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Oreillons

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Portrait épidémiologique de l'éclosion d'oreillons

Contexte

Au 2 juin 2017, après deux périodes d’incubation complètes exemptes de cas confirmés, le Bureau de surveillance et de vigie (BSV) du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a procédé à la fermeture de l’éclosion provinciale d’oreillons débuté à l’automne 2016.

Sur la base de la date de début de la maladie, l’éclosion s’est étendue sur un peu plus de cinq mois, soit du 1er novembre 2016 (premier cas ou cas index) au 7 avril 2017 (dernier cas), et a impliqué plusieurs régions sociosanitaires dont six ont déclaré au moins un cas.

Le cas index a acquis son infection lors d’un voyage aux Philippines. Une première grappe de cas a été associée au CIUSSS-CHUS de l’Estrie et une autre, à l’Université de Sherbrooke (campus Longueuil). En marge de ces deux situations, plusieurs cas isolés, sans lien épidémiologique démontré avec l’un ou l’autre de ces agrégats ont été rapportés à partir de décembre 2016.

Le 21 décembre 2016, le BSV a demandé la collaboration des régions afin de suivre la situation à l’échelle provinciale et de limiter la transmission dans la population.

Définition de cas à partir du 12 janvier 2017

Cas confirmé

  • Par laboratoire :
    1. Isolement ou détection d’acides nucléiques du virus des oreillons dans un échantillon clinique approprié; ou
    2. Détection d’une augmentation significative du taux d’anticorps contre le virus des oreillons entre le sérum prélevé en phase aiguë et celui prélevé en phase de convalescence; ou
    3. Détection sérologique d’IgM contre le virus des oreillons chez une personne qui a un lien épidémiologique avec un cas confirmé par un des tests mentionnés aux points 1 et 2, ou qui a séjourné récemment dans une région où il y a des cas d’oreillons.
  • Par lien épidémiologique :
    1. Manifestations cliniques compatibles (fièvre, tuméfaction douloureuse d’une ou de plusieurs glandes salivaires, par exemple) et lien épidémiologique avec un cas confirmé par un des tests de laboratoire mentionnés aux points 1 et 2.

Cas probable

  • Manifestations cliniques compatibles (fièvre, tuméfaction douloureuse d’une ou de plusieurs glandes salivaires, par exemple) et en lien épidémiologique avec un cas confirmé par lien épidémiologique (i.e. avec un cas non confirmé par un test de laboratoire) et dont la date de début de symptômes est le ou après le 1er novembre 2016.

Pour en savoir plus sur les définitions, consultez le Guide des définitions nosologiques – Maladies d’origine infectieuses 10e édition.

Données épidémiologiques cumulées

Au 5 juin 2017, 28 cas d’oreillons (26 confirmés et 2 probables), répartis dans six régions sociosanitaires (Estrie, Capitale-Nationale, Montréal, Laval, Outaouais et Montérégie) avaient été déclarés au BSV.

Le premier cas (cas index) est survenu au cours de la semaine cdc 2016-44 (semaine débutant le 30 octobre 2016), le dernier, durant la semaine cdc 2017-14 (semaine débutant le 2 avril 2017).

C’est dans la semaine cdc 2016-49 (du 4 au 10 décembre 2016) que le plus de cas, soit six, ont été enregistrés.

Outre ces 28 cas, des cas de transmission secondaire, notamment en milieu familial, ont été signalés au BSV. Cependant, en l’absence de consultation médicale, ou de tests de confirmation appropriés, ces cas n’ont pu être retenus.

Distribution des cas d’oreillons rapportés selon le statut du cas et la semaine de début des symptômes, Québec, période du 30 octobre 2016 au 5 juin 2017

* : semaine en cours lors de la production du rapport
Source : BSV (MSSS), mise à jour du 5 juin 2017.

Portrait des cas

L’âge des cas varie de 17 à 50 ans, l’âge moyen étant de 28 ans et l’âge médian de 25,7 ans. De fait, 82 % des cas sont âgés entre 17 et 32 ans. On compte un peu plus d'hommes (54 %) que de femmes. Quatre cas sur cinq (79 %) ont été confirmés par laboratoire.

Sur les 28 cas, 11 (39 %) ont un statut complet pour l’âge, 1 est considéré comme protégé en raison de son âge, et 9 sont vaccinés sans preuve. L'information n'est pas documentée pour 7 cas (25 %).

Au moins deux cas ont été hospitalisés et, pour la totalité des cas déclarés, l’évolution est favorable. La majorité des cas présentent une symptomatologie quelque peu atténuée, possiblement en raison de leur statut vaccinal.

Génotypage

Plusieurs souches ont été acheminées au Laboratoire national de microbiologie (LNM) afin d’en déterminer le génotype. Au 12 juin 2017, le LNM avait identifié le génotype de 13 souches du virus d’oreillons québécois, toutes de génotype G, une variante de la souche prédominante d'oreillons au Canada.

Lieux de transmission

Plusieurs lieux et événements sociaux présentant un risque de transmission ont été identifiés durant l’éclosion, incluant :

  • des milieux de soins (hôpitaux, urgences et cliniques médicales);
  • des établissements d’enseignements (primaire, secondaire, collégial et universitaire);
  • des milieux de travail et des commerces;
  • des lieux de rassemblement publics (amphithéâtre, bars et restaurants, centres de loisirs, d’activités sportives et de conditionnement physique;
  • un service de garde en milieu familial.

Informations complémentaires

Situation au Canada

Depuis février 2016, on note une augmentation significative du nombre de cas. De multiples foyers d’éclosions ont été rapportés par plusieurs provinces, notamment en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.

Programme de vaccination contre les oreillons au Québec

Au Québec, le programme de vaccination contre les oreillons a été instauré en 1976. Un vaccin monovalent contre les oreillons était toutefois disponible depuis 1969. Selon le Protocole d’immunisation du Québec (PIQ), basé en cela sur un avis du Comité sur l'immunisation du Québec (CIQ) , une seule dose du vaccin est nécessaire.

Toutes les personnes nées après le 1er janvier 1970 devraient donc avoir reçu au moins une dose du vaccin. Les personnes nées avant cette date sont considérées comme immunisées.

Les personnes considérées comme protégées contre les oreillons sont conséquemment les suivantes :

  • les personnes ayant la preuve écrite qu’elles ont reçu une dose du vaccin;
  • les personnes ayant une sérologie démontrant la présence d’anticorps contre les oreillons;
  • les personnes nées avant 1970.

Dernière mise à jour : 22 juin 2017, 13:42

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