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Journée nationale de sensibilisation à l'hépatite C

L'Assemblée nationale a désigné le 29 avril comme date de la Journée nationale de sensibilisation à l'hépatite C, au Québec. À cette occasion, le ministère de la Santé et des Services sociaux souhaite souligner l’ampleur de l’épidémie d’hépatite C et les défis rencontrés.

La transmission du virus de l’hépatite C (VHC) se fait principalement par voie sanguine. Les personnes infectées n’ont généralement pas de symptômes.

Entre 50 000 et 70 000 personnes seraient infectées par le VHC au Québec. Une proportion importante d'entre elles ne savent pas qu’elles sont infectées.

Sans traitement, l’infection par le VHC devient chronique chez la majorité des personnes infectées et peut évoluer vers la cirrhose, l’insuffisance hépatique et le cancer du foie. Les traitements permettent de prévenir les complications et d’éradiquer l’infection tout en limitant sa transmission. Le fardeau de l’hépatite C sur le système de santé augmente en raison des coûts élevés du traitement de l’infection ou du traitement des complications de l’infection.

L’ampleur de l’épidémie

Selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ)1 :

  • Un peu plus de 1 000 cas d’hépatite C ont été déclarés en 2015 pour un taux de 13 cas pour 100 000 personnes. La majorité des cas déclarés sont des hommes.
  • Entre 2004 et 2014, le nombre de cas déclarés est passé de 31,3 à 13,6 pour 100 000 personnes, soit une diminution de 57 %. Pour la période de 2010 à 2014, la diminution s’établit à 24 %.
  • Chez les personnes qui utilisent des drogues par injection, le réseau SurvUDI indique que 63 % d’entre elles sont infectées par le virus de l’hépatite C et que sur 100 personnes, 22 deviennent infectées au bout d’une année2.

Les défis

La prévention

Le VHC se transmet principalement par partage de matériel d’injection et d’inhalation de drogues. Le réseau de la santé et des services sociaux et les groupes communautaires sont très impliqués pour donner accès au matériel d’injection et d’inhalation aux personnes qui consomment des drogues. L’accès doit continuer d’être bonifié même si au cours de l’année 2013-2014, le matériel suivant a été distribué au Québec :

  • 2,7 millions de seringues;
  • 1,7 million d’ampoules d’eau;
  • 1,5 million de Stéricup3.

Le dépistage

Parmi les personnes infectées, un nombre important ignorent qu’elles le sont et ne se considèrent pas à risque. Il faut poursuivre les efforts pour sensibiliser la population et les professionnels de la santé aux différents facteurs de risque d’acquisition de l’infection par le VHC. Il faut optimiser l’offre de service, adapter les services et favoriser un dépistage précoce.

Le traitement

L’accès au traitement et le suivi des personnes sous traitement peuvent s’avérer complexes. Plusieurs enjeux d’accès au traitement de l'hépatite C et de suivi touchent particulièrement les personnes qui utilisent des drogues par injection. Il faut poursuivre les efforts pour favoriser le déploiement d’une offre de services qui tient compte de ces enjeux.

Sources :

  1. Institut national de santé publique du Québec (2015). Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec – Année 2013 (et projections 2014). 111 p.
  2. Institut national de santé publique du Québec (2015). Surveillance des maladies infectieuses chez les utilisateurs de drogues par injection – Épidémiologie du VIH de 1995 à 2014 – Épidémiologie du VHC de 2003 à 2014. 143 p.
  3. Institut national de santé publique du Québec (2016). La distribution de matériel d’injection stérile pour prévenir la transmission du VIH et des hépatites B et C au Québec : avril 2013 à mars 2014. 16 p.

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