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Communiqué du ministre de la Santé et des Services sociaux

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Montréal, le 31 janvier 2014

Forum national sur la santé mentale - Le gouvernement résolument engagé à agir en santé mentale

« La santé mentale est une priorité pour notre gouvernement et nous avons à cœur d’élaborer un Plan d’action en santé mentale qui saura véritablement améliorer nos pratiques et l’accessibilité aux soins et services dans ce secteur. Les discussions fructueuses que nous avons eues au Forum national sur le plan d'action en santé mentale ont débouché sur plusieurs pistes de solution que nous allons examiner avec le plus grand sérieux. Notre objectif est de munir le Québec d’un plan d’action en santé mentale qui puisse répondre adéquatement aux besoins de la population et contribuer avec efficacité à l’amélioration des soins et des services offerts aux personnes souffrant de troubles de santé mentale ainsi qu’à leurs proches », a déclaré le ministre de la Santé et des Services sociaux et ministre responsable des Aînés, Réjean Hébert à la suite du Forum qui s’est tenu le 28 janvier dernier à Montréal. Le ministre dresse un bilan positif de ce Forum qui a réuni plus de 100 participants et observateurs, et qui a permis d’entendre les intervenants clés en santé mentale au sujet des meilleures mesures à mettre en œuvre dans le futur Plan d’action en santé mentale.

Les participants ont d'entrée de jeu souligné l’importance de mettre le patient au cœur de nos actions en santé mentale : par exemple, il a été suggéré qu’il doit pouvoir prendre part activement à son plan d’intervention ou encore pouvoir profiter de mesures de rétablissement favorisant sa participation sociale ou un retour à l’emploi. Les proches et membres de la famille constituent également un maillon important de nos interventions en santé mentale.

Le travail en santé mentale fait appel à des actions aussi nombreuses que variées. Parmi les différents points soulevés par les participants notons la place importante que doit occuper la prévention en santé mentale. « Travailler sur la santé mentale, c’est entre autres poser le bon diagnostic, mais aussi améliorer la détection et la prévention. Cela peut se faire dans une grande diversité de milieux, du milieu scolaire, en passant par les centres jeunesse, aux milieux de travail ou encore au sein des groupes de médecine familiale. Ce constat nous amène à souligner la place importante qui doit être réservée à la santé mentale dans notre future Politique nationale de prévention et nous travaillerons en ce sens », a souligné le ministre Hébert.

Sur le plan de la prévention, le ministre retient aussi l’importance de cibler les déterminants sociaux de la santé afin de diminuer l'exposition aux facteurs de risque et renforcer ainsi les facteurs de protection ‎impliqués dans le développement des maladies mentales.

Les intervenants de plusieurs milieux ont également mis en lumière les défis qu’imposent la transition vers les services pour adultes lorsqu’un patient atteint l’âge de 18 ans. « En santé mentale comme dans d’autres secteurs de la santé, il est important de pouvoir assurer une continuité des services qui soit la meilleure possible. Il existe des exemples probants de plans d’arrimage des services dans d'autres secteurs. Il serait intéressant de voir si de tels exemples peuvent inspirer nos pratiques en santé mentale, afin d’amenuiser le plus possible la frontière de l’âge et éviter les ruptures de services », a indiqué le ministre.

Finalement, le ministre prend acte de la nécessité de poursuivre le renforcement de la première ligne et l’amélioration de l’accès à un médecin de famille. En même temps, il apparaît essentiel d’assurer une collaboration optimale entre les différents professionnels de la santé interpellés par la santé mentale, que cela soit en favorisant les équipes multidisciplinaires, la participation des pharmaciens, en améliorant la formation initiale des professionnels, ou encore en déployant des psychiatres répondants dans les GMF, par exemple. Les organismes communautaires détiennent aussi une expertise importante en santé mentale et le renforcement de la collaboration entre ces intervenants et le réseau de la santé doit être accru. Certains de ces organismes jouent notamment un rôle clé dans le soutien des personnes souffrant de troubles de santé mentale et de leurs proches.

« Il est important de changer les perceptions en santé mentale, tant dans la population que dans notre réseau. La réflexion à laquelle a donné lieu le Forum nous a permis d’approfondir plusieurs thématiques clés en santé mentale et d’explorer différentes avenues afin d’améliorer nos pratiques dans ce domaine. Notre travail consiste maintenant à intégrer les commentaires et propositions qui nous ont été faits par les participants de façon à avoir éventuellement un plan d’action qui saura mobiliser tous les intervenants autour d’objectifs communs visant à améliorer nos interventions en santé mentale, et ce, partout au Québec », a conclu le docteur Hébert.

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