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Personnel de piscine ou d'autres installations aquatiques

Comme vous le savez, chaque année les piscines accueillent des milliers de personnes venant s'amuser et se rafraîchir. Cependant, des microorganismes pathogènes provenant des baigneurs peuvent contaminer l'eau. Prendre connaissance de l’information relative aux maladies infectieuses transmises par les eaux de baignade (MTEB) aidera à diminuer les risques de transmission de ces maladies dans vos installations aquatiques.

Les maladies liées aux eaux de baignade sont causées par des microorganismes tels que le Cryptosporidium, le Giardia, le E. coli O157:H7, le Shigella et autres microbes qui se transmettent généralement par l'ingestion accidentelle d'eau contaminée par des matières fécales. Chaque baigneur partage l'eau de la piscine avec tous les autres baigneurs qui s'y trouvent. Si quelqu'un souffrant d'une diarrhée contamine l'eau, le fait d'avaler cette eau peut rendre malade.

La bonne nouvelle est que les microorganismes causant les MTEB sont détruits par le chlore présent dans la piscine. Cependant, le chlore n'agit pas immédiatement. Il faut un certain temps pour détruire ces microorganismes et certains d'entre eux tels que le Cryptosporidium sont résistants au chlore et peuvent survivre plusieurs jours dans les piscines. C'est pourquoi, même les piscines les mieux entretenues peuvent propager des maladies. Donc, la promotion de comportements sains avant et lors de la baignade est essentielle. De tels comportements peuvent en effet protéger les usagers et leurs enfants des MTEB et éviter que ces microorganismes ne s'introduisent dans la piscine.

En conclusion, la baignade saine est une activité pour tout le monde. La plupart des gens qui se baignent ne tombent pas malades ou ne se blessent pas. Même si le risque d'une éclosion aux MTEB à un endroit spécifique est probablement faible, les pratiques courantes de gestion de risques suggèrent qu'une planification pour des incidents à faible risque est nécessaire et ce, dans l'intérêt de tout le monde. Une planification proactive de la prévention avec le personnel et les usagers devrait diminuer les risques d'une éclosion de MTEB dans vos installations.

Comment la baignade transmet-elle des maladies ?

Parmi les activités physiques les plus prisées des québécois adultes, la natation vient en quatrième position derrière la marche, les exercices à la maison et la bicyclette. Elle est pratiquée par près de 20% de la population de 18 ans et plus et près de 40% de la population âgée de 12 à 17 ans. Quand les gens se baignent dans les piscines, les parcs aquatiques, les spas, les bains tourbillons, les lacs, les rivières et la mer, ils partagent la même eau.

Les affections diarrhéiques sont communes au Canada (environ 1 épisode diarrhéique par personne par année), ce qui augmente le potentiel de contamination de l'eau de baignade par des matières fécales. Si une personne est malade, elle peut contaminer l'eau pour tous ceux qui s'y baignent. Les eaux de baignade contaminées peuvent causer différentes maladies telles la diarrhée ou des infections de la peau, des oreilles, des yeux et des voies respiratoires supérieures.

Les personnes souffrant d'incontinence fécale (perte de contrôle des intestins), tels que les jeunes enfants et les très jeunes enfants qui portent des couches, sont plus sujettes à contaminer l'eau. Si ces personnes sont atteintes d'une affection diarrhéique, elles peuvent transmettre cette maladie aux autres baigneurs.

Une fois la piscine contaminée, les usagers peuvent accidentellement avaler l'eau contaminée par les matières fécales, ce qui peut les rendre malades. De plus, des microorganismes comme le Cryptosporidium peuvent prendre plusieurs jours avant d'être détruits par le chlore, augmentant les risques de propager la maladie.

Pourquoi les propriétaires de piscine et leur personnel devraient ils se soucier des maladies propagées dans l'eau?

