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Aider un proche

L’annonce de la maladie mentale d’une personne déstabilise le plus souvent l’ensemble des membres de la famille. Par suite d’une telle nouvelle, la famille traverse en effet une période d’adaptation et les différentes étapes de transition sont souvent difficiles à vivre.
Il faut se rappeler que la famille est un tout et que les actions de chacun de ses membres ont des répercussions sur les autres membres de la famille. Chacun réagira différemment. Il est fréquent par exemple que les parents se culpabilisent, que les frères et soeurs s’interrogent sur leur hérédité, que les conjoints s’interrogent au sujet des nouvelles responsabilités qu’ils auront à assumer. Ces inquiétudes sont légitimes et il faut y porter attention. L’important est de ne pas brûler les étapes, de ne pas chercher à trouver toutes les réponses à ses questions en même temps. Comme celle de tous les autres membres de la famille, la vie de la personne atteinte de maladie mentale évolue, de même que sa maladie ; il est donc difficile de prédire ses besoins et ceux de ses proches dans l’avenir.

L’un des membres de votre famille est atteint de maladie mentale ? Voici quelques suggestions et pistes de solution qui vous permettront à vous-même, aux autres membres de votre famille et à la personne atteinte de vivre le plus sereinement possible cette situation et de passer avec succès à travers du processus d’adaptation que cela exige.

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Allez chercher de l’information

La maladie mentale et ses retombées sur la personne et sa famille commencent à être mieux connues et recensées. Il est important de comprendre la problématique pour se sentir en confiance. Les associations de familles ont été créées par les familles elles-mêmes pour répondre à ce besoin ; il faut en profiter. Rien de mieux pour se sentir bien « équipé » que de s’informer !

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Exprimez positivement vos émotions

Les émotions, incluant les plus difficiles comme la colère et la culpabilité, sont des réactions naturelles à des événements douloureux. Elles méritent d’être exprimées et il existe des moyens positifs de le faire qui ne nuiront pas à l’entourage. L’une des clés du succès à cet égard est de rechercher des personnes à l’écoute, à qui vous pourrez faire part de vos émotions sans contrainte et sans culpabilité. Par exemple, de bons amis ou une association de familles et d’amis de la personne atteinte de maladie mentale.

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Reconnaissez votre frustration

La maladie mentale d’un proche soulève un sentiment d’impuissance chez tous ceux qui veulent aider. Cette frustration doit être reconnue et exprimée par ceux qui la ressentent. Parlez avec le JE pour exprimer ce que vous éprouvez, ce que vous ressentez. Évitez les jugements, les accusations et les reproches.

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Faites appel à de l’aide extérieure

Cette aide peut prendre différentes formes selon les besoins. Il faut reconnaître le fardeau imposé par la maladie mentale et accepter l’aide disponible. Parfois, quelqu’un d’autre peut intervenir avec plus d’efficacité auprès de notre proche. S’épuiser mentalement et physiquement en prenant en charge le problème de l’autre n’est pas une solution. Éventuellement, on se retrouve avec deux personnes en détresse. Il est important de définir votre rôle à titre d’accompagnateur.

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Adoptez une approche systématique aux problèmes et aux solutions

La maladie mentale d’un proche soulève plusieurs difficultés ; elles ne peuvent être toutes solutionnées en même temps. Il suffit de les aborder une à la fois et d’y trouver une solution simple pour se sentir plus en contrôle de la situation. Il faut aussi reconnaître les problèmes sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir et accepter que la solution ne nous appartienne pas toujours. Convenez avec votre proche d’un « contrat » dans lequel chacun a ses droits et ses responsabilités.

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Prenez conscience de vos limites physiques et émotionnelles

Nous avons tous nos propres limites et ne pas les respecter risque de mettre en péril notre propre santé, ce qui est très peu aidant pour l’autre. Évitez d’accumuler la surcharge et les ressentiments. Vous devez en tout temps vous sentir à l’aise de faire appel à des ressources du milieu pour alléger votre fardeau, et ce, tant dans le réseau public que communautaire.

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Gardez confiance en vous et les autres

Le processus d’adaptation peut être long et perçu comme difficile mais lorsque complété, tous les membres de l’entourage, y compris la personne atteinte, en ressortent gagnants.
Ce ne sont-là bien sûr que quelques pistes, brièvement décrites, pour mieux faire face aux difficultés soulevées par la présence dans la famille d’une personne atteinte de maladie mentale. Au besoin, n’hésitez pas à faire appel aux services des associations membres de la FFAPAMM. Elles ne demandent pas mieux que de vous aider à mieux comprendre ce qui vous arrive et ce que vit votre proche. Profitez de leur expertise pour mieux vous renseigner et vous outiller. Lorsque l’on comprend mieux ce qui se passe, on réagit de façon plus positive et efficace !

Où que vous soyez au Québec, des gens peuvent vous aider. N’hésitez jamais à demander de l’aide.

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