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Communiqué du ministère de la Santé et des Services sociaux

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Québec, le 1 novembre 2016

Bactérie Mycobacterium chimaera – Le MSSS désire rassurer la population

Plusieurs hôpitaux en Amérique du Nord ont été informés du risque de la présence d’une bactérie dans des générateurs thermiques, soit des appareils utilisés lors d’opérations à cœur ouvert nécessitant une circulation du sang à l’extérieur du corps. Les appareils touchés auraient été contaminés par la bactérie Mycobacterium chimaera lors de leur fabrication en Allemagne. Les établissements qui effectuent des chirurgies cardiaques ont donc mis en place plusieurs mesures afin d’assurer la sécurité de leurs patients. Parmi ces mesures, une relance touchant uniquement les patients opérés à cœur ouvert depuis le 1er novembre 2011 est effectuée.

Quelques faits sur la Mycobacterium chimaera

  • Le risque d’infection est très faible : entre 0,1 % et 1 %.
  • Elle est couramment présente dans la nature et elle entraîne rarement une maladie chez les gens en santé.
  • Elle n’est pas contagieuse.
  • Elle est traitable par antibiotiques.
  • Les principaux symptômes chez les personnes infectées sont : fièvre importante, perte de poids inexpliquée, douleurs musculaires et articulaires, sueurs nocturnes et fatigue.

Parmi les centres hospitaliers qui pratiquent des opérations de cette nature, les hôpitaux qui utilisent le dispositif visé sont les suivants : l’Hôpital de Chicoutimi, le CHU de Québec – Université Laval, l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), le Centre hospitalier universitaire de Saint-Justine (HSJ), le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM).

Notons que ces établissements sont très bien organisés et outillés à l’heure actuelle pour répondre aux questions des patients qui ont subi de telles chirurgies et qui pourraient avoir des préoccupations. Des équipes d’infirmières, notamment, sont mobilisées.

Les patients ayant subi une opération à cœur ouvert depuis le 1er novembre 2011 dans les établissements mentionnés ont donc reçu ou recevront incessamment une lettre les informant de la situation, des démarches à effectuer s’il y a lieu, de même qu’en vue de solliciter leur vigilance vis-à-vis l’apparition de symptômes. Pour les patients opérés à cœur ouvert qui ne recevront pas de lettre ou qui n’ont pas été opérés dans un établissement visé, il n’y a aucune inquiétude à avoir. Si toutefois ces personnes ont des questions ou des préoccupations quant à leur état de santé ou le risque d’infection à la bactérie, elles peuvent contacter Info-Santé en composant le 8-1-1.

Le remplacement de l’ensemble des dispositifs ne peut se faire à court terme; la problématique étant mondiale, il y a des enjeux d’approvisionnement. Cela étant, les risques associés au fait de ne pas être opéré sont nettement plus élevés que le risque d’être infecté par la bactérie. Dans le but d’assurer la sécurité des patients, l’ensemble des établissements concernés applique rigoureusement les nouvelles directives émises par le fabricant quant à l’entretien et au nettoyage des dispositifs. Il est aussi recommandé de procéder à une culture de chacun des appareils hebdomadairement.

Les personnes qui auront à subir prochainement une chirurgie à cœur ouvert sont invitées à discuter de leurs préoccupations avec leur chirurgien. Pour l’heure, le MSSS et les établissements demeurent proactifs afin d’assurer la sécurité des patients. D’ailleurs, le Québec est la première sinon la seule province au Canada à procéder à une action de prévention massive de cet ordre. Une discussion avec son médecin rassurera sans doute les patients à ce sujet.

Des entrevues peuvent être réalisées, sur demande, avec l’une ou l’autre des personnes suivantes : le docteur Jean Longtin, médecin microbiologiste en chef, Laboratoire de santé publique du Québec, INSPQ et médecin microbiologiste-infectiologue au CHU de Québec, et le docteur Louis P. Perrault, chirurgien cardiaque et chef du Département de chirurgie, Institut de cardiologie de Montréal.

Toute l’information pertinente concernant la bactérie Mycobacterium chimaera est disponible sur le Portail santé mieux-être du gouvernement du Québec à : www.sante.gouv.qc.ca.

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