Santé et Services sociaux Québec
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Virus du Nil occidental (VNO)

Description

Le virus du Nil occidental (VNO) s’attrape par la piqûre de certains moustiques. En Amérique du Nord, le premier cas humain d’infection par le VNO a été déclaré en 1999 dans l’État de New York.

Actuellement, il peut être contracté au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs autres régions du monde. Le virus est présent au Québec depuis 2002.

En Amérique du Nord, les infections causées par le VNO sont saisonnières. Elles surviennent au cours de l’été et se poursuivent jusqu’à l’automne avant les premières gelées.

Au Québec, le risque d’attraper le VNO est plus élevé en ville puisque le principal vecteur du virus (moustique) préfère les milieux urbains, mais il est aussi présent ailleurs. Les personnes de 50 ans et plus ainsi que celles qui ont un système immunitaire affaibli par une maladie sont plus susceptibles de développer des complications à la suite d’une infection par le VNO.

La majorité des personnes infectées (80 %) ne développent aucun symptôme. Environ 20 % des personnes infectées présentent des symptômes tels que de la fièvre, des maux de tête, des myalgies et parfois des éruptions cutanées. Ce portrait clinique est connu sous la dénomination de fièvre du Nil. Moins de 1 % des personnes infectées vont développer une forme sévère de la maladie avec atteinte neurologique telle qu'une encéphalite, une méningite ou une paralysie flasque aiguë.

Pour plus d'information, consultez la page Virus du Nil occidental (VNO) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.du Portail santé mieux-être.

Surveillance de cas humains de VNO

Au Québec

Au Québec, le VNO est une maladie à déclaration obligatoire depuis 2002. Pour plus d'information, consultez la section sur les maladies à déclaration obligatoire (MADO) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Une vingtaine de cas d'infection par le VNO ont été déclarés annuellement en 2002 et 2003. Entre 2004 et 2010, le nombre de cas a considérablement diminué avec moins de 5 par année. Après quelques années d’accalmie, le VNO a connu une recrudescence de 2011 à 2013 avec respectivement 42, 134 et 32 cas humains déclarés annuellement. Le nombre de cas a ensuite diminué à 6 en 2014.

En 2015, la présence des moustiques infectés par le VNO et les premiers cas chez l'humain ont été déclarés dans la semaine du 17 août. Au total, 45 cas confirmés d’infection par le VNO ont été déclarés aux autorités de santé publique, dont :

  • 32 cas avec atteintes neurologiques;
  • 10 cas avec atteintes non neurologiques;
  • 3 cas asymptomatiques.

Parmi l’ensemble des cas, 1 décès a été associé au VNO. Les cas se répartissent dans 9 régions, mais sont concentrés principalement dans 3 régions : la Montérégie (15 cas), Laval (11 cas) et Montréal (8 cas).

Tous les cas ont contracté l’infection dans leur région de résidence, sauf 3. Pour plus de détails, vous pouvez consulter la page Surveillance des cas chez les humains.

Ailleurs au Canada et aux États-Unis

L’Agence de la santé publique du Canada met régulièrement à jour les données de surveillance du VNO pour l’ensemble du territoire canadien. L’information sur la surveillance du VNO chez les humains est disponible sur le site de l'Agence de santé publique du Canada Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre..

Aux États-Unis, les données de surveillance des cas humains du VNO sont disponibles sur le site des Centers for Disease Control and Prevention Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.(anglais seulement).

Surveillance entomologique

La surveillance des moustiques, appelée surveillance entomologique, consiste à capturer périodiquement des moustiques à l’aide de pièges placés dans des stations de surveillance. Ces moustiques sont identifiés, tirés et envoyés pour analyse au Laboratoire de santé publique du Québec à chaque semaine pour chercher la présence du VNO.

La surveillance entomologique peut apporter des informations utiles aux autorités de santé publique. Elle vise à :

  • connaître la progression géographique des vecteurs du VNO au Québec;
  • détecter et documenter la présence de VNO au Québec avant la survenue de cas humains;
  • établir les zones à risque où la population pourrait être exposée au VNO.

Pour la saison 2016, le MSSS effectue une surveillance entomologique intégrée, afin de documenter la présence des principales espèces de moustiques vecteurs du VNO, mais aussi d’autres arboviroses d’intérêt.

Pour la surveillance du VNO, il y a 41 stations entomologiques installées dans 11 régions du Québec :

  • Capitale-Nationale;
  • Mauricie–Centre-du-Québec;
  • Estrie;
  • Montréal;
  • Outaouais;
  • Abitibi-Témiscamingue;
  • Chaudière-Appalaches;
  • Laval;
  • Lanaudière;
  • Laurentides;
  • Montérégie.

La surveillance entomologique n’est pas effectuée dans toutes les régions au Québec. Ainsi, l’absence d’activités VNO documentées chez des moustiques ne veut pas dire qu’il y a absence de risque. Il est donc important d’adopter les mesures de protection personnelle lors d’activités extérieures en ville comme à la campagne, en présence de moustiques. Pour avoir plus d’information sur la surveillance entomologique en 2016, consultez la page Données cumulées de la surveillance entomologique (moustiques).

Surveillance animale

Certains animaux peuvent aussi être infectés par le VNO et développer des symptômes. Ces animaux font l’objet d’une surveillance passive de la part des autorités de la santé animale. 



La présence d’animaux infectés au Québec indique qu’il peut y avoir des cas humains. Très souvent, des cas d’oiseaux sauvages infectés précèdent les cas humains. Toutefois, comme les oiseaux peuvent parcourir de longues distances, le lieu d’exposition de l’oiseau au VNO peut être différent du lieu où il est retrouvé.

L’information sur les cas d’animaux domestiques infectés par le VNO est recueillie par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.. L’information sur les cas d’oiseaux sauvages infectés est recueillie par le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages (CQSAS) Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.. Ces informations sont compilées et partagées ensuite avec les autorités de santé publique.

Conseils à la population

Le gouvernement du Québec déploie des moyens pour sensibiliser la population à la présence du VNO sur le territoire québécois, notamment en milieu urbain. Des efforts spécifiques ciblent les personnes les plus susceptibles de développer des complications, soit les personnes de 50 ans et plus ainsi que celles qui ont un système immunitaire affaibli par une maladie. L’objectif est de les informer des mesures à adopter pour prévenir les piqûres de moustiques et pour réduire le nombre de moustiques dans l’environnement. Pour plus d’information, consultez les pages Virus du Nil occidental Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre., Se protéger des piqûres de moustiques Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.et Réduire le nombre de moustiques dans son environnement Ce lien ouvre une nouvelle fenêtre.du Portail santé mieux-être.

Liens utiles

Ministère de la Santé et des Services sociaux

Institut national de santé publique du Québec

Agence de la santé publique du Canada

Organisation mondiale de la Santé

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques