Santé et Services sociaux Québec
Page précédente    Taille du texte

Virus du Nil occidental (VNO)

Description

Le virus du Nil occidental (VNO) s’attrape par la piqûre de certains moustiques. En Amérique du Nord, le premier cas humain d’infection par le VNO a été déclaré en 1999 dans l’État de New York.

Actuellement, il peut être contracté au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs autres régions du monde. Le virus est présent au Québec depuis 2002.

En Amérique du Nord, les infections causées par le VNO sont saisonnières. Elles surviennent au cours de l’été et se poursuivent jusqu’à l’automne avant les premières gelées.

Au Québec, le risque d’attraper le VNO est plus élevé en ville puisque le principal vecteur du virus (moustique) préfère les milieux urbains, mais il est aussi présent ailleurs. Les personnes âgées de 50 ans et plus ainsi que celles qui ont un système immunitaire affaibli par une maladie sont plus susceptibles de développer des complications à la suite d’une infection par le VNO.

Pour plus d'information, consultez la page Virus du Nil occidental (VNO) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. du Portail santé mieux-être.

Plan d’intervention gouvernemental contre le VNO

À la suite de la recrudescence des cas humains d’infection par le VNO, le ministère de la Santé et des Services sociaux a mis en œuvre le Plan d’intervention gouvernemental 2013-2015 pour la protection de la population contre le VNO en collaboration avec le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ainsi que le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du Territoire. Ce plan d'intervention contient les orientations qui ont été proposées, discutées et adoptées par des experts en matière d’épidémiologie, tant chez l’humain qu’en santé animale et en entomologie. Son principal objectif est de prévenir le nombre de complications et de décès chez l’humain associés au VNO.

La durée du plan d’intervention est de deux ans, mais une mise à jour pour la saison 2014 a été réalisée concernant les interventions à effectuer.

Pour avoir plus d’information, consultez le Plan d’intervention gouvernemental 2013-2015 pour la protection de la population contre le virus du Nil occidental (VNO) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.  ainsi que le Rapport d'activités - Saison 2013 Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Surveillance de cas humains de VNO

Au Québec

Au Québec, une vingtaine de cas d'infection par le VNO ont été déclarés annuellement en 2002 et 2003. Entre 2004 et 2010, le nombre de cas a considérablement diminué avec moins de 5 par année.

Au cours de l’année 2013, 32 cas confirmés d’infection par le VNO ont été déclarés chez des résidents du Québec, dont 24 avec atteintes neurologiques, et 1 décès a été associé au VNO. Il s’agit de la 3e année en importance, après 2012 (133 cas) et 2011 (42 cas). Ces cas sont survenus dans les régions de Montréal, de Laval, de la Montérégie, des Laurentides, de Lanaudière, de Chaudière-Appalaches, de l’Outaouais, de la Mauricie-et-Centre-du-Québec et de la Capitale-Nationale. Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page Surveillance des cas chez les humains.

Ailleurs au Canada et aux États-Unis

L’Agence de la santé publique du Canada met régulièrement à jour les données de surveillance du VNO pour l’ensemble du territoire canadien. L’information sur la surveillance du VNO chez les humains est disponible sur le site de l'Agence de santé publique du Canada Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Aux États-Unis, les données de surveillance des cas humains du VNO sont disponibles sur le site des Centers for Disease Control and Prevention Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.(anglais seulement).

Surveillance entomologique

Les autorités de la santé publique font la surveillance des moustiques dans plusieurs régions du Québec. Ce type de surveillance est aussi appelé surveillance entomologique.

La surveillance entomologique vise à :

  • détecter et documenter la présence de VNO au Québec;
  • établir les zones à risque où la population pourrait être exposée au VNO;
  • déterminer si l’épandage des larvicides a contribué à diminuer les populations de moustiques qui transmettent le VNO à l’humain ainsi que leur taux d’infection par le VNO.

La surveillance entomologique consiste à capturer périodiquement des moustiques à l’aide de pièges placés dans des stations de surveillance. Ces moustiques sont identifiés et triés pour constituer ensuite des échantillons, aussi appelés « pools ». Ces pools seront analysés par des laboratoires afin de vérifier si les moustiques sont porteurs du VNO. Entre juin et octobre 2014, un réseau de surveillance entomologique comprenant 200 stations munies de ces pièges à moustiques seront en activité et réparties dans les régions sociosanitaires de Montréal, de Laval et de la Montérégie.

