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Initiative des amis des bébés

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Reconnue à travers le monde, l’Initiative des hôpitaux amis des bébés (IHAB) est un programme de qualité des soins reposant sur des preuves d’efficacité. Plusieurs études ont en effet démontré les effets positifs de ce programme sur la durée et l’exclusivité de l’allaitement maternel ainsi que sur la santé des bébés.

L’IHAB est une stratégie mondiale lancée en 1991 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Elle faisait suite à une déclaration conjointe, en 1989, sur l’allaitement et les services de maternité, dans laquelle s’inscrivaient les « Dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel ».

Cette initiative vise la création de milieux de soins où l’allaitement maternel constitue la norme. Elle a pour but d’assurer à chaque enfant le meilleur départ possible dans la vie. Au Canada, l’IHAB est devenue l’Initiative des amis des bébés (IAB), de façon à montrer que le programme favorise la mise en place de pratiques favorables à l’allaitement non seulement dans les services de maternité, mais aussi dans les autres milieux fréquentés par les mères, les pères et les familles.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux appuie la volonté de l’OMS et de l’UNICEF d’encourager les établissements de santé à mettre en place les normes internationales proposées par l’IAB. Il en a d’ailleurs fait sa principale stratégie pour améliorer la situation de l’allaitement au Québec. Ainsi, l’IAB fait partie des mesures prévues dans son Programme national de santé publique 2003-2012 − Mise à jour 2008 et dans sa Politique de périnatalité 2008-2018 − Un projet porteur de vie.

Expérience des familles

Dans un établissement « Ami des bébés », toutes les mamans et leurs bébés profitent de l’Initiative, que l’enfant soit allaité ou non. La femme enceinte ou la nouvelle maman reçoit l’information nécessaire pour prendre une décision éclairée quant à la manière de nourrir son bébé. Après la naissance, tout sera mis en œuvre pour laisser l’enfant avec sa mère 24 heures sur 24 et pour favoriser le contact peau à peau. Le personnel a été formé pour soutenir la maman, quel que soit le lait qu’elle donne à son bébé, et l’aider à reconnaître les signes de faim.

Établissements « Amis des bébés »

Dans le monde, près de 20 000 établissements de santé, répartis dans plus de 156 pays, ont été certifiés « Amis des bébés » au cours des vingt dernières années. Les services de périnatalité peuvent être offerts par un centre local de services communautaires (CLSC) et différents types de centres accoucheurs tels que l’hôpital ou la maison de naissance d’un centre de santé et de services sociaux (CSSS) et l’hôpital hors CSSS. Au Québec, la certification a été accordée à des centres accoucheurs, CLSC et CSSS. Certains CSSS ont certifié leurs installations en totalité ou en partie.

Liste des établissements « Amis des bébés » par région (mise à jour le 5 mars 2014) :

01 - Bas-Saint-Laurent

  • CSSS de La Mitis
  • CSSS de Kamouraska

03 - Capitale-Nationale

  • CSSS de Charlevoix
    • Hôpital de La Malbaie

04 - Mauricie et Centre-du-Québec

  • CSSS de Bécancour-Nicolet-Yamaska
    • Maison de naissance de la Rivière

05 - Estrie

  • CSSS des Sources
  • CSSS du Val-Saint-François

06 - Montréal

  • CSSS de Dorval-Lachine-LaSalle
    • CLSC de LaSalle
    • CLSC de Dorval-Lachine
  • CSSS de l’Ouest-de-l’Île
    • CLSC de Pierrefonds
    • CLSC du Lac-Saint-Louis
    • Maison de naissance du CLSC du Lac-Saint-Louis
  • Centre hospitalier de St.Mary
  • CSSS de la Montagne
  • CSSS de Saint-Léonard et Saint-Michel

07 - Outaouais

  • CSSS de Gatineau
    • Maison de naissance de l'Outaouais

08 - Abitibi-Témiscamingue

  • CSSS du Témiscamingue
    • Point de service de Témiscaming-et-de-Kipawa

15 - Laurentides

  • CSSS des Sommets
  • CSSS de Thérèse-De Blainville
  • CSSS d’Argenteuil
  • Centre de santé de Kanesatake

16 - Montérégie

  • CSSS de Vaudreuil-Soulanges
  • CSSS Champlain-Charles-Le Moyne
    • CLSC Samuel de Champlain
    • CLSC Saint-Hubert
  • CSSS Richelieu-Yamaska
    • CLSC de Beloeil
    • CLSC de Saint-Bruno de Montarville
  • CSSS de la Haute-Yamaska
    • CLSC Bromont
    • CLSC Saint-Joseph
    • CLSC Waterloo
    • CLSC Yvan-Duquette
  • CSSS Pierre-Boucher
    • CLSC des Seigneuries
    • CLSC de Longueuil-Ouest
    • CLSC Simonne-Monet-Chartrand
  • CSSS Jardins-Roussillon
    • Centre hospitalier Anna-Laberge
    • CLSC Châteauguay
    • CLSC Kateri
  • CSSS La Pommeraie
  • CSSS Haut-Richelieu-Rouville
    • Maison de naissance
    • CLSC Vallée des Forts

Pour de plus amples renseignements, communiquer avec l’un ou l’autre des établissements «Amis des bébés».

Certification « Ami des bébés »

À l’instauration du programme, la certification « Ami des bébés » des établissements était sous la responsabilité du Comité canadien en allaitement. Depuis 2008, elle relève du Ministère.