La diarrhée, qui est le symptôme le plus fréquemment rapporté en lien avec la baignade, est causée par des microorganismes tels que Cryptosporidium, E. coli O157:H7, Giardia, Shigella et autres. Quelques unes des éclosions de diarrhée documentées en rapport avec la baignade ont affecté un nombre très élevé de baigneurs. La plupart des cas d'affections diarrhéiques surviennent durant la saison de baignade estivale.

Au cours des dernières années, le Cryptosporidium est un microorganisme qui a été régulièrement mis en cause lors d'éclosions dans les piscines et les parcs aquatiques. Sa résistance élevée au chlore et sa petite taille en font un problème difficile à contrôler même pour les piscines les mieux équipées et les mieux entretenues. Le E. coli O157:H7 est sensible au chlore de sorte que la majorité des éclosions le mettant en cause se sont produites dans des sites où il n'y a pas de désinfection au chlore, comme dans les lacs. Les éclosions dues au E. coli O157:H7 surviennent rarement dans les piscines désinfectées au chlore.

Aux États-Unis, on rapporte environ 10 cas d'éclosions de diarrhée liées aux piscines chaque année, mais chacune peut potentiellement infecter des centaines à des milliers de personnes. Cependant, le personnel de piscines doit tenir compte que bon nombre de cas d'affections diarrhéiques ne sont pas rapportés aux médecins ou aux responsables de la santé publique. Ceci signifie que le nombre d'éclosions rapportées n'est probablement que la pointe de l'iceberg. Comme moins de 10% des personnes souffrant de diarrhée iront consulter un médecin, les responsables de la santé publique ont rarement connaissance de la majorité des cas d'infection. C'est pourquoi, la prévention de ces maladies repose sur une bonne gestion des lieux de baignade.

Même si les petites piscines ou piscines privées peuvent avoir moins de baigneurs, leurs propriétaires doivent néanmoins se préoccuper des possibilités de propagation des MTEB. Une maintenance inadéquate de la piscine ou des comportements de baignade inadéquats peuvent conduire à des niveaux de chlore trop bas, des filtres obstrués, et une contamination de l'eau de piscine, ce qui peut placer les nageurs à risque d'attraper des affections diarrhéiques, ainsi que des infections de la peau, des oreilles, des yeux et des voies respiratoires supérieures.

Pourquoi la diarrhée dans une piscine est-elle problématique ?

La diarrhée est le symptôme le plus couramment rapporté parmi les MTEB. Pour toute installation de piscine publique, la filtration continue et la désinfection de l'eau devraient réduire les risques de transmission des maladies. Cependant, les usagers peuvent tout de même être exposés à des microorganismes pathogènes pendant le temps requis au chlore pour agir.

La plupart des éclosions d'affections diarrhéiques dans les piscines semblent être liées à une contamination fécale de l'eau par une personne souffrant de diarrhée. De plus, de toutes petites quantités de matières fécales provenant de chaque baigneur peuvent se retrouver dans l'eau lors de la baignade. Une diarrhée infectieuse peut contenir des centaines de millions de microorganismes pathogènes dans un seul accident fécal. Certaines piscines emploient un seul système de filtration pour plusieurs bassins. Ceci a pour effet de mélanger rapidement les eaux de plusieurs bassins et de distribuer les microorganismes dans tous les bassins ainsi reliés dans un laps de temps très court.

Si d'autres usagers avalent l'eau contaminée, ils peuvent s'infecter et développer une diarrhée ou d'autres infections. Comme plusieurs maladies peuvent se propager par l'ingestion d'une petite quantité de microorganismes, il est possible qu'un seul accident fécal puisse contaminer l'eau à travers l’ensemble de la piscine.

À cet effet, isoler la filtration de l'eau de la barboteuse des autres piscines serait une bonne politique pour éviter une contamination croisée.

Quelle différence y a-t-il entre le maintien de la désinfection dans les bains tourbillons/spas et celle des piscines ?

