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Lutte contre le cancer

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Ensemble, en réseau pour vaincre le cancer.

Congrès Communiquer pour mieux soigner (2010)

Le 5e congrès de la Direction de la lutte contre le cancer a eu lieu le 30 avril 2010 au Centre Sheraton Montreal Hotel. Sous le thème « Communiquer pour mieux soigner », l’événement marquait la fin du mois de la sensibilisation au cancer.

Le congrès avait pour but de reconnaître l’importance de la communication comme un élément essentiel à des soins de qualité, centrés sur la personne, et ce, autant dans la relation avec la personne atteinte et ses proches que dans l’échange avec les différents partenaires.

Programme

Objectif principal

Reconnaître l'importance de la communication comme élément contributif à des soins de qualité, centrés sur la personne, autant dans la relation avec la personne atteinte et ses proches que dans l'échange avec les différents partenaires.

Objectifs spécifiques

  1. Se familiariser avec une approche, un cadre de réflexion et des outils concrets favorisant une communication synergique dans différentes situations d'échange incluant « les conversations difficiles ».
  2. Connaître les outils interactifs pour dépister précocement la présence de détresse chez les personnes atteintes de cancer et en communiquer l'essentiel aux collaborateurs concernés.
  3. Développer des habiletés de communication propres à diverses situations cliniques : la transmission d'informations potentiellement bouleversantes pour le patient et ses proches, la communication du pronostic, le dialogue lors du passage vers les soins palliatifs, le dépistage génétique.
  4. Acquérir ou ancrer des connaissances et ajuster le dialogue devant les préoccupations, les sentiments et les besoins particuliers des patients et de leurs proches quant à la survivance.
  5. Se sensibiliser à l'importance de la connaissance et de la maîtrise de soi dans le maintien de « la satisfaction de compassion » et la prévention de « l'usure de compassion ».

Auditoire ciblé

  • Administrateurs;
  • Animateurs de vie spirituelle;
  • Chercheurs;
  • Ergothérapeutes;
  • Gestionnaires;
  • Infirmières œuvrant dans tout le continuum de la lutte contre le cancer;
  • Intervenants du réseau de la santé et des services sociaux;
  • Intervenants œuvrant au sein d’organismes à but non lucratif;
  • Intervenants psychosociaux;
  • Médecins de famille;
  • Médecins spécialistes;
  • Nutritionnistes;
  • Orthophonistes;
  • Pharmaciens;
  • Physiothérapeutes;
  • Technologues en imagerie médicale;
  • Technologues en radio-oncologie;
  • Toute personne intéressée par la lutte contre le cancer, les personnes atteintes et leurs proches.

Horaire

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Horaire de la journée
Heure Activité
7 h 00

Accueil

8 h 00 Mot du directeur de la lutte contre le cancer « La communication pour mieux soigner : nous sommes tous concernés. »
Docteur Antoine Loutfi, M.D., F.R.C.S.C., F.A.C.S.
8 h 15

Entrée en scène des coprésidents et du maître de cérémonie

« Apprendre à bien communiquer pour maintenir des soins centrés sur la personne. »

Docteure Annie Tremblay, psychiatre en oncologie, CHUQ (Hôtel-Dieu de Québec), Monsieur Yves Plante, survivant, président de l’organisme communautaire PAC du Rivage et Docteur Christian Carrier, hémato-oncologue, M.D., F.R.C.P.C., Centre Hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR).

8 h 30

Mise en scène à valeur pédagogique entre quelques acteurs de la journée

9 h 00 à 10 h 30

« La communication synergique »
Monsieur Richard Durand, formateur sur les styles de communication

Présentation de l'instrument Synergimax, conçu et validé par le docteur Serge Racine, Ph.D., de l'Université de Montréal, qui vise à augmenter l'efficacité de nos interactions.
10 h 30 Pause santé

Note. – Tous les ateliers seront présentés à deux reprises pour permettre au plus grand nombre de congressistes d’y assister

10 h 45 Première série d'ateliers
12 h 00 à 13 h 00

Repas du midi

13 h 00 Deuxième série d'ateliers
14 h 15 Pause santé
14 h 30

Plénière

Conversation entre survivants

Un homme d’âge mur et un jeune adulte nous font entendre leur expérience. Leur dialogue nous renseigne sur une étape importante de la maladie que nous avons tous avantage à mieux connaître : la survivance.

Retour sur les ateliers

Place aux artisans de la journée

15 h 30

Mot de clôture du ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc

16 h 00 Fin de la journée

Ateliers

Atelier 1

Questions éthiques quant au consentement éclairé du dépistage génétique en l'absence d'un concensus sur la modalité thérapeutique préventive.

Quels sont les impacts du dépistage, les dimensions éthiques à considérer et les enjeux actuels de la communication à ce sujet?

Docteure Jocelyne Chiquette, omnipraticienne, Clinique des maladies du sein, Hôpital Saint-Sacrement.
Madame Josée Rhéaume, infirmière en génétique, Clinique des maladies du sein, Hôpital Saint-Sacrement.

Atelier 2

L’annonce du diagnostic : savoir appliquer en consultation les trois étapes de l’annonce d’une mauvaise nouvelle (l’avant, le pendant et l’après).

« Donner une mauvaise nouvelle, c’est aussi écouter la personne qui la reçoit et tenir compte de sa réponse. »

Docteur Jacques Frenette, M.D., Hôpital Laval.

Atelier 3

La communication du pronostic.

Présentation d’outils visant à aider la transmission du pronostic (notion de probabilité). Une communication qui reconnaît l’incertitude tout en procurant un espoir réaliste.

Docteur Pierre Gagnon, psychiatre en oncologie, CHUQ.

Atelier 4

Dépister la détresse en oncologie : une occasion de dialogue avec le patient

Le dépistage de la détresse à titre de « 6e signe vital » est de plus en plus considéré comme l'un des moyens incontournables pour offrir des soins centrés sur la personne. Cet atelier permettra la présentation du rationnel qui sous-tend l'action de dépistage, des outils utilisés au CHUQ et à l’Hôpital Charles LeMoyne, de même que la discussion des enjeux associés au dépistage.

Mesdames Marie-Claude Blais, Ph. D., professeure régulière, Département de psychologie, UQTR, et Anne Plante, infirmière conseillère spécialisée, Hôpital Charles LeMoyne.

Atelier 5

La Survivance : vivre après la maladie.

La particularité de cet atelier est d’aborder le thème de la survivance d’un point de vue complémentaire soit pédiatrique et adulte.

Docteure Caroline Laverdière, M.D., F.R.C.P.(c), hémato-oncologue, CHU Sainte-Justine
Docteur Denis Soulières, hémato-oncologue, CHUM.

Atelier 6

La communication avec la famille : un élément essentiel dans le traitement.

Apprentissage d’habiletés d’entrevues systémiques qui favorisent l’adaptation de la famille à la situation de soins.

Madame Fabie Duhamel, inf., Ph. D., professeure titulaire, intervention spécialisée en approche systémique familiale, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal.

Atelier 7

Rencontres d’éthique a posteriori : des dilemmes qui rassemblent.

Docteur Michel Duval, hémato-oncologue, CHU Sainte-Justine
Madame Geneviève Mercier, cadre conseil, CHU Sainte-Justine.

Atelier 8

Le soutien par les pairs : une aide inestimable et complémentaire aux soins professionnels.

Présentation de pratiques concernant la formation et l’encadrement des bénévoles à la Société canadienne du cancer.

Mesdames Patricia Vincent et Line Lafantaisie, Société canadienne du cancer.

Atelier 9

La tyrannie du positif.

Faire réfléchir et sensibiliser les participants sur le positivisme réaliste.

« De nos jours, il est de bon ton d’être positif, de sourire et d’afficher une bonne humeur constante; on prête d’énormes vertus au fait d’avoir des pensées positives. Au fait, c’est quoi être positif ? »

Mesdames Danielle Bergeron et Astride Abelé, OMPAC (Organisation multiressources pour les personnes atteintes de cancer).

Atelier 10

Prendre soin de soi face à une réalité du « métier » : l’usure de compassion.

