Santé et Services sociaux Québec
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Risques toxicologiques

La toxicologie moderne constitue un outil indispensable aux fins de l’évaluation et de la prévention des risques découlant de l’exposition humaine aux diverses substances toxiques contaminant notre environnement.

La toxicologie permet d’analyser et d’évaluer les risques à la santé reliés aux diverses substances chimiques qui nous entourent, et qui peuvent nous atteindre par différentes voies, telles que l’air extérieur et intérieur, l’eau potable, les sols contaminés et les aliments. Ces substances toxiques peuvent entraîner des effets aigus lorsque l’exposition humaine est importante, ou des effets chroniques à plus ou moins long terme lorsque l’exposition humaine est faible mais étendue sur une plus longue période de temps. Dans le contexte de l’exposition environnementale aux substances toxiques, celles qui ont des effets à long terme comme des effets cancérigènes, neurotoxiques ou des effets sur la reproduction, sont particulièrement à craindre.

Les substances chimiques présentes dans notre milieu

Une multitude de substances chimiques toxiques sont présentes dans notre environnement :

  • Les métaux lourds comme le plomb, l’arsenic, le mercure. Le plomb, entre autres, peut contaminer l’eau potable par le biais des conduites d’eau des résidences ; l’arsenic peut aussi contaminer l’eau potable, mais aussi l’air ambiant lorsqu’il est émis de sources industrielles ; le mercure, sous forme de méthylmercure, est un contaminant bien connu de certaines espèces de poisson.
  • Les composés organiques persistants comme les biphényles polychlorés (BPC), les dioxines, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
  • Les composés organiques volatils tels le chlorure de vinyle.
  • Les pesticides (insecticides, herbicides, fongicides, etc.) utilisés en agriculture ou en milieu urbain, qui peuvent contaminer l’eau, l’air, les sols, les aliments. Les enfants sont particulièrement vulnérables aux effets des pesticides et à cet égard, le Ministère a soutenu une étude réalisée par l’INSPQ intitulée : « Caractérisation de l’exposition aux pesticides utilisés en milieu résidentiel chez des enfants québécois âgés de 3 à 7 ans Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ».
  • Les matières radioactives comme l’uranium qui peuvent contaminer l’eau souterraine. Le radon, gaz radioactif d’origine géologique, peut s’accumuler à des niveaux dangereux dans les habitations et augmenter les risques de cancer du poumon.

Les risques toxicologiques : un défi à relever

Le Ministère et les directions de santé publique des Agences de la santé et des services sociaux dans les diverses régions du Québec doivent régulièrement se prononcer, parfois en situation d'urgence, sur la nature et l'ampleur des risques toxicologiques pour la santé ainsi que sur les moyens à mettre en œuvre pour protéger la santé et prévenir les maladies causées par les substances chimiques. Ils veulent ainsi prévenir les expositions les plus significatives et les intoxications aux substances chimiques en évaluant et en gérant les risques toxicologiques pour la santé humaine, notamment au moyen de normes et de critères.

Aux fins de faciliter l’analyse et l’évaluation des diverses substances toxiques présentes dans notre environnement, le Ministère, en collaboration avec l’Institut national de santé publique (INSPQ), a publié des principes et des lignes directrices contenus dans les deux ouvrages suivants :

Situations impliquant l’évaluation des risques toxicologiques

Au Québec, l’évaluation du risque toxicologique peut être utilisée dans plusieurs types de situations, dont les principales sont :

  • l’évaluation d’un projet (projet industriel, projet de réhabilitation de terrains contaminés Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre., etc.) ;
  • l’élaboration de normes et de critères de qualité du milieu (eau, air, sol, aliments) ;
  • l’évaluation d’activités ou d’équipements industriels existants et autres situations problématiques vécues ;
  • l’évaluation d’une substance chimique ou d’un produit de consommation existant ou nouveau ;
  • l’établissement de priorités (par exemple de recherche) ou d’une liste de substances chimiques prioritaires.