Santé et Services sociaux

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Journée mondiale sida 2010

« Mettons fin aux préjugés. »

Le 1er décembre, c'est la Journée mondiale sida. C'est l'occasion de prendre le temps de réfléchir aux préjugés engendrés par la peur d'attraper le VIH dans les activités de la vie quotidienne. Avec sa campagne « Mettons fin aux préjugés », le ministère de la Santé et des Services sociaux souhaite sensibiliser la population aux véritables modes de transmission.

En laissant voir à une personne vivant avec le VIH qu’on n’a pas peur de contracter le VIH lors des activités de la vie quotidienne, on lui permet de se sentir mieux accueillie. Une meilleure connaissance des faits contribue à l’adoption de nouveaux comportements, à repousser la discrimination et la banalisation tout en favorisant une meilleure prévention.

Encore trop de gens ont peur des personnes vivant avec le VIH

Les gens craignent faussement que le VIH peut se transmettre dans les situations suivantes :

  • lorsqu’on embrasse sur la joue une personne vivant avec le VIH
  • lorsqu’on boit dans le même verre qu’une personne vivant avec le VIH
  • lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue
  • lorsqu’on serre la main d’une personne vivant avec le VIH
  • lorsqu’on travaille dans le même bureau qu’une personne vivant avec le VIH
Activités ne représentant aucun risque.

Cela engendre indirectement de la discrimination à l’égard des personnes qui vivent avec le VIH lors d’activités de la vie quotidienne. Par exemple en milieu de travail, alors que des craintes non-fondées de transmission du VIH amènent des réactions irrationnelles de peur d’être infecté en présence d’une personne vivant avec le VIH.

Modes de transmission

Activités comportant des risques très élévés.

Par contact sexuel

  • Au cours d’une relation sexuelle avec pénétration du pénis dans le vagin ou l’anus
  • Au cours d’une relation orale-génitale, bien que le risque soit faible
  • Au cours d’un échange de jouets sexuels
  • Par contact des organes génitaux, de l’anus ou d’une plaie avec le sang, le sperme ou les sécrétions vaginales d’une personne infectée

Par contact de sang à sang

  • Partage de matériel de préparation, d’injection ou d’inhalation de drogues
  • Tatouage ou perçage dans des conditions non stériles
  • Exposition accidentelle de la peau non intacte (piqûre, plaie, blessure, etc.) ou d’une muqueuse à du sang contaminé
  • De la mère infectée à son bébé pendant la grossesse, au moment de l’accouchement et de l’allaitement.

Pour plus d’information sur le VIH, consultez la page VIH/sida du Portail santé mieux-être.  

Choix du message

Le choix du message de la campagne repose sur les résultats d’une étude sur les attitudes de la population québécoise à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Elle démontre qu’il y a une recrudescence du manque de connaissance quant aux situations de la vie quotidienne où il n’y pas de risque de transmission, ce qui engendre encore de la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH.

État de la situation

Malgré une diminution depuis les années 1990, le VIH demeure toujours présent au Québec. En 2009, 600 personnes ont été diagnostiquées avec le VIH. On déplore toutefois une certaine banalisation de cette infection, liée à l’apparition de thérapies antirétrovirales plus efficaces. 18000 personnes vivent avec le VIH .

En 2009, les hommes représentent 83 % des nouveaux diagnostics. Les 15-24 ans et les 30-49 ans constituent respectivement 6 % et 63 % des nouveaux cas masculins ; chez les femmes, ces proportions sont de 6 % et de 51 %.

Près des deux tiers (61 %) des personnes nouvellement diagnostiquées en 2009 n’avaient jamais passé de test de détection du VIH auparavant. Un peu moins du quart (22 %) des cas nouvellement diagnostiqués en 2009 présentaient déjà des signes et symptômes compatibles avec une infection chronique par le VIH ou avaient atteint le stade du sida.

Message radio

Message radio « Surprise »

Documents sur l'épidémiologie