Les infections cutanées principalement causées par la bactérie Pseudomonas aeruginosa sont les infections courantes les plus répandues dans les bains tourbillons et les spas. Des cas d’infections pulmonaires par la bactérie Legionella ont également déjà été documentés à travers le monde. La température élevée de l'eau dans les bains tourbillons et les spas peut favoriser l'évaporation du chlore plus rapidement que dans les piscines. C'est pourquoi la concentration du chlore ou de tout autre désinfectant dans les bains tourbillons et spas doit être vérifiée et bien ajustée. Les infections ne devraient pas se transmettre si la qualité de l'eau est maintenue et vérifiée de façon appropriée.

À quel point ces maladies peuvent-elles êtres graves ?

Même si les MTEB sont généralement bénignes, certaines infections peuvent être plus graves. À titre d’exemple, la diarrhée transmise par les eaux de baignade peut être causée par différents microorganismes. Elle peut durer de quelques jours à quelques semaines. Les baigneurs peuvent ne pas associer leur diarrhée avec les piscines parce que les symptômes peuvent se manifester plusieurs jours à plusieurs semaines après ingestion de l'eau contaminée.

Parmi les microorganismes susceptibles de causer de la diarrhée par le biais des eaux de baignade, le Cryptosporidium peut dans certains cas être difficile à traiter, en particulier chez les personnes immunodéprimées (i.e. les personnes atteintes du SIDA, celles ayant reçu une greffe, ou celles recevant certains types de chimiothérapie). Les personnes immunodéprimées devraient être au courant du fait que certaines piscines, bains tourbillons, spas, lacs, rivières, et plages d'eau salée peuvent être contaminés par des déjections humaines ou animales qui pourraient contenir le Cryptosporidium et d’autres microorganismes pathogènes. Afin de réduire les risques de maladie, les personnes immunodéprimées devraient éviter la baignade dans l'eau qui pourrait être contaminée et devraient éviter d'avaler de l'eau lors des baignades.

Un autre exemple d’infection qui peut être sévère est l’infection à E. coli O157:H7 qui peut causer une maladie grave. La contamination d'un parc aquatique au E. coli O157:H7 en 1998 a eu comme résultat des déficiences rénales chez 7 enfants et un décès. Les éclosions causées par E. coli O157:H7 sont peu susceptibles de survenir dans les piscines si le niveau de chlore en circulation est maintenu à des niveaux réglementaires.

Y-a-t-il des microorganismes résistants au chlore ?

Oui.

Heureusement, le chlore en circulation à un pH de 7.5 détruit la plupart des bactéries comme le E. coli O157:H7 en moins d'une minute si le chlore disponible est maintenu à des niveaux appropriés de désinfection à la grandeur de la piscine.

Cependant, quelques microorganismes sont modérément (Giardia, Hépatite A) ou hautement (Cryptosporidium) résistants au chlore. Le tableau ci-dessous montre le temps de désinfection approximatif pour ces microorganismes dans l'eau chlorée.

Plusieurs incertitudes subsistent quant au niveau de résistance de ces organismes, à savoir si les tests de laboratoire sont représentatifs des conditions qui prévalent en piscines. Les recommandations courantes sont basées sur les informations les plus fiables.

Agent
Temps de désinfection pour les microorganismes pathogènes dans l'eau chlorée*
 E. coli O157:H7
 Bactérie
 < 1 minute
 
 Hépatite A
 Virus
 approximativement 16 minutes
 Giardia
 Parasite
 approximativement 45 minutes
 
Cryptosporidium
Parasite
 approximativement 9600 minutes (6-7 jours)
 

* 1 mg/L (1ppm) de chlore à pH 7.5 et 25 degrés Celsius 

Les cas d'accidents fécaux doivent-ils tous être traités de la même façon ?

Non.

Tout le monde est conscient que la diarrhée risque de propager les gastroentérites. Par contre, les accidents fécaux constatés en piscine concernent généralement des selles bien formées. Dans la plupart des cas d'affections diarrhéiques, le nombre de microorganismes infectieux retrouvés dans les selles diminue au fur et à mesure que la diarrhée cesse et que les selles de cette personne redeviennent normales. Donc, une selle formée est probablement moins à risque qu'un accident diarrhéique liquide.

Une selle solide peut ne pas contenir de microorganismes pathogènes ou seulement une petite quantité pouvant causer la maladie. Les microorganismes pouvant être présents ont très peu de chance d'être libérés dans la piscine parce qu'ils sont en majorité contenus à l'intérieur de la matière solide. Toutefois, la selle solide protège également les microorganismes à l'intérieur contre une exposition au chlore dans la piscine et par conséquent, les excréments doivent être retirés le plus promptement possible.

Alors, comment devriez-vous traiter un accident fécal avec excréments solides? Devriez-vous le considérer comme un accident susceptible d’exposer les baigneurs au Cryptosporidium, le microorganisme le plus résistant au chlore?

En 1999, le personnel des piscines à travers les États-Unis a prélevé près de 300 échantillons d'accidents fécaux survenus dans des parcs aquatiques et dans les piscines. Les Centers for Disease Control and Prevention les ont testés pour la présence de Giardia et de Cryptosporidium. Aucun des échantillons provenant d'accidents fécaux n'a donné de résultats positifs pour Cryptosporidium, mais on a trouvé du Giardia dans 4,4% des échantillons recueillis. Ces résultats suggèrent que les accidents fécaux avec selles solides comportent une menace minime d'infection au Cryptosporidium, mais devraient être considérés comme potentiellement à risque pour d'autres microorganismes (tel le Giardia). Souvenez-vous qu'un accident fécal liquide est considéré comme étant plus à risque qu'un accident avec excréments solides.

Pour des recommandations détaillées concernant la gestion des accidents fécaux, consulter l’article 18 du Règlement sur la qualité de l’eau des piscines et autres bassins artificiels. Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. 

Pourquoi est-ce important de nettoyer les surfaces autour de la piscine ?

Parce qu’une MTEB (maladie transmise par l’eau de baignade) est non seulement propagée dans l'eau, mais peut aussi être propagée en entrant en contact avec des surfaces contaminées et des structures à l'intérieur et autour de la piscine.

Par exemple, les chaises longues et les tables peuvent également être contaminées par des quantités microscopiques de matières fécales quand les parents les utilisent pour changer des couches. Les traces invisibles de matières fécales ainsi déposées peuvent être transférées au prochain usager utilisant l'ameublement de piscine.

Les structures de jeux à l'intérieur et autour de la piscine qui ne sont pas rincées par l'eau chlorée de la piscine peuvent se couvrir de microorganismes provenant de mains non lavées.

En gardant vos toilettes et vos aires pourvues de tables à langer propres, convenables et près de la piscine, vous pouvez décourager les parents à changer les couches sur le bord de la piscine. Les sauveteurs et les employés des parcs peuvent être entraînés à dépister ces comportements inappropriés et expliquer aux parents pourquoi c'est important d'utiliser les aires réservées pour changer les couches.

Qu'est-ce que les parents pensent et connaissent des maladies infectieuses transmises par les eaux de baignade ?

En 1998, les Centers for Disease Control and Prevention américains ont interrogé des parents à propos de la baignade. Plusieurs parents ne réalisent pas que des maladies peuvent se propager dans des eaux de baignade ou de piscine. S'ils "sentent le chlore", ils pensent que l'eau de la piscine est "stérile" et par conséquent qu’elle ne peut propager de maladie.

Plusieurs croient que les microorganismes pathogènes libérés par une personne malade dans une eau chlorée sont détruits immédiatement. Il est vrai que le chlore détruit les microorganismes, mais cela peut prendre quelque temps et certains de ces microorganismes peuvent survivre plusieurs heures et même plusieurs jours dans une piscine bien entretenue. C'est donc dans l'intérêt de tous et chacun d'éduquer les baigneuses et les baigneurs à l’effet que des comportements sains tels que la prise de douche préalablement à la baignade dans une piscine peuvent protéger de la propagation de maladies.