Quand on intervient auprès de personnes souffrantes, voire très souffrantes, la qualité de vie professionnelle repose sur un équilibre particulièrement sensible à l’usure ou à l’épuisement. Comment peut-on comprendre et prévenir ce type de souffrance chez les intervenants ? L’atelier proposera une réflexion sur notre propre qualité de vie professionnelle. L’expérience des participants sera mise à contribution et des outils seront proposés.

Madame Francine Lebœuf, travailleuse sociale, Centre de coordination des services régionaux du Programme québécois de dépistage du cancer du sein (PQDCS), de la Capitale nationale, Hôpital Saint-Sacrement.

Madame Johanne Lessard, chargée d’enseignement, Faculté de théologie et de sciences religieuses, Université Laval.

Comité scientifique et organisateur du congrès Communiquer pour mieux soigner

  • Geneviève Dechene, omnipraticienne
  • Christian Carrier, hémato oncologue, CHRTR
  • Yves Plante, survivant
  • Jocelyn Châteauneuf, agent de planification, Direction de la lutte contre le cancer
  • Lise Culet, agente de planification, Direction de la lutte contre le cancer
  • Brigitte Laflamme, directrice adjointe, Direction de la lutte contre le cancer
  • Nathalie Gravel, infirmière pivot, CHUQ
  • Huguette Batshaw, travailleuse sociale, Hôpital Juif
  • Annie Tremblay, psychiatre en oncologie, CHUQ
  • Jacques Tremblay, psychologue consultant
  • Marie-Hélène Chouinard, organisme communautaire

Mot des coprésidents

Ce congrès ne tentera pas de vous convaincre que la communication est un outil essentiel pour offrir des soins de qualité en oncologie simplement parce que nous le savons tous déjà. La littérature scientifique nous documente en évidences cliniques à ce sujet depuis plusieurs années, interpellant notre « gros bon sens humain » en vertu duquel pour se comprendre, il faut se parler! Mais ce n’est pas tout de communiquer, encore faut-il bien le faire!

D’abord, une bonne communication nous permet d’optimiser notre impact. En effet, tant les études portant sur la satisfaction des personnes atteintes que les témoignages d’expériences mentionnent constamment l’importance et l’influence qu’exerce sur les soins et l’adaptation à la maladie l’attitude des professionnels rencontrés. On affirme qu’une communication de qualité accroît la satisfaction des patients, diminue les préoccupations, améliore la compréhension de la maladie, encourage l’observance au traitement et réduit les plaintes. La communication nous aiderait aussi, en tant que soignants, à nous sentir moins impuissants devant la maladie, à vivre moins de stress, d’épuisement et d’insatisfaction avec nos patients.

Une attitude empreinte d’empathie nous permet de mieux soigner dans un contexte où l’accès à l’information est plus important pour tous, où la complexité et la technicité des traitements rendent les processus décisionnels plus complexes et où la quantité d’information à intégrer a augmenté de façon exponentielle.

Une communication efficace et compatissante est un ingrédient essentiel à une médecine qui soigne la personne plutôt que la seule maladie. Bien communiquer, c’est donc procurer des soins centrés sur la personne sans nouvelle machine, sans piqûre additionnelle ou sans pilule : mais c’est un ingrédient important des traitements, un adjuvant de taille!

Bien communiquer, c’est tenir compte des particularités du moment clinique : dépistage, diagnostic, transition vers la phase palliative ou suivi en survivance. C’est aussi savoir tenir différents types de rencontre – individuelle, en famille avec des enfants ou en équipe interdisciplinaire – en respectant son style personnel! Ces différents aspects, aussi porteurs de sens les uns que les autres, nous les aborderons dans le cadre de notre congrès.

Ce congrès mettra donc en lumière le défi que représente toujours la communication, cet outil de travail si simple, lorsqu’on le compare à nos puissantes technologies de soins, thérapeutique et au service de toutes les autres connaissances médicales, qu’en équipe, nous partageons.

Savoir bien communiquer pour maintenir des soins centrés sur la personne ou simplement, pour mieux soigner : voilà notre préoccupation commune pour amorcer cette rencontre.

Bon congrès et bons apprentissages à tous!

Annie Tremblay
Coprésidente du colloque

Yves Plante
Coprésident du colloque

Conférences et ateliers

Information complémentaire

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Dernière mise à jour : 6 février 2015

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