L’évaluation externe d’un établissement offrant des services en périnatalité est effectuée sur la base des critères de l’Initiative. Ceux-ci portent notamment sur la formation du personnel, la qualité de l’enseignement fait aux parents, le contrôle de la publicité sur les préparations commerciales pour nourrisson ainsi que l’organisation des soins aux mères et aux nouveau-nés. Si l’établissement satisfaisait à ces critères, la certification lui est accordée.
 
Au Québec, la certification peut être accordée à un centre accoucheur (hôpital ou maison de naissance), à un CLSC ou à un CSSS. À l’occasion de l’évaluation d’un CSSS, les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) sont aussi visités. Les évaluateurs s’assurent ainsi que ces centres offrent un milieu accueillant aux bébés allaités. La certification est d’une durée de cinq ans.

Pour obtenir une reconnaissance officielle « Ami des bébés », un établissement doit :

  • appliquer les Dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel ;
  • respecter le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel ;
  • atteindre le taux d’allaitement fixé par le programme ;
  • traverser avec succès le processus de l’évaluation externe.

Pour poser toute question sur les critères d’évaluation ou le processus d’agrément IAB et pour déposer une demande de préévaluation ou d’évaluation, il faut envoyer un courriel à l’adresse suivante : agrementiab@msss.gouv.qc.ca.

Dix conditions

L’OMS et l’UNICEF ont adopté une déclaration conjointe intitulée les « Dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel ». Celles-ci sont destinées aux services de santé, dont le rôle est déterminant pour encourager l’allaitement au sein, et indiquent les meilleures pratiques à utiliser. Par ailleurs, les recommandations internationales de l’IAB Ce lien ouvre une nouvelle fenetre. ont été révisées en 2009.

Voici les Dix conditions pour le succès de l’allaitement maternel de l’OMS et de l’UNICEF :

  1. Adopter une politique d’allaitement maternel formulée par écrit et systématiquement portée à la connaissance de tout le personnel soignant.
  2. Donner à tout le personnel soignant les compétences nécessaires pour mettre en œuvre cette politique.
  3. Informer toutes les femmes enceintes des avantages de l’allaitement au sein et de sa pratique.
  4. Aider les mères à commencer d’allaiter leur enfant dans la demi-heure suivant la naissance.
    Cette condition est maintenant interprétée de la manière suivante :
    Placer le nouveau-né en contact peau à peau, pendant au moins une heure, immédiatement après sa naissance. Encourager les mères à reconnaître les signes qui démontrent que leur bébé est prêt à téter et offrir de l’aide, au besoin.
  5. Indiquer aux mères comment pratiquer l’allaitement au sein et comment entretenir la lactation même si elles se trouvent séparées de leur nourrisson.
  6. Ne donner aux nouveau-nés aucun aliment ni aucune boisson autre que le lait maternel, sauf indication médicale.
  7. Laisser l’enfant avec sa mère 24 heures par jour.
  8. Encourager l’allaitement au sein à la demande de l’enfant.
  9. Ne donner aux enfants nourris au sein aucune tétine artificielle ou sucette.
  10. Encourager la constitution d’associations de soutien à l’allaitement maternel et leur adresser les mères dès leur sortie de l’hôpital ou de la clinique.

Code

Le Code international de commercialisation des substituts du lait maternel a été adopté à l’occasion de l’Assemblée mondiale de la santé par 118 pays, dont le Canada, en 1981. Ce document contient un ensemble de recommandations dont l’esprit est d’encadrer les activités de commercialisation de tout produit utilisé comme aliment de substitution au lait maternel. Il ne s’applique ni à la production ni à l’utilisation de ces produits. Il a pour but de contribuer à procurer aux nourrissons une nutrition sécuritaire, saine et adéquate tout en protégeant et en encourageant l’allaitement au sein. Il assure une utilisation correcte des substituts du lait maternel lorsque ceux-ci sont nécessaires, sur la base d’une information adéquate et au moyen d’une mise en marché appropriée.

Exemples de produits couverts par le Code :

  • préparations pour nourrisson ;
  • aliments et boissons pour bébés de moins de 6 mois ou en remplacement du lait maternel (céréales, purées, jus, tisanes) ;
  • biberons et tétines.

Résumé du Code :

  • Interdire la promotion des laits artificiels, des tétines et des biberons auprès du grand public.
  • Interdire la distribution d’échantillons gratuits aux femmes enceintes et aux parents.
  • Interdire la promotion des laits artificiels, des tétines et des biberons dans le système de soins de santé (pas d’échantillons ni d’approvisionnement gratuits).
  • Interdire le recours à du personnel payé par les fabricants pour donner des conseils aux parents.
  • Interdire la distribution de cadeaux et d’échantillons personnels aux professionnels de la santé.
  • Interdire la promotion d’aliments commerciaux pour bébés – comme les solides en pot, les céréales, les jus et l’eau embouteillée – afin de ne pas nuire à l’allaitement exclusif.
  • Exiger que les emballages et les étiquettes mentionnent clairement la supériorité de l’allaitement au sein en plus de comporter une mise en garde contre les risques et le coût de l’alimentation artificielle.
  • S’assurer que les fabricants et les distributeurs fournissent aux professionnels de la santé une information scientifique et se limitant aux faits.
  • S’assurer que tous les produits sont de bonne qualité, que la date limite de péremption y est indiquée et que les emballages ne comportent pas de termes comme humanisé ou maternisé.
  • Afin d’éviter les conflits d’intérêts, faire en sorte que les professionnels de la santé qui travaillent auprès des nourrissons et des jeunes enfants ne reçoivent pas de soutien financier (ex. : vacances, invitations à des congrès, etc.) de la part des compagnies de produits alimentaires pour bébés.

Documentation

Professionnels de la santé

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