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Je suis sans nouvelles de mes proches à la suite du séisme en Haïti

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Le séisme survenu le 12 janvier 2010 en Haïti constitue une réalité particulière et inhabituelle en raison de son caractère soudain et imprévisible ainsi que par l’ampleur des pertes qu’il a causées pour la population haïtienne. Vivre sans nouvelles d’un ou plusieurs proches dans cette situation peut être très difficile, car le besoin d’information concernant l’événement est essentiel.

L’attente d’information, qui ne vient souvent qu’au compte-gouttes en raison de la complexité de la situation, peut être douloureuse et générer un stress important. Parfois, l’information reçue peut être insuffisante, imprécise ou contradictoire.

Ce genre de situation peut perturber le quotidien des personnes touchées, et ce, tant sur les plans physique, psychologique, émotif et comportemental que sur le plan des relations avec l’entourage.

Les réactions peuvent varier d’une personne à une autre et changer selon l’évolution de la situation. Ainsi, nos pensées peuvent aller de l’espérance que la personne soit encore en vie au désespoir qu’elle soit blessée grièvement ou même décédée.

Qu’est-ce que je peux vivre lorsque je suis sans nouvelles de mes proches?

Bien que chaque personne vive de façon unique cette expérience, plusieurs peuvent réagir fortement à la situation. Les membres d’une même famille peuvent également avoir des réactions différentes.

Ainsi, je peux vivre :

  • du stress, de l’anxiété ;
  • de la colère, de l’irritabilité, de l’agressivité, de l’impatience ;
  • de l’impuissance, du désespoir, une humeur dépressive ;
  • de l’inquiétude, de la panique ;
  • de la culpabilité, de la peine ;
  • de l’insomnie, de la fatigue, de l’épuisement ;
  • de l’isolement ;
  • une augmentation de ma consommation d’alcool, de drogues ou de médicaments ;
  • des difficultés relationnelles avec mon entourage (par exemple, des conflits, de la tension) ;
  • des maux physiques (par exemple, des maux de tête, des difficultés respiratoires) ;
  • la découverte de nouvelles forces ;
  • un rapprochement avec des personnes de l’entourage ;
  • la création de nouveaux liens.

Pour leur part, les enfants réagiront selon leur âge et auront tendance à imiter les réactions des personnes de leur entourage.

Nos réactions peuvent aussi être influencées par nos croyances et nos valeurs, mais également par le soutien sur lequel nous pouvons compter.

Sachez que toutes ces réactions peuvent demeurer un certain temps. Toutefois, une vigilance de votre part à l’égard de ces réactions peut être importante pour éviter qu’elles s’accentuent et que la situation se détériore.

Quelles sont mes forces et mes ressources? Que puis-je faire?

Certaines questions peuvent vous aider à déterminer vos forces et vos compétences :

  • Est-ce qu’il y a des moments où la situation me semble moins difficile à vivre?
  • Comment puis-je faire pour que ces moments arrivent plus souvent?
  • Quels moyens puis-je mettre en place pour m’aider à être un peu mieux dans la situation présente?
  • Ai-je déjà vécu une situation me procurant une détresse intense? Comment ai-je fait face à cette situation? Qu’est-ce qui a été efficace et positif? Que puis-je mettre en pratique dans la situation actuelle?
  • Selon les personnes qui m’entourent, quelles sont mes forces? Quelles forces puis-je utiliser dans la situation actuelle?
  • À quels services d’aide communautaires puis-je faire appel?

« Vous n’êtes pas seul à vivre cette situation, n’hésitez pas à demander de l’aide. »

Plusieurs moyens peuvent vous aider à composer avec la situation et à gérer votre stress.

Par exemple :

  • Rester en contact avec les représentants de l’autorité afin de suivre l’évolution des recherches. Me fier uniquement aux sources fiables.
  • Partager ce que je vis avec les personnes de mon entourage en qui j’ai confiance.
  • Demander et accepter l’aide de mon entourage.
  • Tenter de maintenir ma routine et de rester actif dans mes activités quotidiennes (par exemple, au travail, dans les loisirs).
  • M’accorder des moments de détente.
  • Doser ma consommation d’information provenant des médias, car une exposition à une trop grande quantité d’images concernant le séisme peut influencer mon niveau de stress.

Si vous remarquez que vos réactions persistent ou augmentent dans le temps malgré les moyens utilisés pour surmonter la situation, une consultation auprès d’un professionnel peut alors s’avérer nécessaire.

Malgré les difficultés éprouvées à la suite d’un sinistre, il est souvent possible d’en retirer des effets bénéfiques tels qu’un élan de solidarité entre les membres de la communauté.

Vous n’êtes pas seul à vivre cette situation, n’hésitez pas à demander de l’aide.

Où puis-je m’informer?

Téléphone

  • Ligne sans frais de Services Québec : 1 877 644-4545
  • Régie de l’assurance maladie : 514 864-3411, ailleurs au Québec : 1 800 561-9749
  • Centre des opérations d’urgence d’Affaires étrangères et Commerce international Canada : 613 996-8885 (frais virés acceptés), 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

Internet

Où puis-je trouver de l’aide ?

  • Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de ma région
  • Service Info-Santé : 8-1-1
  • Organismes communautaires oeuvrant dans le domaine de la santé et des services sociaux de ma région.
  • Programme d’aide financière d’urgence (PAFU) : 1 888 643-4721
  • Centre d’aide multiservice de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension Maison d’Haïti 8833, av. Saint-Michel, Montréal Heures d’ouverture : 9 h à 21 h, 7 jours sur 7 Téléphone : 514 326-3022

Collaboration

  • CSSS de Lac-Saint-Jean-Est
  • M. Pierre-Paul Malenfant, t.s., conseiller au volet psychosocial en sécurité civile, ministère de la Santé et des Services sociaux

Références

  • AMERICAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION. DSM-IV-TR : manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4e éd., Paris, Masson, 2003, 1120 p.
  • BRILLON, Pascal. Se relever d’un traumatisme, réapprendre à vivre et à faire confiance, Éditions Quebecor, 2004.
  • Brymers, M., et autres. Psychological First Aid: Field Operations Guide, 2nd Edition, National Child Traumatic Stress Network et National Center for PTSD, 2006.
  • FROMBAUM, Pascal. Anxiété et dépression : comprendre et soigner, Paris, Henri Veyrier, 1988, 165 p.
  • GOUVERNEMENT DU QUÉBEC. Séisme en Haïti, 2010, Québec. (Consulté le 23 janvier 2010).
  • MALENFANT, Pierre-Paul. « Les réactions des personnes sinistrées : module 4 », dans L’intervention sociosanitaire en contexte de sécurité civile, ministère de la Santé et des Services sociaux, 2007. [Document de travail].
  • MALENFANT, Pierre-Paul. « Le processus d’adaptation : module 5 », dans L’intervention sociosanitaire en contexte de sécurité civile, ministère de la Santé et des Services sociaux, 2008. [Document de travail].
  • MALENFANT, Pierre-Paul. « La fonction intervention psychosociale : module 6 », dans L’intervention sociosanitaire en contexte de sécurité civile, ministère de la Santé et des Services sociaux, 2008. [Document de travail].
  • MALTAIS, Danielle, et Marie-Andrée RHEAULT (sous la dir. de). L’intervention sociale en cas de catastrophe, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2005, 392 p.
  • MALTAIS, Danielle, Suzie ROBICHAUD et Anne SIMARD. Désastres et sinistrés, Chicoutimi, Éditions JCL, 2001, 408 p.
  • MARTEL, Claude, et Alain BRUNET. « L’intervention psychosociale lors de sinistre », dans Intervention en situation de crise et en contexte traumatique, Gaëtan Morin éditeur, 2006.

Autres fiches

Différentes fiches psychosociales portant spécifiquement sur la situation du séisme en Haïti sont disponibles :

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