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Rougeole

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Description

La rougeole est une maladie respiratoire virale grave et extrêmement contagieuse. Elle se caractérise par de la fièvre et des éruptions maculopapulaires et exanthémateuses généralisées. Les symptômes sont notamment la toux, le coryza et la conjonctivite. L’infection par le virus de la rougeole peut entraîner de graves complications comme :

  • la cécité;
  • l’encéphalite;
  • des infections respiratoires aiguës (ex. : la pneumonie).

L’organisme Pan American Health Organization (PAHO) déclarait en septembre 2016, que la région des Amériques a atteint le statut d’élimination de cette maladie. Le Québec et le Canada adhèrent à cet objectif d’élimination de la rougeole, ce qui module l’ensemble des activités recommandées pour en assurer la prévention et le contrôle.

Épidémiologie

Épidémiologie de la rougeole au Canada

Pour connaître les endroits où la rougeole est une préoccupation, consulter la section de conseils de santé aux voyageurs du site de l’Agence de santé publique du Canada .

Épidémiologie de la rougeole au Québec

Depuis 2001, lorsqu’il n’y a pas d’éclosions, le Québec enregistre entre 0 et 4 cas de rougeole par année. Pour la plupart, il s'agit de cas ayant acquis la maladie à l’étranger, dans des pays où la rougeole est présente (endémique).

On peut obtenir des données sur la rougeole en consultant les rapports produit annuellement par le Bureau de surveillance et de vigie (BSV) du MSSS sur les maladies à déclaration obligatoire d’origine infectieuses au Québec.

Éclosions antérieures de rougeole

  • Années 1970 : au milieu des années 1970, l’introduction d’un programme de vaccination a permis de prévenir cette maladie et d’en faire diminuer l’incidence. Même si des éclosions ont continué à toucher le Québec, elles avaient une intensité décroissante d’une fois à l’autre.
  • 1989 : c'est en 1989 que le Québec a connu la plus importante épidémie depuis l’introduction du programme de vaccination contre la rougeole. Plus de 10 000 cas ont été déclarés. Les personnes touchées étaient en majorité des jeunes d’âge scolaire. Sur les 656 hospitalisations, 10 personnes ont fait une complication cérébrale (encéphalite) et 7 sont décédées.
  • 2007 : une éclosion avait également touché plusieurs régions du Québec.

Actions recommandées en présence d'un cas de rougeole soupçonné ou confirmé

Vigilance lors de la prise de rendez-vous, à l’accueil, au triage et pendant la consultation

  • Isoler la personne qui présente de la fièvre et une éruption cutanée maculopapulaire généralisée (salle d’examen fermée ou à pression négative);
  • Renforcer l’hygiène et l’étiquette respiratoire dans les salles d’attentes;
  • Faire porter un masque chirurgical au patient;
  • Porter un masque N95 si vous êtes un professionnel soignant considéré comme non protégé contre la rougeole (voir la page 255 de la section 10.2.1 du PIQ);
  • Effectuer les analyses de laboratoires requises pour confirmer un diagnostic de rougeole (voir la fiche technique pour la gestion des cas et des contacts – la rougeole);
  • Si le diagnostic de rougeole est confirmé, rechercher les contacts à risque de complications (enfants de moins d’un an, femmes enceintes considérées comme non protégées, personnes immunosupprimées):
    • Établir la liste des personnes dans la salle d’attente;
    • Recommander des immunoglobulines si le délai est de moins de 7 jours après l’exposition.

Déclaration des cas de rougeole

  • Déclarer rapidement (< 48 heures) tout cas soupçonné ou confirmé de rougeole à la Direction de santé publique de votre région afin qu’une intervention de santé publique appropriée puisse être déclenchée, puisqu’il s’agit d’une maladie à déclaration obligatoire (MADO);
  • Le cas échéant, déclarer rapidement tout cas de rougeole au service de prévention des infections de votre établissement de santé.

Intervention de santé publique

En raison de la très haute contagiosité de la rougeole, et dans un contexte d’élimination de cette maladie, une intervention de santé publique est nécessaire afin de :

  • Prévenir les conséquences de la rougeole chez les individus considérés comme vulnérables;
  • Minimiser la transmission secondaire et le nombre de contacts exposés.

Confirmation par les analyses de laboratoire

Pour chaque cas soupçonné de rougeole, les analyses de laboratoire appropriées doivent être demandées afin d’obtenir la confirmation du cas (voir la fiche technique pour la gestion des cas et des contacts – la rougeole).

À l’occasion d’une demande de tests sérologiques ayant pour but de confirmer la présence de la rougeole, il est recommandé de prescrire, en même temps, une recherche sérologique d’IgM pour la rubéole et la parvorirus B19, comme le suggèrent les lignes directrices de l’Agence de la santé publique du Canada (Relevé des maladies transmissibles au Canada, octobre 2013 Lien externe).

Mise à jour de la vaccination

Il faut profiter de chaque occasion pour mettre à jour le statut vaccinal de toute personne considérée comme non protégée (née après 1970 et n’ayant pas reçu le vaccin contre la rougeole), incluant son propre statut à titre de professionnel de la santé (voir la page 255 de la section 10.2.1 du PIQ)

Liens utiles

Dernière mise à jour : 18 avril 2017, 15:10

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