Information pour les professionnels de la santé

Infections nosocomiales

À propos

La prévention et le contrôle des infections nosocomiales (PCI), infections acquises lors de soins de santé, ne sont pas des préoccupations nouvelles au Québec.

Depuis plusieurs années, des professionnels de la santé, notamment des microbiologistes infectiologues et des infirmières en prévention et contrôle des infections, consacrent temps et énergie à cette activité dans les établissements du réseau de la santé, là où commence la lutte contre ces infections et où se trouve la responsabilité première de prévention et de contrôle de ces infections.

Dans la foulée des mesures adoptées depuis 2004, le Québec se situe déjà à l’avant-garde en matière de prévention et de contrôle des infections nosocomiales. Avec l’élaboration du Plan d’action sur la prévention et le contrôle des infections nosocomiales de 2006 à 2009, le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a franchi une étape importante pour la prise en charge de cette problématique. Après un bilan encourageant, l’aboutissement du plan d’action 2010-2015 s’imposait comme une suite logique afin d’offrir des soins et des services sécuritaires dans les établissements du réseau québécois de la santé.

Les avancées enregistrées dans le domaine de la PCI, grâce aux deux premiers plans d’action, ont bien démontré la nécessité de se donner des objectifs communs ainsi que les moyens pour les atteindre. Le plan d’action 2015-2020 s’inscrit dans la continuité des deux premiers en nous donnant l’occasion de consolider les nombreux acquis des dernières années et de rendre les mesures concernant la PCI plus efficaces, à la lumière des meilleures pratiques.

Milieux de soins, milieux d’interactions complexes

L’hôpital est un endroit où se retrouvent quotidiennement un grand nombre de personnes pour y recevoir des soins de santé. Ces personnes peuvent être plus vulnérables aux infections ou encore, être elles-mêmes colonisées ou présenter une infection causée par un agent pathogène transmissible.

Ici comme ailleurs dans le monde, l’expérience nous a appris que plusieurs procédures et interventions effectuées en milieu de soins, ainsi que l’absence de certaines mesures, sont susceptibles de favoriser la transmission des infections. Les façons de faire peuvent entraîner des niveaux d’infections plus élevés. C’est pourquoi les modes d’intervention et les procédures autant que la survenue d’infections nosocomiales doivent faire l’objet d’une surveillance constante.

Certaines bactéries, à l’origine d’infections nosocomiales, font actuellement l’objet d’une préoccupation particulière. Ce sont :

  • le C. difficile (Clostridium difficile);
  • les ERV (Entérocoques Résistants à la Vancomycine);
  • le SARM (Staphylococcus Aureus Résistant à la Méthicilline);
  • les BGNPC (bacilles à Gram négatif producteurs de carbapénémases).

Un service de santé constitue un milieu d’interactions complexes entre le patient, les soignants, les interventions qu’il subit et l’environnement hospitalier. Les particularités de chaque patient (la présence de certaines maladies, l’âge, l’état nutritionnel, etc.), le traitement administré, la fréquence des procédures et l’instrumentation utilisée pour les soins sont tous des facteurs ayant une incidence sur le risque d’acquisition et de transmission d’une infection. La gestion de ce risque dans une perspective de qualité des soins est essentielle pour prévenir la transmission des infections nosocomiales. 

Dernière mise à jour : 15 juillet 2016, 14:28

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