Santé et Services sociaux Québec
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Information sur la pollution atmosphérique

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Qu’est-ce que la pollution de l’air ?

La pollution atmosphérique est composée principalement de gaz et de matières particulaires (PM). Les principaux gaz qui contaminent l’air sont l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et le monoxyde de carbone (CO). Les PM peuvent être classées selon leur taille : les PM de moins de 10 micromètres (PM10) et les PM de moins de 2,5 micromètres (PM2,5). Les plus petites particules peuvent pénétrer profondément dans les poumons. 

Les principaux contaminants de l’air proviennent, entre autres, des véhicules à moteur, des procédés industriels, du chauffage (mazout, bois, propane, etc.) ainsi que des feux de forêt. Ils peuvent nuire à la santé et à l’environnement. Ils sont habituellement utilisés comme indicateurs de la qualité de l’air et font l’objet d’une surveillance continue de la part des organismes gouvernementaux provinciaux et fédéraux.

Le smog

Le smog est un phénomène souvent observé, qui se présente sous forme d’une brume jaunâtre qui réduit la visibilité. Il provient du mélange d'un ensemble de polluants parmi lesquels les particules fines (PM2,5), l'ozone troposphérique et les oxydes d'azote sont d'importants constituants.

Le smog peut se former à toute période de l’année. L’été, il est en grande partie constitué d’ozone et de particules fines, tandis que l’hiver, ce sont principalement les particules qui le caractérisent. Une période de smog peut durer quelques heures, quelques jours et même plus d’une semaine. Son intensité dépend de certaines conditions météorologiques (ensoleillement, température, vent), de l'heure du jour, de la saison et de la présence de sources de polluants. On peut y être exposés à la fois en milieu urbain et en milieu rural.

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Comment la pollution atmosphérique peut-elle affecter la santé ?

Les contaminants de l’air sont associés à des effets néfastes sur la santé, qui touchent surtout les fonctions respiratoires et cardiovasculaires. Les effets de la pollution sur la santé sont déterminés par la durée de l’exposition, les concentrations des polluants ainsi que par l'état de santé des personnes exposées.

Les principaux symptômes qui sont parfois associés à une exposition de courte durée (de quelques minutes à quelques jours) à la pollution sont :

  • l’irritation des voies respiratoires (toux, irritation de la gorge) ;
  • la respiration sifflante ;
  • la sensation de serrement de poitrine ;
  • la douleur associée à la respiration profonde ;
  • la difficulté à respirer.

Dans la littérature scientifique, une augmentation journalière des concentrations de contaminants de l’air est associée à une augmentation des symptômes respiratoires aigus, des cas de bronchite ainsi que des visites à l’urgence et des admissions à l’hôpital pour des problèmes cardiorespiratoires.

D’autre part, de récentes études montrent qu’une exposition prolongée (c’est-à-dire de quelques mois à quelques années) à des contaminants de l’air pourrait avoir des effets néfastes sur la capacité pulmonaire, le développement des poumons des enfants et la reproduction (complications pendant la grossesse, faible poids à la naissance et naissances prématurées). Aussi, le lien entre l’exposition à long terme aux particules fines et la mortalité serait particulièrement important chez les personnes souffrant de diabète, de maladies pulmonaires obstructives chroniques, d’insuffisance cardiaque et de maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoïde ou le lupus.

Comparativement à d’autres facteurs comme le tabagisme, la pollution de l’air représente un risque relativement faible pour la santé. Cependant, sur le plan de la santé publique, l’impact de la pollution sur la santé est non négligeable, puisque, quotidiennement, un grand nombre de personnes sont exposées à la pollution atmosphérique.

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Suis-je vulnérable à la pollution de l’air ?

Plusieurs facteurs influencent la vulnérabilité d’une personne à la pollution de l’air, notamment :

  • le type de polluant atmosphérique auquel la personne est exposée dans son milieu de vie ;
  • le degré d'exposition aux polluants ;
  • l'état de santé, l’âge, les prédispositions génétiques et les habitudes de vie de la personne (par exemple, le tabagisme).

Bien que personne ne soit à l'abri des effets de la pollution atmosphérique sur la santé, certaines personnes pourraient y être plus sensibles et plus à risque. Il s’agit :

  • des enfants, parce que leur système respiratoire est encore immature ;
  • des personnes âgées, parce qu’elles sont plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé comme des maladies pulmonaires ou cardiaques ;
  • des personnes qui souffrent de problèmes respiratoires (asthme, bronchite chronique, emphysème, etc.) ;
  • des personnes souffrant ou ayant souffert de problèmes cardiovasculaires (angine, infarctus du myocarde) ou qui souffrent d’insuffisance cardiaque, d’arythmie ou d’autres affections cardiaques ;
  • des personnes qui pratiquent des sports en plein air ou qui travaillent à l’extérieur de façon régulière, surtout si les niveaux de contaminants sont élevés à un moment précis ou dans leur milieu de vie (à proximité de sources de polluants, telles que le trafic routier, les zones industrielles, etc.).

Même si vous n’appartenez pas à ces groupes et que vous êtes en bonne santé, vous pourriez aussi être affecté par la mauvaise qualité de l’air et parfois ressentir des symptômes comme :

  • irritation des yeux ;
  • augmentation des sécrétions du nez ou de la gorge ;
  • toux ;
  • difficultés respiratoires, en particulier pendant des exercices.

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Comment peut-on améliorer la qualité de l’air ?

Tant les citoyens que les entreprises peuvent contribuer à diminuer la pollution. L’utilisation du transport en commun, le covoiturage et la marche sont des mesures permettant d’atteindre cet objectif. Les automobilistes sont encouragés à éviter de laisser tourner inutilement le moteur lorsque leur véhicule est en mode arrêt.

L’hiver, dans plusieurs villes ou quartiers, le chauffage au bois constitue un élément important de pollution. Si ce moyen de chauffage n’est pas l’unique façon de se chauffer, les citoyens devraient éviter d’utiliser leur poêle à combustion lente ou leur foyer pendant les périodes de mauvaise qualité de l’air.

L’industrie est aussi encouragée à privilégier l’utilisation de combustibles plus propres, et ce, même si elle est déjà soumise à diverses réglementations, notamment pour ce qui est de l’émission de substances chimiques.

Pour plus de renseignements sur la pollution atmosphérique, consultez la page L'air au Québec du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.