soient protégés. En effet, les personnes vaccinées contre une maladie protègent celles qui ne le sont pas en évitant d’attraper la maladie et, par le fait même, de la leur transmettre

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Est-ce que les vaccins peuvent causer la maladie contre laquelle on se fait vacciner?

La majorité des vaccins contiennent une faible quantité de virus ou de bactéries atténués, ou « morts », ou encore une partie de ces virus ou de ces bactéries. Ces vaccins stimulent le système immunitaire, mais ils ne peuvent pas provoquer la maladie.

Les vaccins permettent au système immunitaire de produire des anticorps qu’il gardera en mémoire pour un temps variable selon le type de vaccin. Les anticorps se « souviennent » ensuite des tactiques à utiliser pour lutter contre le virus ou la bactérie. Si le virus ou la bactérie qui cause réellement la maladie entre dans notre corps après la vaccination, notre système immunitaire saura se défendre.

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Les vaccins sont-ils efficaces?

Oui, les vaccins sont très efficaces. Grâce à eux, la variole a été éliminée de la planète. La poliomyélite a disparu du Canada et plusieurs maladies, comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole, y sont maintenant très rares. La cause la plus importante des méningites bactériennes chez les enfants, Haemophilus influenzae de type b, a également connu une importante diminution. De plus, chez les jeunes vaccinés, l’hépatite B a pratiquement disparu.

Pour des données sur l’efficacité des vaccins, vous pouvez consulter le tableau intitulé Données canadiennes sur les résultats de certains programmes de vaccination. Ce tableau présente des données sur le nombre de cas de maladies au Canada avant et après l’introduction de la vaccination.

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Les vaccins sont-ils sécuritaires?

Oui. Les vaccins sont très sécuritaires. Ils sont fabriqués selon des normes de sécurité très sévères. Cependant, ils peuvent, parfois, causer des effets secondaires.

Les effets secondaires des vaccins sont le plus souvent mineurs, par exemple une fièvre légère ou une sensibilité au site d’injection. Ces effets sont temporaires et constituent des réactions normales de l’organisme au vaccin. Par contre, dans de très rares cas, des effets comme des réactions allergiques graves peuvent survenir après la vaccination, comme après la consommation d’un nouvel aliment. La personne qui administre le vaccin peut traiter sur place cette réaction allergique. C’est pourquoi il est recommandé de demeurer sur place au moins quinze minutes après avoir reçu un vaccin.

Les effets secondaires des vaccins font constamment l’objet d'une surveillance au Québec et partout dans le monde. Celle-ci effectuée permet de détecter les effets inattendus, graves ou rares et d’intervenir au besoin. De plus, les vaccins continuent de s’améliorer grâce à la recherche. Par exemple, le vaccin contre la coqueluche qui était utilisé dans les années 1950 a été remplacé par un vaccin qui cause beaucoup moins d’effets secondaires.

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La vaccination est-elle obligatoire au Québec?

Non, mais elle est fortement recommandée. La vaccination est le meilleur moyen de se protéger contre les maladies évitables par la vaccination. En se faisant vacciner, on évite aussi de transmettre une maladie contagieuse aux personnes qui ne peuvent recevoir le vaccin. La vaccination demande un consentement éclairé. Le refus de la vaccination doit aussi résulter d’une décision éclairée.

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Comment décide-t-on de mettre sur pied un programme de vaccination?

Au Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux décide des vaccins à offrir à la population à la lumière des avis du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) de l’Institut national de santé publique. Pour prendre les meilleures décisions, le Comité et le Ministère se basent sur plusieurs critères, dont :

  • la maladie (le nombre de personnes qui la contractent, sa gravité, ses conséquences, sa fréquence, les groupes atteints, les autres modes de prévention existants, etc.);
  • l’accessibilité du vaccin;
  • les demandes de la population et l'évaluation clinique des professionnels de la santé;
  • les objectifs visés (le désir de contrôler la maladie plus ou moins rapidement);
  • l’efficacité du vaccin;
  • les coûts de la vaccination versus les coûts médicaux et sociaux associés à la maladie et à ses complications;
  • la disponibilité des ressources humaines et financières.

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Comment établit-on un calendrier de vaccination?

Pour un vaccin en particulier, le calendrier de vaccination est établi sur la base des principes suivants :

  • les groupes d’âge à vacciner sont ceux pour qui les risques de contracter la maladie sont les plus élevés;
  • le vaccin doit être administré à l’âge où le risque de contracter la maladie est le plus important;
  • le vaccin doit être efficace à l’âge auquel il est administré;
  • le nombre de doses administrées doit amener une protection à court terme;
  • la nécessité et le moment d’un rappel doivent être évalués pour amener une protection à long terme.

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Pourquoi le calendrier québécois de vaccination diffère-t-il des calendriers d’autres provinces canadiennes ou d’autres pays?

Parce que les autorités de santé publique peuvent prendre des décisions différentes par rapport aux critères sur lesquels elles se basent afin de déterminer quels vaccins elles offriront à la population. Pour déterminer les vaccins à offrir à la population, les autorités de santé publique évaluent plusieurs critères, dont :

  • le nombre de personnes qui contractent la maladie, ce nombre pouvant différer d’un endroit à l’autre;
  • la maladie elle-même (sa gravité, ses conséquences, sa fréquence, les groupes atteints, les autres modes de prévention existants, etc.);
  • les demandes de la population et l'évaluation clinique des professionnels de la santé;
  • les objectifs visés (le désir de contrôler la maladie plus ou moins rapidement); 
  • les coûts de la vaccination versus les coûts médicaux et sociaux associés à la maladie et à ses complications;
  • la disponibilité des ressources humaines et financières.

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Pertinence de la vaccination

Les maladies infectieuses n’étaient-elles pas en voie de disparaître bien avant l’arrivée des vaccins?

Non. Avant l’arrivée des vaccins, les maladies infectieuses avaient commencé à diminuer grâce à l’amélioration des conditions de vie, mais elles n’étaient pas en voie de disparaître. C’est avec les vaccins que certaines maladies infectieuses sont devenues rares et que d’autres ont disparu. Par exemple, au cours des dernières années, la cause la plus importante des méningites bactériennes chez les enfants, Haemophilus influenzae de type b, a connu une importante diminution. Pourtant, les conditions de vie sont restées les mêmes. Ainsi, seule la vaccination peut expliquer cette baisse.

Pour des données sur les résultats des programmes de vaccination, vous pouvez consulter le tableau intitulé Données canadiennes sur les résultats de certains programmes de vaccination. Ce tableau illustre l’efficacité des programmes de vaccination en présentant le nombre de cas de maladies au Canada avant et après l’introduction de la vaccination.

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Qu’arriverait-il si nous cessions de vacciner?

Si nous cessions de vacciner, les maladies infectieuses réapparaîtraient rapidement et se répandraient. C’est ce que nous démontre l’expérience de plusieurs pays. En Irlande, notamment, la couverture vaccinale contre la rougeole est tombée à 76 % après des allégations établissant un lien entre le vaccin et l’autisme, allégations qui se sont révélées erronées. Le nombre de personnes infectées par la maladie est passé de 148 en 1999 à 1 603 en 2000, et 3 enfants sont décédés des complications de la maladie.

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Pourquoi vacciner contre des maladies qui ont pratiquement disparu de notre pays?

Même si certaines maladies infectieuses sont devenues rares ici, les maladies évitables par la vaccination sont toujours présentes chez nous. Le tétanos, notamment, continuera toujours d’exister parce qu’il est causé par une bactérie vivant dans le sol. De plus, les maladies évitables par la vaccination sont très fréquentes dans plusieurs pays. Elles peuvent être attrapées au cours d’un voyage. Elles peuvent également être ramenées ici par des personnes en provenance de ces pays. Il est donc important de continuer à se protéger contre ces maladies.

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Pourquoi faire vacciner mon enfant si la plupart des autres personnes sont vaccinées et ne peuvent lui transmettre la maladie?

Parce que les enfants non vaccinés risquent plus que quiconque de contracter une maladie contagieuse, même dans des pays où un très grand nombre de personnes sont vaccinées. Par exemple, aux États-Unis, on a démontré que, par rapport aux enfants vaccinés, les enfants non vaccinés avaient un risque de 22 à 35 fois plus élevé de contracter la rougeole et un risque 6 fois plus élevé de contracter la coqueluche. Les enfants non vaccinés risquent par ailleurs de transmettre des maladies contagieuses aux enfants qui ne peuvent recevoir de vaccin ou à ceux qui ne sont que partiellement immunisés, en particulier les tout-petits.