Les usagers doivent réaliser qu'une personne ne doit pas se baigner si elle souffre de diarrhée. Les usagers ne devraient pas avaler de l'eau parce qu'avaler de l'eau contaminée est la façon dont la plupart des MTEB sont propagées. Les usagers doivent également prendre conscience que s’ils sont atteints ou croient être atteints d’une maladie infectieuse susceptible d’être transmise par la baignade (ex. : affection récente de la peau), ils devraient consulter leur médecin traitant avant d’aller se baigner dans un endroit public.

Qu'ai-je besoin de savoir au sujet des couches conçues pour la baignade et des culottes de bain ?

L'utilisation de couches et culottes de bain peut donner à plusieurs parents et au personnel de piscine un faux sentiment de sécurité concernant la contamination fécale. Il existe peu de documentation scientifique attestant à quel point elles sont capables de prévenir une fuite de selles ou de microorganismes dans la piscine. Plusieurs piscines exigent maintenant que les enfants portent des culottes ou des couches de bain. Cependant, il est peu probable que les couches de bain soient capables d'empêcher la fuite de selles diarrhéiques dans la piscine.

Assurez-vous que les parents:

  • Comprennent l'importance de NE PAS laisser se baigner un enfant souffrant de diarrhée.
  • Prévoient des changements de couches réguliers et des visites fréquentes (approximativement aux 30-60 minutes) aux salles de bain, ce qui réduira les chances d'une contamination fécale. Ceci réduit également la quantité d'urine dans la piscine qui se lie au désinfectant et qui fait en sorte qu'il est moins disponible pour détruire les microorganismes.

Nettoyage des déversements de liquides biologiques sur les surfaces autour des piscines

Ce document est une adaptation au contexte québécois d’un texte américain intitulé « Cleaning Up Body Fluid Spills on Pool Surfaces» (Centers for Disease Control and Prevention Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.).

Les liquides biologiques comme le sang, les selles et les vomissures sont tous considérés comme potentiellement contaminés par des agents pathogènes. Par conséquent, un déversement de liquide biologique sur le bord d’une piscine doit toujours être nettoyé et les surfaces contaminées doivent être désinfectées immédiatement.

L’eau de Javel, un désinfectant approprié

Recette pour une solution désinfectante à base d’eau de Javel
9 mesures d’eau froide
1 mesure d’eau de Javel
Ajoutez l’eau de Javel à l’eau. Mélangez légèrement la solution.
 
Source : CDC, 2006
 

L’un des produits chimiques les plus souvent utilisés pour la désinfection est la solution maison d’eau de Javel avec de l’eau. Puisque cette solution perd rapidement de sa force d’action, elle doit être fraîchement mélangée avant chaque nettoyage pour s’assurer de son efficacité.

D’autres produits désinfectants peuvent être disponibles sur le marché. Assurez-vous de les utiliser conformément aux directives du fabricant pour assurer leur efficacité.

Procédure de nettoyage avec la solution à base d’eau de Javel :

  1. Bloquez tout accès à la zone de déversement jusqu’à ce que le nettoyage et la désinfection soient terminés.
  2. Portez des gants en latex jetables pour empêcher la contamination des mains.
  3. Essuyez le déversement avec des essuie tout ou un matériau absorbant et placez les dans un sac à ordures en plastique.
  4. Versez soigneusement la solution à base d’agent de blanchiment sur toutes les surfaces contaminées.
  5. Laissez la solution reposer sur la surface contaminée pendant 20 minutes.
  6. Essuyez le reste de la solution.
  7. Tous les articles de nettoyage non jetables comme les vadrouilles et les brosses à récurage doivent être désinfectés en les saturant avec la solution à base d'agent de blanchiment et en les séchant à l’air libre.
  8. Retirez les gants et placez les dans le sac à ordures en plastique avec les articles de nettoyage souillés.
  9. Faites un emballage double, attachez fermement les sacs à ordures en plastique et jetez les.
  10. Lavez-vous les mains en profondeur avec de l’eau et du savon.

