La maladie de Lyme est causée par la bactérie Borrelia burgdorferi. Elle se transmet par une piqûre de tique infectée par la bactérie. Si elle n’est pas soignée au stade aigu, cette maladie peut affecter directement ou indirectement plusieurs organes du corps humain. Elle évolue alors pendant plusieurs mois ou plusieurs années avec des effets variables, selon les personnes atteintes.
Cette maladie a été décrite pour la première fois en 1977 lorsque plusieurs cas d'arthrite ont été rapportés chez des enfants de la ville de Lyme, au Connecticut.
Dans l'est du Canada et sur la côte atlantique des États-Unis, il existe plusieurs espèces de tiques. Toutefois, la seule espèce présente qui peut transmettre la maladie de Lyme est la tique Ixodes scapularis, aussi appelée « tique du chevreuil » ou « tique à pattes noires ».
Les personnes qui se font piquer par une tique infectée par la bactérie Borrelia burgdorferi peuvent contracter la maladie de Lyme. Pour transmettre la maladie, la tique doit rester accrochée à la peau. Le risque de transmission est faible si la tique reste accrochée moins de 24 heures et il augmente progressivement par la suite. Il est donc important de retirer la tique le plus rapidement possible.
Le fait d'avoir déjà eu la maladie de Lyme ne protège pas contre une nouvelle infection.
Les premiers symptômes de la maladie de Lyme se manifestent généralement entre 3 et 30 jours après la piqûre par une tique infectée. Le signe le plus précoce est une rougeur sur la peau à l’endroit de la piqûre. Cette rougeur s'agrandit de jour en jour et dépasse généralement 5 cm de diamètre. Cette lésion est appelée érythème migrant. Elle n’est habituellement pas douloureuse et est présente dans 60 à 80 % des cas d’infection. À ce stade, certaines personnes peuvent faire de la fièvre et ressentir de la fatigue, des maux de tête, une raideur à la nuque ou des douleurs musculaires.
En l’absence de traitement, la maladie peut affecter un ou plusieurs organes du corps dans les semaines, les mois ou les années qui suivent la piqûre. Il peut s’agir de lésions multiples à la peau, de douleurs articulaires inhabituelles, de sensations d’engourdissement, de faiblesse ou de paralysie. La maladie de Lyme peut être traitée avec des antibiotiques. Un traitement précoce empêchera la manifestation des symptômes tardifs plus graves.
En présence de ces symptômes, communiquer avec Info-Santé 8-1-1 ou consulter un médecin.
Depuis 2004, une soixantaine de personnes ont reçu un diagnostic de maladie de Lyme confirmé par un test de laboratoire. La majorité d’entre elles ont contracté l’infection au cours d'un séjour à l'extérieur de la province. À ce jour, une dizaine de personnes ont acquis cette maladie au Québec.
Le risque de contracter la maladie de Lyme pourrait augmenter dans les prochaines années, si le nombre de tiques continue d’augmenter au Québec et que la population humaine est davantage exposée à leurs piqûres. C'est pourquoi il devient important d'appliquer des mesures préventives.
Au Canada, c’est en Ontario et en Nouvelle-Écosse que le risque de contracter la maladie de Lyme est le plus élevé. Toutefois, le nombre d’infections dans ces provinces est beaucoup plus faible que dans les états américains voisins.
Aux États-Unis, plusieurs états sont touchés par la maladie de Lyme. Environ 20 000 infections sont signalées chaque année. Elles sont surtout rapportées dans les états du nord-est et du centre-nord, soit : Maine, New Hampshire, Vermont, New York, Massachusetts, Connecticut, Rhode Island, New Jersey, Delaware, Pennsylvanie, Maryland, Wisconsin et Minnesota.
Les voyageurs qui fréquentent la côte ouest des États-Unis ou la Colombie-Britannique courent moins de risques de contracter la maladie, car la tique vectrice, Ixodes pacificus, est plus rarement infectée. Toutefois, on recommande à ces voyageurs d’appliquer les mesures préventives lorsqu’ils marchent en forêt ou dans les hautes herbes.
La tique est un petit parasite qui se nourrit du sang des animaux ou des humains. Elle a quatre paires de pattes, comme une araignée. Son dos est recouvert d’une partie dure qui couvre le corps partiellement ou totalement, selon le stade de développement. Avant qu’elle se nourrisse, sa taille peut varier entre 1 et 3 mm, selon son stade de développement et son sexe. La tique peut tripler de volume lorsqu’elle est gorgée de sang, ce qui permet de la déceler plus facilement en cas de piqûre. Les piqûres de tique ne causent habituellement pas de douleur.

Source : LSPQ-INSPQ.
Les tiques I. scapularis vivent surtout dans les zones boisées et tempérées de l'est des États-Unis, de l'Ontario et de la Nouvelle-Écosse. On les retrouve aussi au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et au Québec. Les tiques sont transportées d’un endroit à l’autre par des oiseaux ou des animaux migrateurs.
Le nombre de tiques I. scapularis est en augmentation dans certaines régions de la province. En Montérégie, des études récentes confirment que la tique I. scapularis survit et se reproduit dans quelques sites, particulièrement dans le sud de cette région, près de la frontière américaine. Actuellement, c’est dans cette région que ces tiques sont les plus nombreuses. Des recherches sont en cours pour permettre de suivre l'évolution de ces populations de tiques au Québec.
En moyenne, 10 % des tiques I. scapularis identifiées par le Laboratoire de santé publique du Québec (LSPQ) sont infectées par la bactérie qui cause la maladie de Lyme. Les tiques analysées ont été retrouvées sur des humains ou sur leurs animaux de compagnie.

Source : LSPQ-INSPQ.
Des tiques femelles et mâles ainsi que des larves et des nymphes ont été récoltées au Québec.
Les tiques ne sautent pas, mais elles s’agrippent à la végétation, à la peau des animaux ou à des humains. Elles s’agrippent surtout au cours des promenades dans les boisés, dans les buissons et dans de hautes herbes situés à proximité de ces boisés. Pour éloigner les tiques de l’environnement immédiat, il est recommandé de couper l’herbe et de dégager la végétation autour des aires de jeu chez soi et dans les espaces publics.
Pour prévenir les piqûres de tique, il faut :
Le meilleur moyen de retirer une tique fixée à la peau demeure l’utilisation d’une pince fine, par exemple, une pince à écharde. Il ne faut pas utiliser directement les doigts ou les ongles.
Voici la marche à suivre :

Source : INSPQ.
Le retrait d’une tique accrochée à la peau se fait à l’aide d’une pince qui serre la tique le plus près possible de la peau.
Agence de la santé publique du Canada ![]()
Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail ![]()
Institut national de santé publique du Québec
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Mise à jour le 21 juillet 2011