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Pourquoi vacciner mon enfant contre une maladie qui semble sans conséquences comme la varicelle?

Parce que la varicelle peut avoir des conséquences graves. Chaque année au Québec, avant l’implantation du programme de vaccination contre la varicelle, des centaines d’enfants étaient hospitalisés à cause des complications de cette maladie dont certaines peuvent entraîner la mort.

La varicelle peut notamment causer des infections cutanées, une otite, une pneumonie et une infection du sang. La varicelle augmente de beaucoup le risque d’une infection grave causée par un streptocoque, incluant la maladie de la bactérie mangeuse de chair.

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Les vaccins ne sont-ils pas qu’une façon de plus d’enrichir l’industrie pharmaceutique?

Les vaccins sont un moyen indispensable et incontournable d'améliorer la santé de la population. Que leur fabrication soit rentable ou non pour les compagnies pharmaceutiques, les conséquences sur la santé seraient inacceptables s’ils cessaient d’être fabriqués.

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Solutions de remplacement

Les infections contractées naturellement ne confèrent-elles pas une meilleure protection que les vaccins?

Oui, pour la plupart des maladies, l’infection contractée naturellement confère une meilleure protection que les vaccins. Mais à quel prix! Les maladies évitables par la vaccination s’accompagnent de souffrances, de complications et de séquelles, et peuvent même entraîner la mort. La protection naturelle est beaucoup plus risquée que les vaccins et leurs effets secondaires. Le vaccin a aussi l’avantage de parfois protéger contre plusieurs souches de la maladie. Lorsqu’on contracte une maladie, on ne contracte qu’une de ses souches à la fois. La protection naturelle ne vaut donc que pour cette souche.

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Les risques de la maladie naturelle dépassent-ils les effets secondaires possibles de la vaccination?

Effectivement, dans tous les cas, les risques graves associés aux vaccins sont beaucoup plus rares que ceux qui sont liés aux maladies.

Pour en savoir plus, consulter le Tableau synthèse : Comparaison des symptômes des maladies, de leur durée, de leurs complications possibles et des réactions possibles aux vaccins selon la chronologie du calendrier de vaccination du Québec.

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Existe-t-il des solutions de remplacement aux vaccins (ex. : allaitement, saine alimentation, homéopathie)?

Non. À part l’infection elle-même, seul le vaccin peut stimuler la formation, dans l’organisme, d’anticorps spécifiques contre un virus ou une bactérie.

Une alimentation saine contribue au bon fonctionnement des mécanismes de défense générale de l’organisme. Elle aide à combattre les infections, mais ne permet pas de les éviter.

L’allaitement maternel procure une certaine protection contre de nombreuses infections comme le rhume, les otites et la diarrhée. Toutefois, il ne protège que partiellement et pour une courte durée les nourrissons contre les maladies que la vaccination permet d’éviter.

Les herbes médicinales, l’homéopathie et les vitamines ne remplacent pas les vaccins.

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Pourquoi avons-nous besoin de vaccins si nous avons de meilleures conditions d’hygiène et de salubrité ici, au Canada?

Parce que l’amélioration des conditions de vie diminue les risques d’infection et de transmission, mais ne les annule pas. Dans plusieurs pays où les conditions de vie sont semblables aux nôtres, les maladies évitables par la vaccination connaissent un regain lorsque le nombre de personnes vaccinées a baissé. 

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Inquiétudes quant au nombre de vaccins

Les vaccins peuvent-ils épuiser ou surcharger le système immunitaire?

Non. Les vaccins ne représentent qu’une très petite fraction des antigènes contre lesquels le système immunitaire se défend naturellement tous les jours. De plus, les vaccins n’utilisent qu’une infime partie de la mémoire du système immunitaire.

Dès la naissance, le corps humain se défend naturellement contre des milliers d’antigènes présents dans l’eau, dans l’air, dans les aliments, sur les objets, et ce, quotidiennement. Lorsqu’ils pénètrent dans l’organisme, les antigènes provoquent une réaction du système immunitaire. Celui-ci se met à produire des anticorps spécifiques contre l’antigène et mémorise sa réaction pour le reconnaître ultérieurement et l’éliminer.

Les scientifiques estiment que le système immunitaire des nourrissons peut réagir à 10 000 antigènes différents à la fois et qu’il pourrait éventuellement reconnaître des centaines de milliers, voire des millions de micro-organismes différents et y réagir.

Les vaccins pour adultes et pour enfants n’utilisent qu’une infime partie de la mémoire du système immunitaire. De plus, même si les enfants reçoivent plus de vaccins qu’autrefois, la quantité totale d’antigènes présents dans les vaccins est beaucoup plus faible qu’avant. Par exemple, en 1980, les vaccins du calendrier régulier, au nombre de 4, contenaient environ 3 041 antigènes en tout. En 2000, les 11 vaccins du calendrier régulier en comptaient au total 126.

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Existe-t-il un nombre maximal de vaccins ou d’injections que l'on peut donner aux enfants au cours d’une même visite?

Non, il n’existe pas vraiment de nombre maximal de vaccins que l’on peut administrer en même temps à un enfant. En donnant plusieurs vaccins simultanément, on protège les enfants plus tôt contre un plus grand nombre de maladies et on épargne aux parents le temps ainsi que les frais liés à des consultations répétées. Ne sont cependant administrés en même temps que les vaccins qui sont inoffensifs et efficaces lorsqu’ils sont donnés ensemble.

Le fait de donner plusieurs injections à l'occasion d’une même visite n’augmentera pas la fréquence, l’intensité ou la gravité des effets secondaires. De plus, le traitement de l’inconfort de l’enfant sera le même, qu’il ait reçu une ou plusieurs injections. Bien entendu, lorsque c’est possible, on privilégie les vaccins visant à contrer plusieurs maladies (ex. : le DCaT-Polio-Hib, qui protège contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et les infections à Hæmophilus influenzæ de type b). Avec les vaccins combinés, on diminue le nombre d’injections et l’inconfort de l’enfant.

Par ailleurs, on continue de chercher d’autres méthodes d’administration efficaces et sécuritaires, par exemple la voie orale ou la vaporisation nasale, car l’objectif est de protéger, non de faire souffrir inutilement.

Pour plus d’informations sur les injections multiples, vous pouvez consulter le dépliant Les injections multiples – Plus d’une injection : plus d’un avantage! Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.

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Mon enfant est si petit. Pourquoi ne pas commencer à le faire vacciner après l’âge de 1 an?

Parce que le risque de contracter plusieurs maladies est majeur dans la première année de vie (ex. : méningite à Haemophilus influenzae de type b, coqueluche, infection à pneumocoque).

Il est recommandé de suivre le calendrier proposé par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour que l’enfant soit protégé au moment où il en a le plus besoin. Même si l’idée de faire piquer son enfant nous déplaît, il faut penser qu’on peut lui éviter des moments beaucoup plus difficiles et même des séquelles.

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Risques de la vaccination

Est-il vrai que les vaccins peuvent causer des maladies graves?

En réalité, les vaccins sont parmi les outils les plus sécuritaires de la médecine moderne. Ils sont par contre des cibles faciles pour expliquer l’apparition d’une maladie ou d’un problème de santé parce que, notamment :

  • un vaccin est un produit administré à une personne en bonne santé, souvent un tout-petit, pour prévenir et non pour traiter une maladie. De ce fait, le seuil de tolérance des parents aux effets secondaires possibles chez leur enfant est très bas;
  • plusieurs maladies ou syndromes se manifestent naturellement dans les tranches d’âge où l’enfant reçoit plusieurs vaccins. L’apparition de ces maladies dans la même période que la vaccination est le fruit du hasard. Toutefois, le lien de cause à effet faussement établi par les parents est d’autant plus compréhensible que la médecine n’a souvent pas d’explication pour bon nombre de ces maladies.

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Est-ce qu’il faut avoir peur des effets secondaires tels que la fièvre et la douleur ou des autres réactions possibles après la vaccination?

Comme beaucoup de médicaments, les vaccins peuvent parfois provoquer des effets secondaires, le plus souvent mineurs. Par exemple, beaucoup de personnes éprouvent une sensibilité douloureuse au point d’injection, alors que certaines ressentent des malaises ou ont une fièvre, légère ou modérée. Ces effets sont temporaires et constituent des réactions normales de l’organisme au vaccin. Par contre, dans de très rares cas, des réactions allergiques graves peuvent survenir après la vaccination, comme après la consommation d’un nouvel aliment auquel la personne est allergique. Ces réactions allergiques graves peuvent être traitées sur place par la personne qui administre le vaccin.

Au Québec, les réactions graves, rares ou inattendues qui sont associées aux vaccins sont détectées grâce à un système de surveillance mis en place.

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Comment démêler le vrai du faux?

Pour établir un lien de cause à effet entre un vaccin et une maladie, les scientifiques doivent étudier rigoureusement plusieurs critères. Ils doivent notamment considérer la relation de temps (le vaccin a précédé la maladie). Cette relation de temps est essentielle, mais non suffisante, sinon les scientifiques en arriveraient souvent à des conclusions erronées.

Par exemple, le fait que les premières dents apparaissent souvent en même temps que l’administration de la troisième dose du vaccin contre la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et les infections graves à HIB (DCaT-Polio-Hib) ne signifie pas que le vaccin entraîne la poussée des dents. De même, le fait que les enfants commencent à marcher peu après avoir reçu le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) ne veut pas dire que le vaccin en est la cause.

Ainsi, les scientifiques doivent aussi vérifier si le problème est plus fréquent chez les personnes vaccinées que chez celles qui ne le sont pas. De plus, les conclusions d’une étude doivent être confirmées par d’autres études menées ailleurs dans le monde.

Les travaux scientifiques réalisés à l’échelle mondiale sur les risques associés aux vaccins montrent clairement que :

  • le vaccin RRO (contre la rougeole, la rubéole et les oreillons) ne cause pas l’autisme ni les maladies inflammatoires de l’intestin;
  • le thimérosal (un agent de conservation) ne cause pas l’autisme;
  • le vaccin contre la coqueluche n’entraîne pas de lésions au cerveau;
  • le vaccin contre l’hépatite B ne cause pas la sclérose en plaques ni des rechutes chez les personnes atteintes de cette maladie et ne cause pas le syndrome de fatigue chronique;
  • les vaccins administrés aux enfants n’augmentent pas le risque d’asthme ou d’allergies;
  • les vaccins ne causent pas le syndrome de mort subite du nourrisson;
  • les vaccins ne causent pas le cancer ni le diabète de type 1;
  • les vaccins contre la grippe ne causent pas la paralysie de Bell (paralysie faciale).

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Le vaccin contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) peut-il causer l’autisme ou d’autres troubles du développement?

Non. Plusieurs études effectuées aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Danemark et au Québec, auprès de centaines de milliers d’enfants, le démontrent.

Si l’autisme est souvent faussement associé au vaccin RRO, c’est à cause de l’âge auquel cette maladie est diagnostiquée. L’autisme est habituellement diagnostiqué entre 18 et 30 mois, et les enfants reçoivent le vaccin RRO à 12 et à 18 mois.

Depuis les années 1990, le taux d’autisme a augmenté dans bon nombre de pays. Cette augmentation n’est toutefois pas attribuable au vaccin RRO. Elle est due au fait que les troubles envahissants du développement sont maintenant considérés comme une forme d’autisme. De plus, la maladie est mieux connue des professionnels de la santé et davantage diagnostiquée par eux.

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Le thimérosal contenu dans les vaccins peut-il entraîner l’autisme ou d’autres troubles du développement?

Non. Le thimérosal ne cause pas l’autisme ni d’autres troubles du développement.

Le thimérosal est un dérivé du mercure. Utilisé comme agent de conservation, il entre dans la composition de certains vaccins. Cette forme de mercure n’est pas dangereuse.

La forme de mercure qui peut provoquer des lésions cérébrales et nerveuses graves si elle est ingérée en grande quantité est le méthylmercure. Le thimérosal, une fois dans l’organisme, se transforme en un produit différent appelé éthylmercure. Contrairement au méthylmercure, l’éthylmercure est éliminé rapidement de l’organisme et risque peu de s’y accumuler.

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Est-ce vrai que l’aluminium contenu dans certains vaccins est toxique?

Les vaccins peuvent contenir des sels d’aluminium, mais la quantité d’aluminium contenue dans un vaccin équivaut à moins de 1 mg par dose. Cette quantité ne cause aucun tort à l’être humain selon ce qui a été observé. De bien plus grandes quantités de sels d’aluminium sont absorbées par l’organisme lorsqu’une personne prend des antiacides (par exemple, de 200 à 400 mg d’hydroxyde d’aluminium par comprimé), sans entraîner d’effet secondaire appréciable.

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Les vaccins peuvent-ils transmettre des maladies animales aux êtres humains?

Comme les vaccins sont des produits biologiques, il faut parfois utiliser des cellules animales pour les produire. Ce procédé est soumis à une réglementation stricte de façon à ce que les vaccins ne présentent aucun risque pour la santé humaine. Pendant leur fabrication, les vaccins sont purifiés et toutes les cellules animales en sont éliminées. De plus, on soumet chaque lot de vaccins à des tests pour s’assurer qu’il ne contient aucun agent infectieux.

Du sérum de bovins est parfois utilisé dans la fabrication de certains vaccins au Canada. Les scientifiques de plusieurs pays ont étudié le risque d’exposition à la maladie de la vache folle par la vaccination. Le risque est de 1 sur 40 milliards de doses. Malgré ce risque extrêmement faible, les fabricants de vaccin s’efforcent de trouver des composants qui pourraient remplacer le sérum de bovins.

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Est-on en mesure de détecter des effets secondaires inattendus?

Oui, le Québec a mis en place des systèmes de surveillance qui permettent la détection des effets inattendus, graves ou rares.

Ainsi, les médecins et les infirmières doivent déclarer aux autorités de santé publique les effets inhabituels survenant après la vaccination. Le programme québécois est en lien avec le programme canadien de l’Agence de la santé publique du Canada et avec le programme international de l’Organisation mondiale de la santé.

La détection d’effets secondaires inhabituels conduit à des recherches plus précises sur ces phénomènes et à l’adoption de mesures appropriées. Voici des exemples récents :

  • syndrome oculo-respiratoire et vaccin contre l’influenza : détecté en premier lieu au Québec, en 2000, à une fréquence de 46,6 cas pour 100 000 doses distribuées, a conduit à des modifications dans le processus de fabrication du vaccin; afin de diminuer le risque de présenter ce syndrome;
  • méningite et vaccin Trivirix (contre la rougeole, la rubéole et les oreillons) : détecté au Canada en 1988, à une fréquence de 1 cas pour 62 000 doses distribuées, a entraîné le retrait du vaccin du marché.

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Qu’est-ce que le Programme d’indemnisation des victimes d’une vaccination?

Bien que les vaccins soient très sécuritaires, il arrive, dans des cas extrêmement rares, que des effets indésirables se produisent. Le Programme d’indemnisation des victimes d’une vaccination a été instauré en 1985 par le gouvernement du Québec en vertu de la Loi sur la santé publique. Ce programme permet à la victime d’un préjudice corporel causé par la vaccination de pouvoir être indemnisée par le ministre de la Santé et des Services sociaux. Le Québec est la seule province à avoir implanté un programme de cette nature.

Dans la Loi sur la santé publique, le terme victime est défini de la façon suivante : « La personne vaccinée, la personne qui contracte la maladie d’une personne vaccinée ou le fœtus de l’une ou l’autre de ces personnes, ou, s’il y a décès, la personne qui a droit à une indemnité de décès. » Quant à l’expression préjudice corporel, elle est définie ainsi dans la Loi : « Préjudice permanent grave, physique ou mental, incluant le décès. »

Voici les grandes lignes du programme d’indemnisation :

  • la vaccination doit avoir eu lieu au Québec;
  • les produits visés sont des vaccins ou des immunoglobulines contre des maladies ou des infections déterminées par règlement;
  • l’indemnisation se fait sans égard à la responsabilité de quiconque.

Pour plus de renseignements, vous pouvez consultez la section Indemnisation.

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