D’autres activités de surveillance entomologique peuvent être réalisées par d’autres organisations publiques ou privées dans certaines régions du Québec. Les résultats des analyses effectuées par ces organisations ne sont pas inclus dans les données de surveillance du MSSS.

Bien que la surveillance entomologique réalisée dans le cadre de l’intervention gouvernementale s’effectue dans les zones les plus à risque selon nos données historiques de surveillance des cas chez l’humain, au cours des dernières années, des cas ont également été diagnostiqués dans les régions sociosanitaires des Laurentides, de Lanaudière, de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, de la Mauricie-et-Centre-du-Québec ainsi que de l’Outaouais.

Il est donc important de toujours adopter les mesures de protection personnelle, car le fait que l’on ne détecte pas la présence du VNO dans une zone ne veut pas dire qu’il y a absence de risque.

Pour avoir plus d’information sur la surveillance entomologique, consultez la page Données cumulées de la surveillance entomologique (moustiques).

Surveillance animale

Certains animaux peuvent aussi être infectés par le VNO et développer des symptômes. Ces animaux font l’objet d’une surveillance passive de la part des autorités de la santé animale.

La présence d’animaux infectés au Québec indique qu’il peut y avoir des cas humains. Très souvent, des cas d’oiseaux sauvages infectés précèdent les cas humains.

L’information sur les cas d’animaux domestiques infectés par le VNO est recueillie par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.. L’information sur les cas d’oiseaux sauvages infectés est recueillie par le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages (CQSAS) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.. Ces informations sont compilées et partagées ensuite avec les autorités de santé publique.

Épandage de larvicides

Pour la saison 2014, les activités d’épandage de larvicides sont réalisées dans le but d’en évaluer l’efficacité à réduire l’abondance des vecteurs (moustiques) et leur taux d’infection par le VNO. Un larvicide est un produit servant à détruire les larves de moustiques ou à empêcher leur croissance vers le stade adulte. Les larvicides utilisés sont le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) et le méthoprène. Ces produits sont à très faible risque pour la santé humaine et pour l’environnement. Une personne n’a donc aucune mesure de protection à prendre pour se protéger contre ces insecticides.

Le Bti est appliqué dans les mares d’eau stagnante, alors que le méthoprène est versé dans les puisards (bouches d’égout). Les équipes responsables procèdent à l’épandage à pied ou à vélo.

Les activités d’épandage de larvicides ont lieu dans certains secteurs des régions sociosanitaires de Montréal, de Laval et de la Montérégie. Des zones ont été définies à partir des données historiques de surveillance humaine. À la fin de la saison, un total de 260 km2 aura été traité par larvicides, plus précisément dans les milieux où se reproduisent les moustiques. Ces activités d’épandage se déroulent dans certains secteurs des municipalités suivantes :

  • Côte-St-Luc
  • Brossard
  • Hampstead
  • Laval
  • Longueuil
  • Mont-Royal
  • Montréal
  • Montréal-Ouest
  • Saint-Jean-sur-Richelieu
  • Saint-Lambert 
  • Westmount

Conseils à la population

Le gouvernement du Québec déploie des moyens pour sensibiliser la population à la présence du VNO sur le territoire québécois, particulièrement en milieu urbain. Des efforts spécifiques ciblent les personnes les plus susceptibles de développer des complications, soit les personnes de 50 ans et plus ainsi que celles qui ont un système immunitaire affaibli par une maladie. L’objectif est d’informer des mesures à adopter pour prévenir les piqûres de moustiques et pour réduire le nombre de moustiques dans l’environnement. Pour plus d’information, consultez les pages Virus du Nil occidental Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., Se protéger des piqûres de moustiques Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. et Réduire le nombre de moustiques dans son environnement Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre. du Portail santé mieux-être.

Déclaration d'un cas de VNO

Une fois diagnostiqués par un médecin ou confirmés par un laboratoire, les cas d’infection à VNO doivent être obligatoirement déclarés aux autorités de santé publique. Pour plus d'information, consultez la section sur les maladies à déclaration obligatoire (MADO) Lien externe..

Liens utiles

Ministère de la Santé et des Services sociaux

Institut national de santé publique du Québec

Agence de la santé publique du Canada

Organisation mondiale de la Santé

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques