La communauté scientifique considère que le virus A(H5N1) pourrait éventuellement provoquer une pandémie d'influenza, compte tenu de sa virulence et de la proximité physique entre les humains et la volaille, dans de nombreux pays. En effet, une telle proximité augmente le risque que les gènes du virus aviaire se recombinent.
En se combinant à un virus humain de la grippe, le virus A(H5N1) pourrait alors se transmettre plus facilement d’un animal à l’humain et, par la suite, de personne à personne. Il pourrait alors être la cause d'une pandémie. Sans immunité naturelle contre ce virus, et en l’absence de vaccin, les humains seraient hautement vulnérables à ce virus qui deviendrait ainsi une menace importante pour la santé de la population.
Si le virus de la grippe A(H1N1)pdm09 a récemment pris le pas sur celui de la grippe A(H5N1), le virus de la grippe aviaire est toujours à surveiller. Sa virulence justifie la vigilance des autorités sanitaires à son sujet.
Pour contenir l’épizootie, épidémie d’une maladie animale de grippe aviaire, les autorités de santé publique et de santé animale dans le monde font régulièrement abattre les volailles suspectées d’avoir été en contact avec le virus. Ils instaurent des zones de quarantaine autour des élevages atteints et dans les régions où des foyers de grippe aviaire sont apparus et resserrent, à titre préventif, leurs mesures de biosécurité ainsi que leurs règlements d’importation et d’exportation de volailles.
L’objectif de ces mesures est d’éviter que l’épizootie de grippe A(H5N1) continue de se développer et de se propager chez les oiseaux. Cette croissance entraînerait des conséquences économiques graves pour les éleveurs, ainsi que des problèmes d’approvisionnement alimentaire importants, en particulier dans les pays où la volaille représente la principale source d’alimentation.
Le Québec a mis en place des activités de surveillance de la grippe aviaire sur son territoire. Il a instauré des mesures permettant de détecter rapidement sa présence afin d’en limiter l’expansion, le cas échéant. Pour ce faire, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation a entrepris les actions suivantes :
Mise à jour le 23 novembre 2011