Contamination de l'eau de piscine par les vomissures ou le sang

Ce document est une adaptation au contexte québécois d’un texte américain intitulé « Vomit and Blood Contamination of Pool Water» (Centers for Disease Control and Prevention Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre.).

Dans certaines circonstances, l’eau de baignade est susceptible de contenir des germes pouvant causer des problèmes de santé tels que des maladies diarrhéiques ou des éruptions cutanées. Ces dernières sont transmises en avalant de l’eau contaminée par des matières fécales ou par l’exposition de la peau à de l’eau contaminée.

Vomissures dans l'eau de piscine
Vomir pendant la baignade semble être un événement courant. Souvent, le vomissement est la conséquence d’avoir avalé trop d'eau et, lors de telles situations, le vomissement n'est probablement pas infectieux. Toutefois, si tout le contenu de l'estomac est vomi, il est recommandé de suivre les conseils des questions et réponses décrites ci-dessous :

  • Quels sont les germes susceptibles d’être propagés par les vomissures?
    On peut retrouver plusieurs types de microorganismes dans les vomissures chez une personne souffrant d’une gastroentérite. Parmi les plus fréquents, on retrouve les virus faisant partie du genre des norovirus, aussi appelés virus apparentés au virus de Norwalk.
  • Que faire au cas où l’on suspecte la présence d’un microorganisme pathogène tel qu’un norovirus dans les vomissures ?
    Réagissez à l’incident de vomissement comme vous réagiriez à un incident de selles formées en suivant les recommandations. Le temps et le taux de chlore nécessaires pour tuer les norovirus et le Giardia sont similaires. Comme l’élimination du Giardia est à la base des mesures recommandées pour les incidents de selles formées, ce protocole conviendra pour la désinfection d’incident de vomissures potentiellement infectieux. Augmentez la présence de chlore résiduel à une concentration de 2 mg/l durant ½ heure tel que spécifié dans le Règlement sur la qualité de l’eau des piscines et autres bassins artificiels Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Du sang dans l'eau de piscine
Les germes (p. ex. le virus de l’hépatite B ou le virus de l’immunodéficience humaine) que l’on peut retrouver dans le sang peuvent se transmettre lorsque le sang contaminé est introduit dans le corps et la circulation sanguine (p. ex., l'échange d’aiguilles et le contact sexuel). Les Centers for Disease Control and Prevention aux Etats-Unis (CDC) n’ont relevé aucun cas où l'un de ces germes aurait été transmis à des baigneurs à partir de sang répandu dans une piscine.

  • Est ce que le chlore tue les germes dans le sang?
    Oui. Ces germes ne survivent pas longtemps lorsqu'ils sont dilués dans l'eau de piscine convenablement traitée au chlore.
  • Les baigneurs exigent que des mesures de décontamination soient prises suite à un déversement de sang. Devrait on fermer la piscine pendant une courte période?
    En ce qui concerne les risques pour la santé publique, il n’y a aucune raison de fermer une piscine suite à un déversement de sang. Toutefois, certaines équipes de personnel de piscine décident de le faire temporairement pour satisfaire les usagers.

Pour plus de renseignements

Le lecteur intéressé est également invité à visiter le site Internet du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP) pour consulter le Règlement sur la qualité de l’eau des piscines et autres bassins artificiels Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre. ainsi que le Guide d’exploitation des piscines et autres bassins artificiels Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..

Pour toute information supplémentaire relative aux MTEB, il est également suggéré de consulter la Direction de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de votre région Ce lien s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre..